Au début j’ai eu du mal à rentrer dedans. Cette forme un peu bizarre, entre roman et théâtre, un mec qui se parle à lui-même comme s’il rejouait sa vie devant un miroir cassé — ça déroute. J’étais paumée, mais j’aime bien être paumée quand je lis.
Et puis petit à petit, ça m’a pris. Pas pour l’histoire en soi, mais pour les failles, les hésitations, les moments un peu pathétiques. C’était parfois long, même chiant, mais c’est là que c’était beau. Fragile. Hyper humain.
J’ai fini en larmes, sans trop savoir pourquoi. Juste cette sensation que le livre m’avait suivie de l’intérieur. Qu’il parlait de rater sa vie en essayant quand même de la comprendre. Et au fond, c’est peut-être ça, la plus belle chose qu’on puisse écrire .. non ?