Olivier Malentraide est un enfant monté contre sa famille. Il trouve sa mère trop jeune, son beau-père trop libéral, ses cousines trop débauchées. Il essaie de déclencher des catastrophes, mais réussit tout juste à ce que sa mère prenne un amant.Dans la deuxième partie, nous retrouvons un Olivier différent. Sans qu'on sache trop bien ce qu'il a fait pendant la guerre, il a pris un drôle de genre. Ce n'est pas le cynisme, c'est une sorte de sécheresse passionnée. Il fait des bêtises.La troisième partie le met en contact avec deux petites filles de l'aristocratie assez étranges : Dominique et Catherine. Entre-temps, Olivier est devenu écrivain, et il a du succès. Dominique aime ce succès, et Catherine aime Dominique. C'est pourtant Catherine qu'Olivier épousera. Mais la conclusion ne sera pas gaie pour autant.
He was born in 1925, and served in the French Army, specifically in the 2nd Hussard Regiment in the Second World War (Until 1945). He began to write quite early in his life. His first novel, Les Épées (The Swords) was published in 1948, when he was only 23.
He was the leader of the Hussards, a literary group which included notably Antoine Blondin, Michel Déon and Jacques Laurent, opposed to existentialism. He was opposed to the figure of the "engaged writer" symbolized by Jean-Paul Sartre. His most famous work is considered to be Le Hussard bleu published in 1950. Nimier also wrote in monarchist review La Nation française.
He also worked with director Louis Malle on the screenplay for Malle's 1958 film Ascenseur pour l'échafaud.
J’ai lu plusieurs critiques très élogieuses sur ce livre, à grand renfort de références philosophiques et littéraires (que d’ailleurs je n’avais que rarement lol) et même si j’ai beaucoup apprécié la plume de Roger Nimier, cette poésie mêlée de nonchalance et de flegme que j’ai trouvé très élégante, je me suis sentie mal à l’aise tout au long de la lecture sans arriver vraiment à comprendre pourquoi. J’ai l’impression que c’est un livre que l’on encenserait à un salon littéraire de Sciences Po, en dégustant du champagne ou un petit vin blanc de chez le caviste, tout en fumant cigarette sur cigarette au balcon d’un appartement Haussmanien. On louerait son chic, on se féliciterait d’en avoir saisi la profondeur, et on regretterait de ne pas l’avoir écrit nous-même. J’ai trouvé à peu près tous les personnages antipathiques (à l’exception peut être du beau père d’Olivier, un peu pataud mais attachant), excentriques, égoïstes et imbus d’eux mêmes, et même si je me doute bien que c’était le but, j’ai eu du mal à me prendre de passion pour leurs coucheries parisiennes et leurs réflexions profondes sur la vie et l’époque.
J’ai parcouru le roman un peu comme dans un rêve, avec curiosité et admiration pour les belles phrases dont il regorge, pour la grande culture et la finesse de l’analyse de son auteur, et en même temps avec une forme d’agacement et de lassitude. Les personnages vivent à travers des concepts, ce ne sont pas des êtres sensibles, complexes et attachants ; ils proclament leur amour au détour d’une phrase (sans aucun signe annonciateur sur le plan narratif), décident ensuite de cesser d’aimer leur dulcinée, se pâment, se désolent, se détestent, s’adorent, annoncent ce qu’ils ressentent sans qu’on les voie le ressentir, tout cela est d’une intensité folle et m’a en même temps semblé très superficiel. Peut-être, encore une fois, que c’était le but, ou que je suis de la mauvaise époque, mais j’ai du mal à me prendre de passion pour une espèce de gros mufle sexiste et imbu de lui-même qui ne sait qu’être désagréable, avoir des yeux gris, distribuer des gifles aux femmes (lesquelles s’extasient devant sa violence, il est si intelligent, si subversif, si malheureux!) et les qualifier de sottes. Je ne compte plus le nombre de fois où la gente féminine est d’ailleurs dénigrée - les femmes sont des traînées idiotes, à l’exception peut-être d’Odette - tout juste bonnes à se pâmer d’admiration devant Olivier et à se rendre ridicules. Et puis la FIN? Olivier et Dominique se méritent, ils sont aussi détestables l’un que l’autre.
Bon, après avoir craché mon venin, je souligne que j’ai trouvé l’ouverture de la troisième partie (le passage dans l’avion) sublime. Je pense que c’était ma partie préférée du roman. Il y a assurément de très belles choses, de bons mots, des traits d’esprits, c’est une œuvre un peu bizarre et perturbante mais qui a ce titre vaut la peine d’être lue, et puis Roger Nimier écrit vraiment bien. C’est peut être un livre que j’aurais mieux compris ou mieux apprécié si j’avais été au fait des querelles entre existencialistes et hussards, ou si j’avais eu toutes les références littéraires et philosophiques (je n’ai jamais lu Céline)…..