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Vous ne connaissez rien de moi

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Aujourd’hui, vous m’avez rasé le crâne, vous m’avez marquée au fer rouge et maintenant vous m’insultez comme une chienne. Mais vous ne me détruirez pas. Vous  n’aurez pas cette étincelle qui me pousse à continuer, envers et contre tout. Car, aujourd’hui, encore plus qu’hier, je suis  forte d’un trésor inestimable. Un trésor que beaucoup d’entre  vous passerez toute une vie à chercher et n’obtiendrez jamais.  J’ai aimé. Et j’ai été aimée. »

Le 16 août 1944, à Chartres, le photographe Robert Capa a  immortalisé une femme, tondue, le visage incliné vers son  nourrisson, conspuée par la foule.
Dans un roman bouleversant qui s’inspire de ce cliché, Julie Héraclès retrace la vie de cette femme libre, Simone, au tempérament incandescent.

384 pages, Paperback

Published August 23, 2023

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About the author

Julie Héraclès

2 books1 follower

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5 stars
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143 (38%)
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49 (13%)
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20 (5%)
1 star
11 (2%)
Displaying 1 - 30 of 49 reviews
Profile Image for eirignis.
232 reviews7 followers
Read
March 16, 2025
Je l’ai lu dans le cadre du prix du Livre de poche (pas de moi-même donc) et sachant que l’extrême droite prend le pouvoir d’en plus en plus de pays je suis assez perplexe qu’on publie cet ouvrage et qu’il ait un si bon accueil. On parle quand même d’un personnage qui glorifie l’Allemagne nazi et le seul moment où elle s’en éloigne c’est en tombant amoureuse d’un soldat nazi qui ne veut pas tuer des gens, waw bravo (et c’est pas qu’elle se rend compte de ce qu’est l’Allemagne nazi, c’est qu’elle met l’amour au-dessus dans ses valeurs). Honnêtement, l’autrice aurait dû utiliser son talent pour autre chose (parce que c’est super bien écrit et niveau schéma narratif c’est top)
Profile Image for Matatoune.
630 reviews29 followers
September 1, 2023
Julie Heraclès donne une autre voix à la jeune femme photographiée par Robert Capa, le 16 juin 1944, que l’on nomme la “Tondue de Chartres”. En alternant les chapitres qui enchevêtrent le présent de l’arrestation et son passé, une Simone Grivise se raconte et se dévoile, différente de la femme photographiée, dans ce premier roman.

Brins d’histoire
Dans la ville de Chartres, son enfance est assez choyée dans un foyer de commerçants. Sa mère est aigrie par les faillites successives et se réfugie facilement dans l’alcool. Son mari est toujours effacé et subit les invectives incessantes de sa femme. Néanmoins, assez rapidement, Simone découvre que cet homme n’est certainement pas son père. Madeleine, sa sœur, devenue institutrice, est considérée depuis toujours comme la bonne à tout faire de la maison.

Mais la petite Simone bénéficie d’un statut privilégié en intégrant des écoles privées tenues par des religieuses. Pourtant, elle se vit comme une victime, harcelée et dévalorisée. C’est en priant Sainte Bernadette qu’elle découvre la force de se battre. Simone garde une propension à se sentir victime, rejetée, incomprise et toujours mise à l’index.

D’ailleurs lorsque son amie Colette Klein est obligée de fuir les violences antisémites, Simone est incapable d’empathie et vit son départ comme un abandon et même une désertion !

Puis, vint l’adolescence où va s’accélérer toute son histoire!

Simone Grivise très différente de la vraie “Tondue”
Outre que la Simone de Julie Héraclès a une fâcheuse tendance à parler comme une jeune femme d’aujourd’hui, ce n’est pas ce qui m’a le plus dérangée dans ce roman. Néanmoins, dès le début, il est difficile d’adhérer à son propos tant le décalage est prégnant.

L’histoire de Simone Touseau, la vraie “Tondue” de Chartres, a été racontée par des historiens à partir de documents d’archives et de la rencontre des survivants.

Julie Heraclès transforme Simone Touseau, aux positions notoirement fascistes en une Simone Grivise, toujours déçue par les autres, son amour avec Otto, soldat allemand, l’apaisant d’un traumatisme.

Mais, dès 1935, la vraie “Tondue” de Chartres dessine sur des cahiers des svastika (croix gammées). Et, son adhésion au PPF (seul et unique parti nazi français) signifie sa véritable approbation aux valeurs fascistes nazies, et non un compagnonnage de proximité, comme le laisse sous-entendre Julie Héraclès.

Est-ce vraiment important ?
La photo de Robert Capa illustre dans notre inconscient collectif la période trouble de l’épuration à la Libération, ressentie pas l’Extrême droite de l’époque comme une véritable humiliation. Gommer les encagements connus, volontaires et assumés, de Simone Touseau pour servir une Simone Grivise, aigrie, ayant épousé les thèses nazies juste par opportunité et par attirance amoureuse me déplaît fortement !

Et, mettre en avant cette Simone Grivise, c’est à mon sens, estomper pour rendre plus acceptable le parcours de Simone Touseau pour tenter d’effacer les valeurs qu’elle a défendues, revendiquées et mises en pratique dans sa propre ville, selon les recherches des historiens.

