Sous la forme d'un journal, le narrateur, bourgeois de la haute société, célibataire, livre ses pensées troublées et ses sentiments d'angoisse. Cette angoisse survient pendant quatre jours après qu'il a vu un "superbe trois-mâts" brésilien et qu'il lui fait signe impulsivement, invitant inconsciemment l'être surnaturel à bord du bateau à hanter sa maison. Tout autour de lui, il sent la présence d'un être qu'il appelle le "Horla". Le tourment que provoque le Horla se manifeste d'abord physiquement : le narrateur se plaint d'avoir "une fièvre atroce", et d'avoir du mal à dormir. Il se réveille de cauchemars avec la sensation effrayante que quelqu'un le regarde et "s'agenouille sur [sa] poitrine". Tout au long de la nouvelle, la santé mentale du personnage principal, ou plutôt ses sentiments d'aliénation, sont remis en question alors que le Horla domine progressivement ses pensées. Au départ, le narrateur lui-même remet en question sa santé mentale, s'exclamant "Est-ce que je deviens fou?" après avoir trouvé son verre d'eau vide alors qu'il n'y avait pas bu. Il décide plus tard qu'en fait il n'est pas en train de devenir fou, puisqu'il est pleinement « conscient » de son « état » et qu'il peut en effet « l'analyser avec la lucidité la plus complète ». La présence du Horla devient de plus en plus intolérable pour le protagoniste, car il "regarde... regarde... [et] le domine". Après avoir lu sur un grand nombre de Brésiliens qui ont fui leurs foyers, déplorant le fait qu'"ils sont poursuivis, possédés, gouvernés comme du bétail humain par... une espèce de vampire, qui se nourrit de leur vie pendant qu'ils dorment...[ et] boit de l'eau", le narrateur se rend vite compte que le Horla était à bord du trois-mâts brésilien qu'il avait précédemment salué. Il se sent tellement "perdu" et "possédé" au point qu'il est prêt à tuer le Horla. Le narrateur emprisonne le Horla dans une pièce et met le feu à la maison, mais oublie ses serviteurs, qui périssent dans l'incendie. Dans les dernières lignes du récit, face à la persistance de la présence des Horla, il conclut que le suicide est sa seule libération.
Henri René Albert Guy de Maupassant was a popular 19th-century French writer. He is one of the fathers of the modern short story. A protege of Flaubert, Maupassant's short stories are characterized by their economy of style and their efficient effortless dénouement. He also wrote six short novels. A number of his stories often denote the futility of war and the innocent civilians who get crushed in it - many are set during the Franco-Prussian War of the 1870s.
J’ai un avis mitigé sur Le Horla de Guy de Maupassant. C’est incontestablement une œuvre incontournable, surtout pour ceux qui s’intéressent à la littérature française, mais elle laisse un sentiment complexe une fois la lecture terminée.
D’un côté, l’écriture est superbe et le choix de la forme du journal est brillant. Ce format nous plonge directement dans les pensées du narrateur, nous permettant de suivre avec précision l’évolution de son esprit et de ses angoisses. Sans connaître le résumé préalable, on commence l’histoire un peu perdu, mais cette confusion initiale contribue à nous amener exactement là où Maupassant le souhaite. Tout est extrêmement clair et compréhensible du point de vue du narrateur, ce qui reflète bien son propre refus de reconnaître sa folie.
Cependant, le livre m’a laissé sur ma faim, notamment en raison de sa fin brusque. Alors que l’on ressent progressivement l’installation de la folie chez le narrateur, on ne mesure pas pleinement son ampleur tant qu’on n’arrive pas à cette conclusion choc. C’est en arrivant à la dernière ligne que l’on réalise à quel point le narrateur a sombré. Mais cette révélation arrive si rapidement qu’elle m’a désarçonnée, me laissant dans un état de perplexité immédiate.
Je dois reconnaître qu’après avoir pris du recul, j’ai mieux compris l’intention de Maupassant et la portée du récit. C’est une œuvre qui demande une pause réflexive, et ce n’est qu’en y repensant que l’on peut vraiment apprécier la subtilité de la construction narrative et l’exploration de la folie. Cela dit, c’est un livre exigeant intellectuellement, et je trouve qu’il n’est pas forcément adapté à des adolescents ou à des collégiens, même si on le trouve souvent au programme scolaire.
