Quand Jenny Sauro se noie en sauvant son fils des eaux, les habitants de North Nation vivent un choc à la mesure de leur relation avec elle. Tout le monde dans ce village frontalier a croisé le regard de la serveuse du seul restaurant.Par petites touches se dresse alors un bilan, inventaire des gestes signifiants qui ont ponctué l’existence de cette femme tissée de rêves comme de désillusions. Le père, le fils, l’amie d’enfance, le laitier, les Indiens de la réserve d’à côté ou le camionneur de passage, tous sentiront résonner dans leur chair le drame de ce destin interrompu. Même les funérailles ouvriront une brèche dans l’ordinaire, offriront une occasion d’exprimer enfin ce qui est trop souvent tu.Pendant ce temps, sur le lac, le lent spectacle des glaces portées par les mouvements du gel et du dégel rappelle que ce qui a vécu ne disparaît jamais tout à fait.
Après avoir lu cet auteur sous différentes formes, du roman à l’essaie en passant par la poésie, je dois avouer que je n’apprécie pas vraiment. Marc Séguin entre donc dans la catégorie des auteurs avec qui je préférerai parler que les lire, car pour l’avoir vu à quelques reprises en entrevue, l’homme à bel et bien quelque chose à dire et une opinion intéressante, mais sa manière d’écrire ne me rejoins pas. Le style est bien, une économie de mots, mais une écriture charmante et efficace, dénudée sans être sèche, mais malgré cela je n’ai pas accroché sur ce livre et sur le personnage de Jenny Sauro.
Ah ben ça alors. Marc Séguin est un de mes auteurs préférés et... j’ai même pas réussi à terminer ce roman! Je lui reconnais de belles qualités, mais qu’est-ce que je me suis ennuyée! Pourtant, j’ai toujours aimé sa façon de raconter ses personnages avec force et douceur, sa façon de nommer les émotions. Je n’ai pas dit mon dernier mot, je le reprendrai un jour. Parfois, selon comment on se sent, un livre peut nous toucher ou pas. C’est loin d’être de la schnoutte, alors je donne quand même trois étoiles à mon bel artiste.
C'est vraiment le mieux que je peux en dire. Rarement ai-je lu un récit aussi déprimant de banalité.
En gros, c'est l'histoire dégoulinante de sentimentalité d'une fille pas mal ordinaire qui meurt dans un p'tit village et l'impact que sa mort a sur les gens tout aussi ordinaires qui l'entourait.
L'histoire se déroule à North Nation, une espèce d'amalgame de tous les petits villages du Québec. Un village qui réussit à être collé sur la frontière américaine, près de Montréal, en plein cœur de la forêt boréale, infesté par les carcajous et victime d'hivers subarctiques. On a d'un côté, plein de personnages caricaturaux qui ne semblent jamais être sortis de leur trou et de l'autre des références à Netflix, à la Wii et à d'autres attraits de la modernité. On ne sait jamais vraiment si l'auteur souhaite camper son histoire en 2020 ou s'il s’est perdu dans les pays d'en haut.
La voix du narrateur est toujours très loin de ses personnages ce qui a pour effet de couper court à tout suspense ou tout sens de proximité. Le texte est aussi excessivement répétitif; toujours les mêmes deux ou trois adjectifs accolés à chaque personnage. Émile est toujours aussi fier et près de ses racines, Jenny est toujours aussi belle et un peu sorcière. Je n'ai aucune idée de la raison pour laquelle l’auteur tient à nous le rappeler cinq cents fois. Le récit nous rappelle aussi fréquemment qu’il y a des détails croustillants dans le passé de Jenny ou qu’elle est la détentrice de connaissances secrètes qu’elle ne souhaite révéler à personne. Et, au final, c’est pas mal ce qui arrive, c’est un plot-point qui ne va pas vraiment nulle part.