C’est aussi mettre en avant, dans notre société du buzz permanent, la Collaboration qui a sévi à une certaine époque. D’ailleurs, en ce sens, le titre est très réussi ! Et comme, l’histoire de Simone Grivise épouse fortement les thèmes actuels (le traumatisme sexuel, le harcèlement, l’abandon, etc.), il est aisé de s’identifier et d’en comprendre son succès.

En résumé
Le roman, Vous ne connaissez rien de moi, est une fiction librement inspirée de la photographie de Robert Capa. Il n’a rien à voir avec la véritable histoire de Simone Touseau, la femme appelée depuis “La Tondue de Chartres”.

Julie Héraclès présente une forme édulcorée, certes bien écrite, même si la manière de raconter sa Simone semble peu crédible. Seulement, son parti pris, en donnant à l’héroïne une nouvelle vie romancée, banalise le vécu des collaborationnistes de la seconde guerre mondiale, ce qui est regrettable !

Suite de la chronique illustrée ici
https://vagabondageautourdesoi.com/20...
Profile Image for Clarabel.
3,866 reviews60 followers
December 22, 2023
Remarquable, vraiment cette lecture va vous prendre aux tripes ! Certes, je me demande encore pourquoi je l'ai écoutée à quelques jours de noël (moi qui me vautre plus que jamais dans des lectures doucereuses ces temps-ci). Mais j'ai été intriguée.
D'abord par cette photo de Robert Capa, la tondue de Chartres. Une femme humiliée en place publique, son bébé dans les bras, la foule haineuse et l'époque d'août 44. L'histoire de cette Simone va inspirer Julie Héraclès qui se lance dans l'écriture d'un roman en imaginant la vie d'une jeune femme désenchantée par l'existence qu'elle mène. Et qui va recevoir des coups, réclamer vengeance et se servir sans penser aux conséquences.
L'histoire de cette Simone fictive est étonnante. Elle suscite peu d'empathie. Son ton est hargneux, sec et tranchant. Pour ça, la voix de la comédienne Amélie Belohradsky suggère habilement la tendance du personnage. Et elle ne se trompe pas. Le caractère vulgaire, sans filtre. Une dévalorisation constante, une frustration immense. L'interprétation est sans cesse sur le fil du rasoir.
Toutefois, la lecture reste bouleversante car les épreuves de cette fille sont dures aussi. Parfois injustes. On n'excuse pas, seulement on peut comprendre. Clairement, j'ai été happée par cette écoute. J'ai aimé l'ambiance d'une petite ville occupée pendant la guerre. Les conflits internes. La conscience populaire. L'amertume et le désespoir. C'est très justement retranscrit.
L'entretien avec l'autrice qui boucle la lecture vient répondre aux dernières interrogations. Comment est venu le processus d'écriture. La polémique lors de sa publication, etc. Une expérience toujours enrichissante. Finalement, ce roman n'est ni un procès, ni une réhabilitation. Après tout, il n'y a pas que des héros dans les livres. Et se placer du côté des sympathisants peut éclairer ces chapitres obscurs de la guerre. Enfin, c'est mon point de vue.
Très, très bon roman en tout cas !
Profile Image for Clarisse Lapôtre.
76 reviews1 follower
November 14, 2023
L'ombre de la guerre plane sur la France, et des échos d'une puissance émergente allemande arrivent jusqu'aux oreilles de Simone, qui pourtant a du mal à y voir le mal. Depuis Chartres, elle déplore sa vie qu'elle juge lamentable, et rêve de grandeur et de pouvoir. Entre son pays d'origine, la France, et son pays de coeur, l'Allemagne, son coeur balance. Mais une fois que la balance pointera un côté, il sera trop tard.

Nous suivons Simone, jeune fille en construction : elle construit son identité en tant que jeune femme, sa féminité à travers le regard des hommes, mais elle construit aussi son regard sur le monde. Dans sa ligne de mire, l'Allemagne, qui l'a fascine et semble lui promettre un avenir meilleur.

Roman très émouvant et éprouvant sur la construction de soi en tant que femme, sur la sororité, sur l'expression de soi.

TW : viol, violences sexuelles, fausse couche
Profile Image for Anne-Sophie.
366 reviews1 follower
February 13, 2024
Meh. J’ai même pas réussi à finir la fin.

Impossible de m’attacher à des personnages ou à trouver leur personnalité ou l’histoire crédible.
1,372 reviews56 followers
November 16, 2023
5Je dois dire que mon avis est assez ambivalent concernent cette lecture.

J’ai à la fois aimé et détesté le style : la narratrice est Simone, une jeune femme qui a de l’instruction (elle a été la meilleure de son département au Bac), mais pas d’éducation (elle ne discute pas, elle cause ; l’enfoiré de poulet lui sort des phrases…)

J’ai eu de la compassion pour Simone qui grandit dans une famille sans amour, ayant fait faillite deux fois, et dont les parents ont baissé les bras. Seule sa sœur aîné Madeleine lui vient en aide.

J’ai compris ses désirs de vengeance, sa colère omniprésente, et son énergie mise à s’en sortir.

Mais je lui en ai voulu de ne pas ouvrir les yeux sur le monde dans lequel elle vivait : l’antisémitisme, le nazisme. Se fascination m’a paru bien naïve mais en même temps si compréhensible : elle voulait être partie prenante de quelque chose de Grand.

J’ai bien sur été outrée quand les anciens dorioristes devenus résistants criaient les plus forts et étaient les plus virulents.

