« L'essentiel, à partir du moment où vous entrez dans ce livre, c'est ce que vous déciderez de faire de votre désir d'écrire, qu'il vous conduise à réaliser une oeuvre littéraire, à explorer votre existence, ou encore à mieux vous connaître et ainsi à mieux vivre.»
Que faire de notre désir d'écrire quand des peurs et des freins nous nous musèlent ? Selon Eudes Séméria, psychothérapeute existentiel, il faut écrire pour se connaître et de se connaître pour écrire. Accéder à sa créativité passera alors par un travail d'analyse mais aussi par une mise à l'épreuve guidée permettant d'atteindre sa maturité.
À celui qui rêve de coucher ses mots sur le papier, l'auteur propose un parcours particulièrement novateur, fondé sur la psychologie, les neurosciences et les recherches les plus récentes concernant la créativité. De quoi permettre au lecteur d'opérer un changement personnel radical pour s'autoriser enfin à écrire, que ce soit pour lui-même, pour l'art ou pour le plaisir de grandir.
Eudes Séméria, psychologue-clinicien, psychothérapeute, ancien vice-président de l'Association française de psychologie existentielle a publié notamment Les quatre peurs qui nous empêchent de vivre (prix Psychologies/FNAC 2021).
5: Exceptionnel, change une vie 4: Très bon, se démarque parmi la compétition 3: Bon, demeure une expérience intéressante 2: Faible, mieux vaut éviter 1: Horrible, à éviter à tout prix
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Écrire: Dépasser les peurs qui nous limitent d'Eudes Séméria demeure une expérience intéressante, mais sans plus.
Séméria, psychologue-clinicien de formation, laisse fortement le jupon psychanalytique transparaître dans son texte.
Ainsi, si celui-ci fait des rapprochements intéressants entre le vécu de l'auteur et sa production artistique (au sens arendtien), de nombreux chapitres donnent l'impression de longs séminaires d'écriture créatrice non terminés, citations kitsch inclues.
Pour ma part, j'apprécie "l'invitation à l'action" que constitue la découverte de soi via l'écriture. Cependant, je demeure persuadé que l'auteur aurait davantage fait oeuvre utile si, à l'instar de sa conclusion, il avait le courage de se mettre de l'avant, en tant qu'auteur, dès les premières lignes de son livre.
L'auteur cogite présentant sa métacognition, et non pas un clinicien cherchant à placer son lecteur dans une soi-disant "normalité des écrivains/auteurs".
Bref, un texte décent, mais avec un potentiel non développé incroyable.