L'acte fondateur du roman est le meurtre de la vieille usurière, dans un immeuble de Saint-Pétersbourg, par l'étudiant Raskolnikov : sa réflexion sur le mobile du crime, l'influence de Sonia ou une mystérieuse puissance intérieure, poussent le héros à se dénoncer et à devenir l'objet d'un châtiment librement consenti. C'est pendant les années de bagne que se révèle à lui son amour pour Sonia, et le chemin de la rédemption.
Crime et Châtiment est le deuxième grand roman de Dostoïevski, qu'il écrivit en même temps que Le Joueur, en 1866, alors qu'il était revenu de sa déportation en Sibérie et qu'il entrait dans les années les plus productives de sa carrière : L'Idiot, L'Éternel Mari et Les Démons allaient paraître de 1866 à 1871.
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Contre toute attente (ou presque), ce roman se lit très très facilement, les pages défilent et on ne voit pas le temps passer. Très bien écrit, mais bon, vous n'avez pas besoin de moi pour vous le dire. Je dirais que ma plus grande surprise avec ce roman a été de le trouver aussi drôle et aussi théâtral. Je m'attendais à quelque chose de bien plus sérieux ! Peut-être que cela prendra un autre tournant dans le second volume.
Dosto, l'abonné des tops 10 auteurs/livres, ne vole pas sa réputation, et on ne va pas cracher sur un monument littéraire qui se lit aussi bien, comme du petit lait même (c'est sûr qu'on n'est pas chez les stylistes Proust et Joyce). Dosto, c'est du brut, de la psychologie, mais aussi du sentimentalisme et des facilités, avec l'aura religieux qui rôde. Comme j'imagine le quartier de Petersbourg minuscule: Les deux hommes qui aiment la sœur de Raskolnikov qui emménagent près des deux seuls appartements de la ville liés à Sonia. Il faut quand même le faire. Et les deux tenteront d'en tirer profit pour se rapprocher de la sœur. Alors quand ça parle d'amour, de mariage, je m'ennuie. Je dépéris. J'attends qu'on repasse aux choses sérieuses, parce que quand ce bougre de Dosto s'y met, il y a de quoi être tendu: le meurtre comme l'interrogatoire. La première partie du roman est magistrale. L'errance de Raskolnikov est éblouissante, puis le naturel s’évade. Même le meurtrier perd en consistance. La force psychologique de la première partie laisse place à une sur-romanesquisation. Il y a du grotesque qui pique un peu comme Sonia lisant le Nouveau testament à Raskolnikov: "Le bout de chandelle s’éteignait déjà depuis longtemps dans le bougeoir tordu, jetant une lumière glauque, dans cette chambre misérable, sur l’assassin et la prostituée, étrangement réunis dans la lecture du livre éternel"`/i> (argh!). Il y a de la grâce qui survient pour nous maintenir la tête sous l'eau du récit, comme l'errance de Svidrigaïlov. Je me suis permis de comparer les deux traductions, pour vérifier, et Markowicz honore sa réputation: Foncez Babel! L’école allemande a atomisé l’école française.
"Dans une espèce de profondeur, en bas, un endroit sous ses pieds, à peine visible, c’est là qu’à présent lui apparurent tout son passé d’avant, toutes ses pensées d’avant, ses tâches d’avant, ses thèmes d’avant, ses impressions d’avant, et tout ce panorama, et puis lui-même, et tout, et tout… Il avait l’impression qu’il s’envolait, quelque part, vers le haut, et que tout disparaissait devant ses yeux… Il fit un mouvement involontaire de la main, et sentit soudain la pièce de vingt kopecks au fond de son poing serré. Il desserra le poing, fixa la pièce de monnaie, prit son élan et la jeta dans l’eau; puis il se retourna et rentra vers chez lui. Il eut l’impression qu’à cette minute précise il venait comme de se couper des autres d’un coup de ciseaux."
Pétition pour abolir le prénom Pulchérie Je lirai le tome 2 dans quelques temps Assez mitigé pour le moment, il y a une grande forme d'attente, mais la fin du tome 1 est : très bien
Pour l'instant je n'ai lu que le premier volume. Ce roman est tout simplement bouleversant. L'état d'âme des personnages est magnifiquement retransmis par l'auteur. On y voit de tous dans ce chef d’œuvre, la misère, la mort, la maladie, l'amour, le crime, la cruauté, ainsi que le châtiment, les remords .. une vraie ratatouille de sentiments et de leçons ! Je suis impatient de lire le second volume !
Après une très longue période je me suis remis à crime et châtiment pour enfin finir le second tome. Cet oeuvre est juste magistrale. Les questions soulevées par dostoievski sont primordiales pour chaque être. La libération de l'âme par la souffrance ou la résurrection de Lazare est la leçon de ce magnifique chef d'oeuvre !
Bon, ça, c'est fait!!! Ce livre porte bien son nom et on se demande ce qu'on a fait pour devoir le lire... En général, j'apprécie la littérature russe mais là, ça a été très pénible d'avancer dans ce pavé! Il est sombre, long, lent, je le redis, pénible à lire... L'histoire est au final pas mauvaise, je pense que ça reste un classique à découvrir, même si ce n'est pas mon favori (loin de là...)
Raskolnikov évoque un Jean Valjean fiévreux, tiraillé par la même lutte morale, mais perdu dans une Russie oppressante, sans lumière ni répit. Un vertige psychologique fascinant. Hâte de voir où cette descente le conduira.