Quelques détails m’ont interpellés : la librairie où travaille Otto brûle, mais quelques pages plus tard il continue d’y travailler. La famille de Simone est sensé habiter un appartement avec des voisins au-dessus, mais les chambres sont à l’étage.

J’ai souri des bouillons verts que Madeleine cuisine pendant la guerre avec des fanes de légumes, pour changer des racines à bestiaux (rutabaga et autres).

J’ai aimé l’attachement de Simone à la cathédrale, comme un point de repère dans sa ville et dans sa vie. J’ai moins compris les apparitions de la petite fille blonde.

Bref, une lecture et un personnage de Simone qui se montre dans toute sa complexité, et ça fait du bien.

L’image que je retiendrai :

Celle des soins de Simone gorgés de lait lorsqu’elle se fait arrêter par les tondeurs, tous des hommes. Ce qui la sauve de la barbarie ambiante est de ne penser qu’à sa fille.

https://alexmotamots.fr/vous-ne-conna...
Profile Image for Sixtine.
28 reviews
March 19, 2025
C'est le premier roman que j'ai apprécié auquel je ne donne que deux étoiles.
Ce livre fait revivre l'histoire de Simone Touseau, immortalisée par le photographe Robert Capa le 16 août 1944, et intitulée plus tard "Tondue à Chartres". Elle fut connue pour ses affinités ouvertes avec les soldats nazis pendant l'Occupation et pour avoir eu une liaison avec l'un d'eux, Erich Göz, dont un enfant est né.
Si, à première vue, ce roman semble intéressant par son changement de point de vue, on se rend vite compte des libertés romanesques que l'auteur a prises. En dépit d’un style rafraîchissant et d’une écriture presque envoûtante, l'histoire de cette femme semble n'être abordée qu'à travers le prisme de sa féminité et de son histoire d'amour. Ce livre fait écho à "La banalité du mal" d’Hannah Arendt, car la Simone décrite semble être réhabilitée par l'auteur.
J'admire tout de même le travail de cette dernière, qui tente de comprendre comment une jeune fille brillante, issue d'une société provinciale a pu collaborer avec le nazisme et en devenir admiratrice. Victime ou coupable, nous ne le saurons peut-être jamais.
Profile Image for Héloïse.
15 reviews
December 22, 2025
« Vous ne savez rien de moi » était une lecture inattendue. Marquante. Surprenante. Forte. Le résumé était déjà intriguant, promettait une histoire passionnante, et je n’ai pas été déçue.

De nombreux livres parlent de la seconde guerre mondiale, mais c’est la première fois que j’en croise un du point de vue d’une jeune française, en plus fascinée par l’Allemagne. Malgré ma nette préférence pour les chapitres parlant du passé de la protagoniste, j’ai trouvé toute l’histoire captivante. Le style de l’auteur, même si ses sauts entre le registre soutenu et familier sont parfois perturbants, permet une immersion remarquable, ce qui provoque alors une émotion plus forte.

Je ne me suis pas vraiment attachée aux personnages, cependant, cette fois-ci, ça ne m’a pas dérangé, l’intrigue et l’atmosphère suffisant amplement à me faire poursuivre ma lecture.

(Here’s the English version for my Margo <3)

“You don’t know anything about me” (literal translation since the book doesn’t exist in English) was an unexpected read. Surprising. Powerful. The summary had already risen my curiosity, it was promising a captivating story, and I haven’t been disappointed.

Several books talk about WWII, but it’s my first time seeing one from the point of view of a young French girl, furthermore fascinated by Germany and its actions at the time. Despite my strong preference for the chapters telling the past of the protagonist, I found the whole story riveting (I found this big word on Internet I didn’t know it but I love it already x).

The author’s writing style, – even if her jumps between formal and familiar language were sometimes confusing –, allows a remarquable immersion in the story, which then provoques an even stronger emotion.

I didn’t really get attached to the characters, but here, it wasn’t that important. The story and the atmosphere were more than enough to push me through my reading.
Profile Image for Valérie.
7 reviews
October 10, 2023
Livre prenant et émouvant. Même si selon certains, la Simone du livre est bien plus gentille que la vraie Simone, ce livre a le mérite de nous faire réfléchir sur la collaboration et l’épuration sauvage à la Libération. Je conseille vivement ce livre !!
57 reviews1 follower
May 20, 2025
en fait, d'un point de vue purement littéraire, le livre est bien écrit. les personnages sont bien construits, leurs relations aussi et le cadre est bien posé. le truc qui cloche, c'est que c'est une pure déformation de l'Histoire, autant du personnage principal que de l'Histoire de la libération. ça perpétue un mythe faux de la "collaboration horizontale", ça dépolitise les femmes collaborationnistes, ça individualise les responsables etc. jvais pas épiloguer mais je trouve ça très dommage, car le livre est bien en soit j'ai passé un bon moment à le lire ! l'autrice aurait pu inventer de toutes pièces un personnage de fiction et ça aurait été bien plus convaincant. de plus, on apprend que l'autrice s'est à peine renseignée sur la vraie histoire de Simone Touseau, ce qui rajoute au fait qu'elle a complètement déformé l'Histoire.
553 reviews50 followers
September 5, 2023
Vous ne connaissez rien d’elle. Enfin si une photographie « La tondue de Chartres » prise par le grand Robert Capa. Sans jugement sans pathos, Julie Heraclès raconte l’histoire de Simone. Rien n’est noir rien n’est blanc en ce bas monde voilà ce qu’elle raconte admirablement. Un premier roman parfaitement maîtrisé qui se lit avec un sentiment d’urgence.
Profile Image for Exuline.
476 reviews9 followers
February 20, 2024
Lorsque j'ai postulé pour obtenir ce roman en lecture audio, je ne connaissais rien de la polémique qui entourait ce premier ouvrage de l'autrice. J'aimais le synopsis et c'est tout. J'avais sûrement croisé un jour cette photo dans un livre d'histoire au collège ou au lycée mais je n'en gardais pas forcément souvenir. Pourtant j'ai pu rencontrer lors de mes nombreuses lectures le thème de l'épuration sauvage faite à la Libération et c'est souvent un sujet qui me met mal à l'aise car nous n'avons pas vécu cette période, et je ne peux juger les sentiments de frustration pour les uns ou les sentiments d'impuissance pour les autres. Bourreau ou victime, le noir n'est pas toujours noir et le blanc non plus, une période qui ne pouvait tolérer le gris, mais c'est ainsi.

