Je suis ressortie assez déçue de cette lecture et adaptation. Malgré une plume fluide et très belle (aucun reproche à faire sur l’écriture de Josée), l’histoire ne m’a pas impressionnée.
Une abondance exagérée de sexe est venue ternir le récit, malheureusement faible, de ce conte. L’idée du jeu vidéo était extrêmement intéressante, mais trop peu exploitée, d’où mon sentiment de faiblesse à la narration. À la place, le texte accumulait les tortures sexuelles. Que ce soit vrai, imagé dans l’esprit ou sur vidéo. À peine le quart du livre entamé que plus d’une dizaine de ces scènes avait eu lieu… Rendu à la fin, les scènes de sexe étaient si nombreuses que je me demandais s’il y avait vraiment une histoire derrière. Pareil avec le bourreau dont j’ai eu beaucoup de difficulté à comprendre son utilité outre le fait qu’il nous présente Marie dont l’identité est assez prévisible et facile à deviner. Si l’auteure avait mis de l’avant le jeu vidéo et Bernie en compagnie de Raphaël et Michèle, je crois que le résultat aurait pu être plus prononcé. Parfois le psychologique fait plus de ravage dans l’horreur que le physique, bien que l’ajout d’une maladie soit venue rendre le contenu intéressant.
L’inspiration de la princesse au petit pois est présent, mais aurait pu être encore plus poussé à mon goût. Néanmoins, j’ai trouvé ça quand même bien réfléchi. Aussi, j’ai adoré les références du conte avec celui de Baba Yaga.
Le dernier élément que je mentionnerai, c’est que j’ai été surprise de ne pas voir aucune mention de la petite fille aux allumettes. L’ai-je manqué ? Ou a-t-elle été oubliée ?
Je crois que Josée a le talent de nous offrir de bons contes, mais, comme plusieurs aussi à leur début dans la collection, nous a servi too much en gore, sexe et tralala, au lieu de se concentrer sur la qualité de l’adaptation entourant ces scènes.