« Écouter quelqu’un, écrivait Denis Vasse, c’est entendre sa voix ». Écouter non pas du sens, mais du corps. Renversement radical : ce bouleversement – dans l’ordre du monde et dans celui du poème – la rhétorique ancienne l’appelait la catastrophe. Que rappelle la catastrophe ? De l’oublié, du nié. Du terrestre. Que fait la voix ? Elle atteint-renonce, elle est un pur amour. r.l.
Poésie pompeuse et prétentieuse écrite dans un ramassis de complaisance. Des textes à faire bailler les lecteurs et lectrices. Bref, un ennui total et une perte d'argent pour les acheteurs qui voudraient découvrir ce genre littéraire qui mérite plus de respect. Si vous aimez vraiment la poésie, lisez du Jean Cocteau, du Anne Hébert, du Elfried Jelinek, du Yukio Mishima, du Émily Dickinson, ou du DH Lawrence. Ça, c'est de la vraie poésie. Écrite pour des lecteurs qui veulent découvrir de l'écriture remplie d'humanité et non des miroirs narcissiques et frigides.
J’ai lu plusieurs critiques de ce livre qui mettaient en avant la pauvreté de cette poésie. Et si vous choisissez de le lire spécifiquement pour le lyrisme, alors oui, vous serez déçu. Mais je ne pense pas qu’il s’agisse de point important de ce livre. Il s’agit avant tout d’un essai. Finalement, c’est bien le fond, plutôt que la forme, qui y est intéressant. C’est une réflexion fleuve, au sujet de al littérature, de la voix, de nos droits. C’est sympathique, bien loin d’être transcendant. On le lit, mais je ne suis pas certaine de m’en souvenir.
« Les lieux sont des visages. Si l’idéal nous fascine c’est qu’il semble s’élever au-dessus du temps, de l’effort et des lois d’entropie. (…) Nous cherchons avec lui les noms perdus, nos visages anciens dans les livres d’images. »