Je vais donc vous donner mon ressenti sur ce roman de par sa forme et je reviendrai dans un second temps sur cette polémique et ce que j'ai ressenti en en prenant connaissance.

J'ai beaucoup aimé la plume de l'autrice dont le vocabulaire reflète parfaitement le niveau social de Simone Grevisse qui va vouloir par tout les moyens s'élever sans jamais y parvenir véritablement. Ce roman est donc une fiction d'une femme qui sera tondue à la fin de la guerre pour sa collaboration horizontale avec l'ennemi. Inspirée par Simone Tousseau, dont les historiens ont retracé les étapes clés de sa vie, Julie Héraclès va combler les trous avec son imagination. Elle nous raconte la vie de cette femme sur une courte journée (libération de Chartres) alternant avec une période plus longue remontant au temps où elle était une élève studieuse. L'histoire est cohérente et réaliste.

J'ai découvert un personnage imbue d'elle-même, fière et orgueilleuse. Bon petit soldat, bonne élève mais pas si intelligente que ça. Ce n'est pas parce qu'elle a de bonnes notes qu'elle est capable de voir le monde dans son ensemble comme il est . Simone ne réfléchit pas, elle va se fondre, elle observe et reproduit les autres toujours dans cette volonté de fuir sa vie qu'elle juge miséreuse.

Aucunement, l'autrice ne dédouane Simone, ne prend son partie ou l'excuse. Elle raconte juste ce qui a pu être sa vie. Son orgueil, sa volonté incommensurable de reconnaissance pour une nation forte qu'elle ne reconnait pas en la France. Cette fascination de cette langue allemande qu'elle aime tout simplement et surtout ces œillères qu'elle porte et qui l'empêchent de voir plus loin d'écouter les autres. Un livre extrêmement bien documenté, très intéressant, où le lecteur reste en recul pour mieux appréhender son histoire et comprendre comment on peut choisir le mauvais camp.

Mais voilà, par certains aspects, il est facile de prendre pitié d'elle, en particulier, son rapport avec les hommes, ce qu'elle a subi, ces situations qui font que finalement ce n'est pas vraiment sa faute, que ce n'est pas véritablement sa faute, qu'elle est un dommage collatéral. C'est cette familiarité, cette empathie que nous ne pouvons que ressentir en lisant cette fiction qui, je pense, est au cœur de la polémique de cet ouvrage.

Car dans la vraie vie, Simone Tousseau est une pronazie notoire. A l'antipode de la réalité historique, Julie Héraclès dresse un portrait d'une femme s'inspirant de faits réels. Trop réels. Je me pose donc la question que lorsque l'on écrit un roman, a-t-on le droit de déformer la réalité, de s'approprier des personnages ayant réellement existés pour en faire une œuvre de fiction, qui va forcément déranger. Est-ce une volonté de choquer ? Une volonté d'avoir une notoriété fulgurante dès son premier roman achevé ? Est-ce que Julie Héraclès a tout simplement prémédité cette controverse pour qu'on parle d'elle ? Simone aurait pu vivre dans une autre ville, aurait pu porter un autre prénom, aurait pu avoir un garçon, aurait pu avoir la même histoire et elle n'en aurait pas été moins intéressante. Mais la volonté de l'autrice de poser une main délicate sur cette épaule de fiction qui ramène à la réalité des faits historique, je peux comprendre que ça ne passe pas.

L'autrice dans une interview affirme avoir pris beaucoup de libertés avec la vérité historique, mais n'est-ce pas de ce fait une sorte de propagande à part entière ? Son roman devient un support de persuasion propageant une opinion fausse influençant par la même le lecteur en lui procurant de la sympathie. Sorte de manipulation mentale en mêlant vraies et fausses informations.

Je suis donc plutôt dubitative sur ce roman, que j'ai trouvé plaisant à découvrir mais je ne peux m'empêcher de le dissocier à la réalité des faits. Julie Heraclès voulait humaniser son personnage, c'est chose faite. Suis-je capable de sortir du contexte, sans doute moins et donc ça me dérange tout simplement.