Enfin, il faut souligner l’importance du titre. Le terme "Horla" est fascinant, non seulement pour son originalité mais aussi pour sa portée littéraire. Ce mot, inventé par Maupassant, reflète parfaitement le mystère et l’ambiguïté de cette entité invisible et insaisissable qui envahit peu à peu la vie du narrateur.
En conclusion, Le Horla est une œuvre littéraire d’une grande richesse, aussi belle que déroutante, qui explore de manière unique l’installation progressive de la folie. Une lecture marquante, mais qui nécessite du temps pour en apprécier pleinement la profondeur.
I've studied Maupassant several times before in both sixth form and university, and have always enjoyed his works, and this was no different. I found this book kind of by chance, after seeing a few reviews on TikTok and feeling intrigued, it felt like a sign that I found it whilst browsing in a charity shop.
Maupassant has a very appealing and accessible writing style (even in French!). His descriptions, particularly of nature, are a pleasure to read and I always enjoy his commentary on society even though it doesn't seem like much has changed since 1887. I thought Maupassant's description of the narrator's conflict between his reason and his belief/interest in the supernatural very effective and over the course of the story it only got more and more unsettling as he struggled with what he was experiencing and his rational understanding of the world around him.
His slow descent into madness (?) was nicely reflected in the breakdown of structure and the narrator's diary entries slowly becoming more rambling and focused on the world beyond what our limited senses can experience. I genuinely didn't see the end coming and it sent a little shiver down my spine which was a welcome surprise after a string of disappointing horror books/films. It was a nice quick read, a little 'amuse-bouche' if you will, and an entertaining one too. Definitely a great spooky summer read to scratch that itch for something a bit darker.
Transpusă sub forma unui jurnal, „Horla” nuanțează în mod treptat evoluția decadentă, maniacală a naratorului, pe parcursul a 4 luni, pline de teroare. Pornind de la o stare febrilă, protagonistul dezvoltă o frică pentru un personaj invizibil, ce nu-l poate percepe cu vederea, dar care îl simte, împrejurul lui, iar mai apoi chiar în propria lui persoană. Încercările sforțate de-a găsi răspunsuri, explicații raționale, sau chiar un tratament medical, nu conduc decât spre înrăutățirea stării sale, admițând că singura lui scăpare este suicidul.
Fricile pe care nu le vedem, sau nu le percepem, există, iar dacă nu știm să le înfruntăm, acestea vor ajunge să ne controleze caracterele. Deși înspăimântătoare, acceptare lor poate o fi cale spre a le înțelege. În încercarea de-a le înțelege, acestea pot fi controlate spre a nu produce atâta groază. Desigur, opera ne relevă faptul că fără un ajutor exterior, a unui ghidaj, înfruntarea lor poate conduce către rău. Ce-a mai impregnantă întrebarea după lectură ar fi „Suntem capabili să ne înfruntăm de unii singuri, fricile?”
Citate:
„Cât e de profundă taina aceasta a Celor nevăzute!” „Când rămânem multă vreme singuri, umplem golul cu năluci.” „Nu e oare posibil ca vreuna din imperceptibilele clape ale claviaturii cerebrale să fie paralizată la mine?”
Ça faisait vraiment longtemps que je n’avais pas lu un classique, et me replonger dedans avec une nouvelle fantastique fut une super idée ! L’édition que j’ai lu contient les deux versions du Horla ainsi que Lettre d’un fou. J’ai passé trois jours plutôt intenses, où je me suis souvent demandé : est-ce que ce personnage perd la tête, ou est-ce qu’il vit vraiment quelque chose de surnaturel ? Ce que j’ai adoré, c’est cette façon d’écrire qu’on ne retrouve plus vraiment aujourd’hui. Les descriptions sont si précises qu’on a l’impression de ressentir, avec tous nos sens, ce que traverse le narrateur.