Ce premier tome porte sur le crime commis par Raskolnikov et les tourments qui l'amèneront à se dénoncer. La narration s'éternise, son rythme est trop lent pour un lecteur moyen d'aujourd'hui , les scrupules ou tourments moraux du personnage laissent un peu indifférent. Reste l'arrière plan : la misère extrême de la socité russe dans la seconde moitié du XIX eme siècle , et ce tableau est saisissant .
Beyond the permissibility of crime, the question is : when there are no barriers coming from the law or moral institutions, what is there against committing a crime? The book explores this from the legal, moral, psychological and spiritual view points. Compared to other Dostoyevsky books I read, this one takes a little while longer to answer its questions or to become intriguing enough. Great investment of time nevertheless.
Même si l'histoire va finalement doucement malgré la violence de l'histoire, le livre dépeint avec merveille l'esprit torturé de Raskolnikov. Les traits psychologiques des personnages sont décrits avec perfection, et on ressent fortement tous les sentiments.Du grand art.
« Bon, mais, pour ce qui est de sa conscience ? - En quoi elle vous concerne ? - Comment ça, à titre humain… - S’il en a une, alors il souffre, s’il a conscience de son erreur. C’est elle son châtiment - en plus du bagne. »
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( plutôt 3,5) Combine un récit très facile à lire avec des réflexions sur l'homme et la société très interessantes. Ça reste un Tome 1 donc je ne peux pas mettre plus d'étoile mais j'attend de voir la suite.
La traduction de Markowicz est très belle. Malgré tout, je n'ai pas réussi à véritablement accrocher sur Dostoïevksi. Je devrai réessayai éventuellement, mais ce n'est pas tout de suite pour moi.
J’ai mis tellement de temps à la lire alors qu’il est pas très gros. J’ai vrmt pas kiffé, les perso je comprend r je suis perdue. Désolé Romano j’ai pas aimé
« La souffrance et la douleur sont toujours indispensables pour une conscience large et pour un coeur profond. »
c’était incroyable. raskolnikov n’est pas un criminel ni un psychopathe. il est instable, intelligent, perdu, et il essaie de donner une cohérence à une vision très dangereuse du monde. sa manière de penser est intéressante parce qu’elle révèle un mélange de lucidité, d’égocentrisme et de désordre intérieur. les conséquences psychologiques du meurtre sur raskolnikov sont dévastatrices et dostoïevski le dépeint très bien. il n’a pas de motif solide et il agit surtout comme s’il voulait se prouver quelque chose en se prenant pour un justicier. sauf que en voulant prouver qu’il est un « homme extraordinaire » c’est tout l’inverse qui se produit: il s’effondre, ses relations se dégradent, il se dégrade, ce qu’il a fait le rend malade, il essaye de se suicider… finalement il est des ordinaires qui se croient extraordinaires. je ne pense pas qu’on peut être des extraordinaires en étant si faible d’esprit, après avoir commit un acte dont on était si sûr que c’était le bon choix. dans son analyse des gens il confond intelligence et supériorité morale. raskolnikov est intelligent, lucide, capable de raisonner et d’analyser les autres, mais ça ne le place pas au-dessus de l’humanité comme il pense. il croit pouvoir transformer le meurtre en expérience intellectuelle. mais dès que le crime devient réel il perd tout. il n’est même plus maître de lui-même, et est rongé par la peur. ça demande du courage et d’avoir la tête sur les épaules d’être un homme extraordinaire. le châtiment commence immédiatement dans sa conscience. les personnages secondaires sont très utiles pour comprendre raskolnikov. loujine est méprisable et manipulateur. porphyre est intelligent et provocateur. razoumikhine est attachant. sonia intrigue par sa fragilité et son mystère. dounia montre une certaine force mais manque de lucidité et de malice. l’atmosphère sale et étouffante de la ville renforce l’impression d’un monde malade. tout le monde a l’air d’avoir un problème psychologique. j’ai adoré la manière dont porphyre met raskolnikov au pied du mur. on creuse enfin dans l’intelligence et la réflexion / vision du monde de raskolnikov. globalement un très bon livre très agréable à lire et on est vite imprégné de l’histoire.
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- « De plus, pour connaître une personne, quelle qu’elle soit, il faut la considérer petit à petit, et avec la prudence la plus grande, pour ne pas tomber ni dans l’erreur ni dans le préjugé, choses qu’il est par la suite si difficile de corriger ou d’effacer. » (p.68)
« Les fous, ça a bien un sens, ce qu’ils disent ! » (p.295)
« Je suis Rodion Romanytch Raskolnikov. » (p.303)
« La vérité, elle vient à force de mentir ! (…) Un mensonge bien à soi, c’est déjà presque mieux qu’une vérité entièrement à un autre : dans le premier cas, tu es un homme, dans l’autre, tu es juste un serin ! » (p.349)
« Les hommes ordinaires sont toujours les maîtres du présent, les hommes extraordinaires, les maîtres du futur. Les premiers conservent le monde et le multiplient quantitativement ; les seconds font bouger le monde et le mènent à un but. Les uns et les autres ont absolument le même droit d’exister. » (p.448)
Le début du roman n'est pas évident : il faut s'habituer aux nom des personnages et à leurs innombrables pseudonymes. Cependant, une fois lancé dans l'intrigue, l'histoire est captivante. Le rythme est irrégulier, parfois très lent, puis s'accélérant par à-coups. La psychologie du personnage principal est difficilement prévisible, j'ai donc hâte de commencer le tome 2 pour en savoir plus.