Merci pour la découverte de #Vousneconnaissezriendemoi grâce à #NetGalleyFrance et les éditions #Audiolib.
Profile Image for Clelia LADINI.
579 reviews8 followers
August 14, 2023
#Vousneconnaissezriendemoi #NetGalleyFrance
4,5/5
Avant tout merci à Netgalley France et aux Editions JC Lattès de m'avoir permis de lire ce livre avant sa parution, le 23 Aout prochain.
Premier livre de cette auteure, certainement pas le dernier, je l'espère infiniment, tant l'imagination et le style m'ont plu.
Tout part de la célèbre photo prise par Robert Capa le 16 août 1944 à Chartres, avec cette femme tondue au premier plan. Sa réelle identitée Simone Touseau, 23 ans, qui va devenir dans le livre fiction de Julie Héraclès Simone Grivise.
C'est avec maestria que l'auteure nous livre une histoire, son histoire à elle, imaginée en voyant cette photo.
Une tranche de vie, une jolie palette de personnages qui ont du corps, une période historique très troublée, qui rend chaque décision difficile à prendre, chaque pas qui pèse lourd, où rien n'est anodin, et pourtant de très nombreuses personnes n'ont pas compris cette guerre en la vivant, tout comme Simone.
Une tranche de vie où le droit de ne pas savoir, le droit de se tromper est mis en avant, envers et contre tous.
Comme le dit le titre: vous ne connaissez rien de moi, ce qui bloque tout jugement, et qui nous fait plutôt par introspection, regarder différemment nos décisions. Un livre très fort.

#YouDon'tKnowMe #NetGalleyFrance
First and foremost, thank you to Netgalley France and Editions JC Lattès for allowing me to read this book before its release on August 23rd.
This is my first book by this author, and I certainly hope it won't be my last, so much did I enjoy the imagination and the style.
It all starts with the famous photo taken by Robert Capa on August 16, 1944 in Chartres, with this shorn woman in the foreground. Her real identity was Simone Touseau, 23, who would become Simone Grivise in Julie Héraclès's fictional book.
The author masterfully tells us a story, her own story, imagined when she saw this photo.
It's a slice of life, a pretty palette of full-bodied characters, a very troubled historical period that makes every decision difficult, every step heavy, where nothing is trivial, and yet so many people didn't understand this war when they lived through it, just like Simone.
A slice of life where the right not to know, the right to make mistakes, is put forward, against all odds.
As the title says: you don't know anything about me, which blocks all judgment, and makes us look at our decisions differently through introspection. A powerful book.
262 reviews1 follower
October 27, 2023
Ce livre m'a surpris, je n'ai pas l'habitude de lire des romans historiques et je ne sais pas à quoi je m'attendais exactement mais je ressors de cette lecture avec beaucoup de pensées qui se bousculent. C'est bon signe en général. L'histoire de Simone Grivise se présente sur deux temps en parallèle, le jour de son châtiment suite au débarquement des alliés et sa vie précédent cet événement. Ce parallélisme est bien mené, chaque période nous en apprenant un peu plus sur l'autre, on croise les mêmes personnages, certains ont retourné leur veste au bon moment pour échapper à la vindicte, certains viennent profiter du spectacle. Je crois que c'est également la première fois que je lis un récit du point de vue d'une collabo, et le pire, c'est qu'on comprend bien comment elle en est arrivée à trahir son pays, ses voisins : par jalousie, par réaction aux mauvais traitements de certains, par vengeance, par rejet de son statut social, par absorption des messages nauséabonds de sa mère, par haine, par ignorance volontaire des méfaits des occupants, par réaction à la douleur et la violence que les autres lui font subir parce qu'elle est femme et prolétaire. Je regrette le nombre de scènes de viols, j'ai toujours du mal à lire cela même si je comprends la présence d'au moins l'une d'entre elles. J'ai apprécié de voir que la réaction de Simone à son viol a été de continuer à aller voir son agresseur puisque c'est un mécanisme très courant, mais jamais mentionné, des suites d'un viol. Pour se rassurer et se dire qu'elle n'a pas été attaquée, qu'elle n'est pas victime, elle se jette corps et âme dans une relation avec cet homme pour se prouver que c'était autre chose qu'une attaque, quelque chose de plus noble, moins honteux, moins violent. J'ai trouvé que le langage indélicat de Simone avait du sens en début de livre mais aurait dû évoluer avec son éducation, ça n'a pas de sens de la faire parler à 10 ans comme à 20. J'ai trouvé cela étrange que Simone ne se repente pas plus que cela des actions de sa famille, ou du moins qu'elle ne comprenne pas plus que cela la haine de sa voisine dont le mari a été déporté par la faute de sa mère par exemple. Mais c'est en même temps une réaction très humaine, de se voiler la face sur ses propres méfaits. Bref, un bon livre qui bouscule.
This entire review has been hidden because of spoilers.
Profile Image for Bene.M.Lire.
425 reviews1 follower
April 15, 2025
Ce livre peut constituer une lecture dérangeante. Pourquoi ?
Parce ce qu'elle a choisi son camp et que c'est pas celui qui est humainement acceptable.
Elle, c'est Simone, une jeune femme à l'aube de la vingtaine, qui voit sa vie bouleversée par cette occupation. Celle de la puissante Allemagne sur le peuple français.
Loin de la subir, elle décide, au contraire, d'en profiter. Elle va donc s'engager à servir l'ennemi, en utilisant sa maîtrise de la langue de Goethe, en tant que traductrice. Simone est intelligente, cultivée mais naïve, par moment, opportuniste surtout et veut s'en sortir, plus que tout et mieux que les autres, quitte à fricoter avec l'ennemi. Mais, ce qu'elle n'a pas vu venir, c'est cette attachement qu'elle va avoir pour Otto, un officier allemand chargé de la propagande.
J'avoue que je me suis pas attachée du tout au personnage de Simone. Certes, elle ne cautionne pas les idées anti-sémites, mais ne s'offusque pas de l'etoile jaune sur les vêtements, trouve que les camps de travail sont une bonne chose, mais est réticente à se donner et se faire entretenir par des officiers allemands. Pourtant, cela ne m'a pas empêché de continuer la lecture. L'écriture directe peu paraître froide au début, mais elle est très immersive. Et on se surprend à tourner les pages, grâce notamment à cette belle dynamique liée aux aller-retours temporels. J'ai trouvé que la soeur de Simone était un personnage intéressant, faisant office parfois d'ange gardien et de voix de la conscience pour sa soeur. Ça contrebalance certains de ces aspects ambiguës.
Au final, j'ai bien apprécié cette lecture, (malgré les motivations obscures de cette anti-héroïne) ne serait ce qu'à cause du devoir de mémoire, de vigilance qu'il faut avoir encore maintenant et aussi par les questions qu'il nous pose.
Profile Image for Seraphine.
12 reviews
May 13, 2025
J’étais très enthousiaste à l’idée de lire ce livre, écrit du point de vue d’une de ces femmes à la tête rasée, symbole de leur collaboration avec l’ennemi. Mais ce qu’Héraclès a écrit s’est révélé totalement unidimensionnel. Les personnages secondaires n’existent que pour servir Simone, la protagoniste, et ne semblent remplir aucun autre rôle.