J’ai bien aimé la manière presque épistolaire dont c’est raconter. Qu’on suive sont journal donne une dimension très intimes avec le narrateur. Il ne nous conte pas ils nous décrits ces penses ces jours et ces nuits mais aussi et surtout ces cauchemars. En 1h le la nouvelle est fini donc c’est sympa une petit après midis d’automne même si j’avoue a un moment avoir un peu était déconcentré du fil narrative. L’histoire et bien ficelée : on doute de la présence de ce horla et on voit comment ces événements le pousse peu à peu à la folie, si bien qu’après avoir mis feu à sa maison et tué ces domestique il songe à l’inévitable solution pour lui de se donner la mort.
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Magnifique. Le fantastique étant mon genre préféré, j'ai vraiment savouré ma lecture et je ne comprends pas pourquoi je n'ai pas lu cette nouvelle plus tôt dans ma vie. Maupassant avait une plume divine, chaque détail a son importance et l'ambiance est véritablement anxiogène. La frontière entre la folie et la surnaturel est si fine, et cette fin sublime définitivement toute la nouvelle. Un vrai coup de cœur.
J’ai lu ce livre plus jeune, quasiment en même temps que l’Ecume des jours, et même si aujourd’hui, je comprends que l’auteur veut faire comprendre et entendre ce qu’il ressent mentalement, je garde un souvenir terrifiant de ce livre… C’était un supplice de lire et ça m’a longtemps enlevé l’envie de lire.
Cinquième lecture : toujours aussi intrigant, des nouvelles interprétations et une recherche de rationnel, sans l’être vraiment, comme le fait notre personnage principal… ou notre auteur?
Chaque année, mes élèves embarquent dans ce projet de lecture avec frousse, curiosité, des théories recherchées, poussées (et d’autres moins) avec entrain.
« J'aime ce pays, et j'aime y vivre parce que j'y ai mes racines, ces profondes et délicates racines, qui attachent un homme à la terre où sont nés et morts ses aïeux, qui l'attachent à ce qu'on pense et à ce qu'on mange, aux usages comme aux nourritures, aux locutions locales, aux intonations des paysans, aux odeurs du sol, des villages et de l'air lui-même. »
Même à ce jour c’est un de mes histoires favorites dans la fiction. Tous qui Maupassant écrit dans cette nouvelle va parfaitement dans cette époque et les thèmes de paranoïa et la vraie peur que notre personnage principal expérience est très bien écrit et détaillé pour nous dire une historie bien effrayante et authentique.
Superbe livre. J'avais pas souvenir d'avoir lu du guy de Maupassant, et on m'as conseillé ce livre qui est une petite pépite. Le thème de la folie y est bien abordé, et ont y accroche vraiment bien. Petit livre qui s'écoute ou se lit en une journée, au top
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J'ai adoré ce livre. Tellement sombre et captivant à lire. Le langage est étonnamment simple, mais l'effet et l'histoire sont rafraîchissants et différents. Pour les lecteurs de niveau B1 en français, parfait à lire sans avoir besoin d'un dictionnaire
Très court à lire en un souffle, la folie est une chose qui peut nous contrôler. Mais la fièvre peut-elle nous rendre fou? Oui et non, car le délire est une arme hier, aujourd'hui et demain. Un classique dans une lecture rapide, rien de mieux pour souffler quelques secondes.
This book was good i read it twice, it has so many details. There is a good part of the book that deals with psychology and it really gave me the urge to read Freud after this. This book is short but charged in knowledge. Would definitely recommend
bello bello, il modo in cui Maupassant si interroga sulla natura delle cose, sui limiti della scienza, sui limiti della nostra visione, sulla possibilità che ci possa essere qualcosa non percepibile dai nostri sensi…
Honestly was quite intertaining and an easy read. Especially after learning about Guy de Maupassant,s history, the story became even more captivating. Still not good, but on the better side of French lit
un classique. une plongée dans la névrose à découvrir dans une nouvelle très courte.
"la solitude est dangereuse pour les intelligences qui travaillent. Il nous faut autour de nous, des hommes qui pensent et qui parlent. Quand nous sommes seuls longtemps, nous peuplons le vide de fantômes."
J’ai adoré la plume de Maupassant. Beaucoup de description biensure, mais une profondeur d’esprit qu’on retient. J’ai vraiment aimé ma lecture. En plus bon, c’est rapide et efficace !