Un texte extrait de son roman " J’avoue que j’ai vécu " et qui m’a donné envie d’en apprendre plus sur cet auteur et son univers. J’ai de ce fait mis le roman dans mon panier.
Ici, il nous évoque ses années de consulat en Asie, passant de la Birmanie à Ceylan via Singapour.
L’homme qui préfère se mêler à la population locale accompagné de sa fidèle mangouste, Kiera se voit écarté du petit monde de ces anglais (et hollandais), colonisateurs vivant en autarcie, enfermés dans leur bulle, reniant tout occidental qui aurait l'audace de se lier avec le colonisé.
Alors certes, certaines situations heurtent ( la brève et unique, froide scène de viol entre autres.), mais il ne faut pas oublier de resituer le roman dans l’Histoire avec un grand "H ". Ça reste de ce fait, un témoignage nécessaire pour comprendre cette époque et l'évolution qui en a suivi (ou pas d’ailleurs).
Neruda n’en reste pas moins l’un des seuls en ces année de colonialisme à chercher à aimer et comprendre ces populations autochtones, ce qui nous donne droit à des scènes magnifiques aux couleurs locales.
Une plume douce et poétique dont les mots glissent sur les pages et donnent envie de partir à la rencontre de ces populations lointaines.
A découvrir....