La foi de Simone dans l’idéologie nationaliste allemande n’est pas crédible : elle est première de sa classe, lit énormément, mais se montre incroyablement naïve face à l’antisémitisme, sans qu’il n’y ai de réel raison pour cette naïveté. Plus tard, lorsqu’elle oscille entre le soutien aux Allemands et celui aux Alliés, cela se fait sans réflexion, sans débat intérieur, sans remise en question. Elle agit constamment à l’encontre de ce qui semble être ses valeurs morales, sans que cela soit exploré. Sa naïveté n’a pas de fondement solide, aucune véritable raison d’être.

Sa haine envers Pierre, bien que compréhensible, se transforme soudainement en une sorte de confiance envers lui, juste avant qu’on lui rase la tètes. Enfin, la romance — qui, à ma déception, semble être la véritable raison pour laquelle elle accepte son sort — n’est même pas construite. On nous révèle son amour pour Otto après plusieurs chapitres de descriptions vagues et passives de ce personnage, qui ne révèlent rien de lui. Il n’y a aucun dialogue marquant entre Otto et Simone qui pourrait justifier une romance. Les motivations d’Eva auraient pu servir de point de départ, mais rien n’est creusé.

Tout le livre manque de crédibilité. J’ai apprécié le choix du point de vue ainsi que la description de la ville, qui sert d’ancrage à Simone, mais tout le reste est d’une superficialité folle.
Profile Image for Manon.
1,028 reviews8 followers
March 21, 2025
Ne lisez pas ce livre. Oui je sais, c'est presque aussi interdit que de dire "c'était nul" mais je le dis quand même. Parce qu'en terme de seconde guerre mondiale, il y a de quoi lire. Des vrais récits, des vrais témoignages. Le devoir de mémoire est aussi un devoir de vérité. Et là on en est quand même loin.
La tondue de Chartres, Simone Touseau, on la "connaît". Il y a suffisamment d'information que vous pourrez chercher pour savoir qu'à l'époque, elle a collaboré avec des N@z!, qu'elle a dénoncé des résistants, et que si elle a été tondue sur la place publique c'est avant tout pour ça.
Alors je ne vais pas épiloguer sur la punition, sur le comportement des gens en temps de guerre, etc... Je n'y étais pas.
Ce qui me dérange par contre c'est de mettre de la romance partout !
Parce que c'est ce dont il est question ici. La Simone du roman est amoureuse et tout le reste passe au second plan.
Je n'en peux plus des "danseuses d'auschwitz", des "Amoureuses de la guerre", des "sages femmes en Allemagne"... C'est faux, et pire que de s'inspirer de faits réels, ils déforment la vérité et pour moi c'est inacceptable.
Et outre ce révisionnisme de l'Histoire, le personnage lui même ne tient pas la route. On est en 1941, elle parle comme en 2020. Non elle n'est pas naïve, elle est insupportable de bêtise.
Vous l'aurez compri je pense, pour moi c' est un grand non !
7 reviews
November 26, 2023
This book tries to paint a Nazi sympathizer who sent her neighbors to concentration camps as some sort of victim. It’s ridiculous. Thanks to the work of real scholars we do in fact know a lot about the “shaved woman of Chartres” as the famous photograph depicts her.

In 2011 two historians, Gérard Leray and Philippe Frétigné, established that she was a Nazi sympathizer before the war started. She scribbled swastikas in the pages of notebooks she kept as early as the mid-1930s, admired National Socialism and claimed that France “needs someone like Hitler.” Fluent in German, she worked as a translator for the occupying forces and became a member of the nationalist Parti Populaire Français. She was accused of denouncing four neighbors who were deported to the Mauthausen concentration camp, two of whom never returned. The crime, which would have been punishable by death, was not proved, but Mr. Leray told me that he is adamant that she played at least some part in it.

