Impasse Dignité, c'est le quartier éponyme. Les jeunes ont baptisé leur impasse Dignité, par nécessité de citoyenneté. Ils refusent, par ce geste, l'exclusion et revendiquent une identité et l'illusion d'habiter un pays. Ensemble, ils vont apprendre à faire foule, à brasser la vie, à s'inventer jour après jour des rêves à la mesure de leur manque. Ils découvrent l'injustice et l'arrogance sociale de la rue voisine habitée par les notables de la ville.
It was super hard reading a book in French and even harder trying to figure out the complex meaning behind the words, but I’m super happy to have finish my first book in all French!
Emmelie Prophète nous présente une panoplie de personnages en les décrivant de façon si intime, qu'ils prennent aisément vie dans notre imaginaire. Par ailleurs, les ambiances évoquées nous transporte dans le quotidien de l'impasse, comme dans l'extrait suivant: La vie à Dignité prenait un autre rythme le dimanche. Le courant de la ville était en général disponible, sauf en période de pénurie ou quand le transformateur alimentant la zone, surchargée de prise illégales, sautait et restait de longues semaines en panne. Le dimanche, tout le monde mettait à fond la radio, créant une incroyable cacophonie. (p.23)
I read “les villages de dieu” on a random find while looking for my next read and immediately got hooked to the beautiful prose and story of the author. This one is my 3rd book from her and what a book! This one is the most haunting so far in my opinion and will stay with me for a while.
Quelle histoire touchante! Cette incursion dans le monde des oubliés des bidonvilles d’Haïti est faite avec une grande sensibilité, du respect, sans condescendance, sans appel à la pitié, sans soulever non plus de haut-le-cœur, même quand on sent presque, à travers les mots de l’auteure, cette dégoûtante "odeur de la ravine" qui indispose José et les autres résidants de cet environnement insalubre. Leur désespoir est palpable et leur vie semble sans issue, sauf peut-être dans la mort. C'est donc sans surprise qu'on les voit disparaître le 12 janvier 2010, emportés par le tremblement de terre. Heureusement, deux d'entre eux y survivent. Tous les espoirs sont donc permis, comme pour ce pays qui résiste, en dépit de tout et de tous.
Un beau roman, que j'ai eu grand plaisir à lire et dont la couverture est si magnifique (maquette par Étienne Bienvenu) que l’on a envie de l’accrocher à un mur.