French writer and literary and art critic Edmond-Louis-Antoine Huot de Goncourt published books and founded the Académie Goncourt. His brother is Jules de Goncourt.
L'intention des auteurs a été de peindre un coin de la bourgeoisie contemporaine.
Leur héroïne, Renée, la figure la plus en vue, est une étrange fille, à moitié garçon, élevée dans l'ignorance chaste des vierges, mais qui a deviné la vie ;
une enfant gâtée par son père, âme d'artiste, tempérament nerveux et exquis, poussée sur le fumier d'une civilisation avancée ;
la plus adorable gamine qu'on puisse imaginer, parlant argot, peignant et jouant la comédie, éveillée à toutes les curiosités, et d'une fierté, d'une loyauté, d'une honnêteté d'homme.
À côté d'elle, il y a un frère qui est également une merveille de vérité ;
le jeune homme sérieux, le type de l'ambition correcte, tel que l'ont fait les mœurs du parlementarisme ;
un garçon très fort qui couche avec les mères pour épouser les filles.
Puis vient toute la galerie des bourgeois et des bourgeoises, d'une finesse de touche charmante, sans caricature, peints d'un trait : ce sont les enfants de 1830, les révolutionnaires enrichis, satisfaits, devenus des conservateurs, et ne gardant plus de leurs haines que la haine des jésuites et des prêtres.
Certains chapitres sont d'un comique parfait, d'une satire sans violence, très vraie. Dans la seconde partie de l'œuvre vient le drame.
Le frère de Renée a pris un titre nobiliaire pour aider à son mariage.
Mais il reste un noble de ce nom. Averti par Renée, celui-ci provoque le jeune homme et le tue.
Alors, Renée, épouvantée de son action, meurt lentement d'une maladie de cœur ;
c'est une agonie navrante qui dure près d'un tiers du volume ;
jamais l'approche de la mort n'a été étudiée avec une patience plus douloureuse,
et tout l'art de style des romanciers, tout leur bonheur d'expressions se retrouve là, pour peindre jusqu'aux plus fugitifs frissons du mal. Je ne connais rien de plus touchant et de plus terrible.
Suivre les descriptions de tous ces personnages était un délice. Je trouvais Renée très niaise mais bien heureusement malgré le titre, le roman repose bien plus sur les relations autour d'elle. Dommage que les Goncourt aient pété les plombs aux 3/4 du roman pour nous offrir une lente agonie et trois morts. Un peu nul.
Bref, j'ai l'impression d'être allée à une soirée animée, d'avoir rencontré plein de gens pour finir avec un gros mal de tête et la bouche pâteuse. Épargnez vous la fin de l'histoire, le début suffit amplement pour apprécier le style.
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