When the Allied forces were in the process of freeing France, Ms. Touseau wrote to the German father of her child that if she was killed, he should raise their daughter “in hatred of the British.”

Profile Image for Marie-Christine Wattiez.
323 reviews4 followers
January 10, 2024
Roman au sujet tabou , celui des femmes collabos ou simplement tombée amoureuse d’un allemand , l’ennemi et qui furent tondues , exhibées dans les rues après la libération , huées par une foule en colère , revancharde .
Roman basé sur la célèbre photographie de Frank Capa ´ La tondue de Chartres ´ , l’auteur , Julie Héraclès explore la vie de la jeune femme sur la photo avec son enfant dans les bras .
J’ai choisi et beaucoup aimé la version audio de ce récit mi- romancé , mi-historique , l’auteur n’a pas vraiment choisi et ce qui lui est reproché .
En bonne lectrice puriste , je me suis renseignée sur la polémique et puis j’ai décidé de suivre mon ressenti , j’ai beaucoup aimé la voix de la narratrice Amélie Belohradsky
, voix très nuancée qui offre un plus indéniable au récit .
C’est une époque d’extrême qui fait peur et au delà de la polémique que je comprends , le livre devrait être lu par le plus grand nombre .
Après la guerre certes vient la paix , mais avant la paix , il y a une histoire pas très reluisante de règlements de comptes .
Un grand merci à NetGalley et aux éditions Audiolib .
39 reviews
March 13, 2024
L'auteur reprend mais romance de façon déroutante l'histoire de Simone Tousseau, la tondue de Chartres. Elle lui invente une amie juive, lui attribue des origines populaires, un père qui n'est pas son père...

Et surtout et c'est extrêmement désagréable car Simone est la narratrice de cette légende, un mode d'expression totalement déplacé. Simone raconte comme une jeune fille née dans les années 2000 (p88 , les enseignantes coincées du cul, p89 je me pose des questions connes) et alterne avec un style ampoulé ridicule (p87, un sourire s'empare de mes lèvres).

Beaucoup de situations et de personnages sont caricaturaux (la prof d'allemand snob, son fils violeur, la secrétaire allemande, tantôt mère maquerelle, tantôt mère porteuse, Otto, l'allemand, libraire, qui sait déjà tout sur les camps de concentration alors qu'on est en 1942)
On assiste à quelques scènes ubuesques : le repas mondain, si mondain, d'Otto chez les parents de Simone, où l'on parle des cépages français...

Bref, ce livre est désagréable : le fond est faux, la forme est laide et l'ensemble est un bon foutage de gueule !
Profile Image for Sam.
80 reviews4 followers
Read
September 1, 2025
Une bonne écriture et un schéma narratif assez prenant. *mais*
J'ai détesté le personnage de Simone. Je pensais lire un livre sur la violence gratuite de ceux ayant tondu les femmes à la libération, j'ai à la place lu l'histoire d'une jeune fille incapable de réfléchir par elle-même, qui se prétend rêver de liberté et qui, à la place, gobe le premier rêve qu'on lui vend sans jamais faire la moindre addition ou chercher à voir plus loin que le bout de son nez. Une enfant qui ne comprend pas les conséquences de ses actes, non sans rappeler la montée de l'extrême droite chez de nombreux soi-disant bien pensants contemporains.
Simone glorifie l'Allemagne nazie et continue, malgré son éducation, à la soutenir même après avoir été prévenue des horreurs dont son bien-aimé pays se rend coupable.
Je suis incapable de noter ce livre (déjà, qui suis-je ?) car je ne sais pas si cela était volontaire - par cela, j'entends cette indignation envers le comportement de Simone. Le parallèle était-il voulu ? Est-ce une manière de vouloir faire prendre conscience à nos contemporains du danger de leurs dires, actions ?
Ou est-ce une envie maladroite de romantiser une femme ?
Profile Image for Zeineb SmaOui.
566 reviews12 followers
February 9, 2024
Le 16 Août 44, à Chartres, le photographe Robert Capa a immortalisé une femme, tondue, le visage incliné sur son enfant, conspuée par la foule. L'auteure s'est inspirée de cette photo, image de l'épuration، pour imaginer l'histoire de cette femme en s'appuyant sur des faits réels.

Pour un premier livre c'est vraiment une réussite de sensibilité et de franchise. J'ai apprécié l'écriture de Julie Héraclès. Le récit est vivant et rythmé. Ce roman permet d'approcher cette période de l'occupation : la collaboration, le marché noir , les relations, les compromissions, avec toutes les complexités qui s'y attachent.
Il prolonge aussi la réflexion sur la libération et ses exactions, notamment le sort réservé aux femmes accusées de
"collaboration verticale"

Quant à l'histoire de Simone, héroïne du roman, qui dans la réalité fut baptisée "la tondue de Chartres", chacun se fera son opinion.
Tout au long de ma lecture, je me suis dit " On ne connaît rien" de cette femme. Je comprends tout à fait la polémique engendré par ce livre.
Une lecture/ coup de poing que je recommande.
Profile Image for Lucie.
32 reviews
April 30, 2025
C’est assez déroutant. À la fois un bon “roman” tout en ayant un personnage déroutant auquel on a du mal à s’attacher mais dont on veut savoir l’histoire. Quelque part on a envie de la secouer, de la voir ouvrir les yeux ce qui n’arrive jamais vraiment.

Cela étant dit je ne savais pas que c’était inspiré d’une histoire vraie, et en lisant les autres commentaires je me pose plein de questions.