Il y a un twist qui arrive environ aux trois quarts du livre et qui est excessivement prévisible et qui devrait un tant soit peu changer la nature du récit. Mais non, pas vraiment. On reste dans le très banal, voir dans le moribond. On est exactement au même point à la fin du récit qu’au début, ce qui mène un peu à se demander : Pourquoi avoir pris le temps de raconter cette histoire?
J’suis habituellement pas celui qui est le plus sensible aux questions de diversité, mais je dois dire que les personnages des premières nations sont présentés avec un folklorisme imbuvable. On a droit soit aux mères-filles et aux alcooliques ou encore aux vieilles sourcières qui croient aux prophéties du Lac.
« "Les gens ont peur du silence", elle avait un jour répondu à Arthur quand il avait demandé pourquoi les grandes personnes écoutent toujours la radio. »
« Faire sortir les mots. Ceux qui se logent dans la gorge et s'y enferment parfois des vies durant. »
J'ai bien aimé l'idée du livre, mais malheureusement, je n'étais pas très intéressée par l'histoire ni par les personnages. Même si le livre était court, je l'ai trouvé long et j'avais hâte de le finir. Par contre, le dénouement m'a étonnée!
J’ai adoré. La premisse de ce roman: Jenny s’est noyée en sauvant son fils prisonnier des glaces sur lesquelles il s’était aventuré. Ça se lit comme un long fleuve tranquille. Ce n’est pas urbain car ça se passe dans un petit village où indiens et blancs se côtoient. On apprend sur Jenny par les témoignages des gens qui l’ont connu. Mais quelle surprise nous attend au 3/4 du livre. Le titre aurait pu être La légende de Jenny. À lire aussi de Marc Seguin, Nord Alice
C’était mon premier Marc Séguin. J’ai bien apprécié son style et sa façon de raconter. Parfois un peu répétitif il m’a semblé vers la fin mais l’histoire fort intéressante. L’histoire de la mort accidentelle d’une jeune femme qui a beaucoup plus de répercussions que l’on pourrait croire sur toute une communauté.
Le 29 décembre, Jenny Sauro se noie alors qu’elle réussit à sauver son fils, qui est passé au travers la glace du lac. Son décès tragique frappe de plein fouet les habitants du petit village de North Nation, qui ont tous été marqué par la serveuse du restaurant. Suite à sa disparition, les habitants, les gens de passage ainsi que son père et son fils se remémorent Jenny et ce qu’elle leur a apporté. Lors de ses funérailles, tous profiteront de ce moment pour mettre des mots sur ce qui n’a jamais été dit de son vivant. . Ce qui s’annonçait, selon moi, comme un beau livre pleins d’émotions, a été une longue et lente lecture. Alors que j’ai trouvé que c’était touchant de voir tout l’amour de village envers cette jeune femme, j’ai également trouvé que l’histoire n’avait pas de rythme. C’était un peu redondant. Tous pleurent Jenny, tous l’aimaient et tous ont des souvenirs à partager. Le dénouement final m’a choqué Sans ça, j’aurais probablement donné un 3/5.
Plusieurs longueurs je dirais et un tantinet déprimant en cette période de confinement. Si je l'avais lu à un autre moment de ma vie, peut-être je l'aurais apprécié d'avantage? J'ai trouvé cette histoire lente comme le changement des saisons ;D et ce jusqu'au 3/4 du roman. J'étais impatiente que ça bouge un peu. J'ai tout de même aimé quelques passages: la femme ordinaire qui se berce avec sa tisane devant le lac et qui est sensible aux fleurs sauvages (p.270). Cette femme ordinaire m'a fait penser à une citation d'un roman que j'ai lu: "Quelqu'un qui aime les fleurs ne peut pas vraiment être méchant" (La steppe infinie). J'ai été sensible à la relation pathétique mère-fille qui a réveillé des souvenirs de mon passé. J'ai aimé la référence au Journal d'Ann Frank à quelques reprises comme si sa vie était un champ de mines, mise à part sa relation avec son fils et son père. De plus, j'ai été touchée par l'importance que prend la nature tout au long du roman: le changement des saisons qui rythme la vie de Jenny, de son fils Arthur et de son père Émile. Ce qui m'a le plus marqué c'est le thème de la vie et de la mort, comme la nature qui doit mourir et renaître à chaque changement de saisons. Ne vous inquiétez pas, les fleurs repoussent toujours.