C’est vrai que dans le roman sa collaboration avec le régime nazi semble presque excusée, comme si elle n’avait pas bien compris… ce qui est difficile à croire.

Et on se pose aussi des questions sur la nature humaine, sur l’épuration sauvage de la fin de la guerre. J’ai lu beaucoup de romans sur la 2nde guerre mondiale et c’est intéressant d’en voir un se pencher sur ce sujet. Montrer qu’il n’y avait pas que des héros et des traitres, que certains ont été l’un puis l’autre ou ont été les deux simultanément ou aucun des deux, ou opportunistes en fonction du sens du vent… bref je vais encore y réfléchir un moment.
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188 reviews2 followers
December 10, 2023
Ce roman retrace le parcours d'une jeune fille française qui a été victime de l'épuration après la guerre. On ne sait pas si elle en mourra ou pas, la narration laisse ce point en suspens.
J'ai un sentiment partagé sur cette lecture. C'est un portrait grinçant, amer. Celui d'une fille intelligente mais mal aimée, mal élevée, dans une famille dysfonctionnelle, qui fait souvent, voire toujours les mauvais choix. Elle a beau avoir fait des études, sa soif de revanche sur la vie, l'empêche de prendre du recul sur son réel potentiel de vie et lui fait prendre le mauvais chemin. Ce n'est au final pas tant son histoire d'amour qui lui est reprochable (c'est une belle histoire, et avec un soldat allemand plutôt antisysteme) mais bien son manque de discernement, ses mauvaises fréquentations, le fait qu'elle a profité d'un système sans aucun sens moral.
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1,057 reviews7 followers
February 20, 2024
4.5 étoiles**

Un excellent premier roman qui m'a fait ressentir différentes émotions : du désaccord (vis à vis de certaines opinions ou pensées de Simone), de la compassion (toujours vis à vis de Simone qui est un personnage naïf et ignorant et qui fait des choix (discutables) pour donner plus de confort à sa famille ou pour se venger de personnes qui lui auront fait beaucoup de mal), de la colère vis à vis de personnages qui n'ont pas assumé leur courant de pensée et qui, dès que le vent a tourné, ont changé de camp pour sauver leur peau et ont fini par faire la morale à Simone.

Je pense que si l'autrice a réussi à faire passer son lecteur par autant d'étapes et de sentiments différents, c'est qu'elle a écrit un excellent roman dans lequel rien n'est blanc ou noir mais où les choses sont nuancées. Je recommande chaudement ce livre !
Profile Image for Clcyr.
122 reviews
December 11, 2023
Une lecture qui relate la vie d’une femme qui vivait pendant la Seconde Guerre Mondiale.

Une femme qui était en France mais pour l’Allemagne. Par amour du pays mais aussi de l’homme à qui à tout donner, jusqu’à la naissance d’un enfant.

À la fin de la guerre elle passe à tonte, puisque l’histoire se passe à Chartres. Mais pas qu’à d’autre supplices aussi.

Je ne crois pas que c’est une histoire vraie mais c’est relater de faits réels.

C’est un roman qui ce lit rapidement cependant je n’ai pas du tout aimé le style. Je l’ai trouvé beaucoup trop vulgaire il n’allait pas avec l’époque selon moi.

Néanmoins, j’ai beaucoup aimé le côté féministe de par son point de vue entant que femme, de la question de l’avortement, de la gravité d’être mère sans être marié, etc.
Profile Image for Emi.
31 reviews3 followers
January 11, 2024
Un très bon premier roman. Un sujet difficile, un point de vue intriguant mais surtout : quelle écriture ! Ça se lit tellement vite, tellement bien. On se sent bouleversé par le personnage apathique qu'est Simone, ses paroles crues, on ne sait plus quoi penser à la fin. Est-elle une bonne ou une mauvaise personne ? Juste une femme de son temps, vivant en temps de guerre? On comprend qu'elle est plus que ça. Elle n'est pas définie par son époque et par son genre, par ses relations, par son milieu social. Définie plutôt par une envie de tout envoyer balader, de tout prouver, de se venger de ceux qui lui ont fait du mal. Définie par un courage et une détermination hors normes.

Un roman coup de coeur ! J'ai hâte de lire d'autres livres de Julie Héraclès.
326 reviews1 follower
April 21, 2024
Il y'a quelques temps, j'ai vu un reportage sur "la tondue de Chartres" plus particulièrement sur la photo de Robert Capa. Je l'avais trouvé très intéressant.

Ici c'est l'histoire de Simone Grivise (la tondue de Chartres) que l'auteur nous retrace.
Un cas particulier de l'épuration après guerre. Des femmes accusées de collaboration horizontale, tondues et certaines lynchées par la foule.

C'est un roman à lire sans jugement.

Je recommande ce roman, on découvre Chartres et la vie de ses habitants pendant la guerre.
Profile Image for Florence.
81 reviews
August 1, 2023
Un premier roman percutant !

De par le style et l'histoire de la protagoniste, Simone, le roman de Julie Héraclès est un véritable coup de poing. On y découvre une jeune femme avec une (littérale) rage de vivre. Une enfance dans la précarité, entourée de violence, Simone veut plus que cette vie de misère, au point de se retrouver du "mauvais" côté de l'Histoire.

Une quête de liberté qui vire au drame.
Displaying 1 - 30 of 49 reviews

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