Bon... j'avoue avoir éprouvé quelques sensations de longueur pendant les 2/3 du roman, mais le dernier tiers de l'histoire justifie, en fait, ce rythme lent: la vie ne réside-t-elle pas justement dans la force de l'instant présent, dans l'appréhension de chaque détail (nature, liens, routines, traditions, émotions)? La petite communauté de North Station et plus particulièrement, Émile et Arthur attendent le retour du printemps pour retrouver le corps de leur petite-fille et mère, Jenny qui s'est noyée, 4 mois plus tôt, en sauvant son fils des eaux glacées du lac qui borde leur maison. Lors des funérailles (le corps n'a pas encore été retrouvé), l'église est comble et c'est grâce aux hommages de chaque habitant qui la côtoyait (un ex-amoureux, sa meilleure amie, les clients fidèles du restaurant où elle travaillait, une sourcière amérindienne, etc.) que l'on en apprend un peu plus sur cette mystérieuse femme si discrète. Sans révéler l'issue de ce drame, je pourrais néanmoins dire qu'elle flirte avec la légende et qu'elle éclaire sur le sens à donner à sa vie.
Meh. J'ai toujours aimé la prose de Marc Séguin, mais j'ai l'impression que ses romans réussissent de moins en moins à m'atteindre. L'idée générale du roman était intéressante et Séguin est très bon pour explorer des thèmes philosophiques et moraux, mais l'exécution m'a laissé sur ma faim. Les personnages et leurs relations m'ont laissé indifférente et j'ai détesté le dénouement. Sans ce dénouement, j'aurais probablement donné 3 étoiles.
C'était peut-être juste pas moi le public cible par contre, parce que je pense franchement que d'autres pourrait y trouver leur compte. Mon 2 étoiles ne m'empêcherait pas nécessairement de le recommander à quelqu'un... mais bon.
J’ai aimé le style d’écriture, doux et détaillé ... j’ai l’impression que je relisais les mêmes dix pages en boucle. Comme si ce livre était un essai sur comment dire la même chose mais de façons différentes. En fait, il n’y a pas vraiment d’histoire ... qu’un accident, un fait avec des sujets qui gravitent autour mais qui ne s’y attachent jamais vraiment. Je suis restée sur ma faim mais c’est probablement parce que je voulais une histoire A-Z et que je n’étais pas prête à juste accepter le voyage sans destination.
Intéressant de connaître tous les personnages de ce petit village qui a leur façon vivent un deuil. Le roman a toutefois des longueurs. La surprise qui attend le lecteur me permet de dire que je suis contente d’avoir continué ma lecture. Profitons du moment présent et des gens qui sont autour de nous.
Style d’écriture remarquable. Histoire surprenante qui tente d’arrêter le temps sur un événement surprenant. Chaque détail devient une toile d’émotions. Compte tenu du désir de l’auteur de bien cerner toutes les personnages, il y a effectivement des longueurs de description.
Une vie de simplicités. De peine aussi. De solitude. Le seul bonheur d'être une mère. De faire pousser des tomates. De se faire prendre et cracher par un lac.
Des allers et des retours sans vagues mais sans trop de douceurs non plus.
Je suis une inconditionnelle de Marc Séguin. Peut-être écrit-il des mots que je n'arrive pas exprimer simplement. Pas facile de le lire mais oh combien salutaire parfois.
C'est mon premier roman de Séguin. Il a une telle maitrise de l'écriture, beaucoup de douceur dans la description des odeurs du quotidien, des petits gestes, une bienveillance envers tous les personnages qui gravitent autour de Jenny. Malgré un dénouement plutôt surprenant et difficile à accepter qui fait basculer le roman dans le fantastique (?!?), il ne faut pas bouder son plaisir.