Najat s'est toujours promis de quitter Oujda mais rien ne se passe comme prévu. Le portrait déchirant d'une femme marocaine dont la vie est faite de compromis plutôt que de choix. Un premier roman courageux, tout en nuances. Najat se l'est promis, elle ne deviendra ni instit ni mère au foyer. Elle quittera Oujda, cette ville marocaine coincée à la frontière algérienne, et réalisera son rêve : atteindre le kharij, l'Europe. Le sésame doit venir d'un homme : un cousin lointain qui a émigré et qu'elle pourrait épouser avec l'accord du père. Mais chaque fois que Najat approche du but, quelque chose se grippe dans la mécanique. Quelque chose qui vient des hommes, de l'administration, du mauvais œil... Qu'est-ce qu'une vie passée à attendre ?
En peignant cette femme empêchée qui ne renonce jamais, Rania Berrada s'attache à débusquer l'héroïsme discret d'une vie ordinaire.
C’est un roman bien écrit avec un style fluide et des descriptions précise de la vie de Najat dans la société d’abord au Maroc à Oujda, Rabat, et ensuite en banlieue Française et finalement à Paris. C’est un roman réaliste mais très triste décrivant une Najat qui n’a pas de chance dans la vie et qui est régulièrement victime des autorités Françaises et leur manière administrative et inhumaine de traiter les gens. De même l’autrice décrit une Najat victime de l’hypocrisie des hommes Marocains qui estiment que la femme devrait les servir qu’ils soient père, frère ou mari. 3,5 ⭐️
Najat est une femme marocaine avec une formation supérieure qui veut émigrer en Europe pour trouver une bonne situation professionnelle. Mais tout dans sa vie dépend des hommes qui l’entourent. Elle n’a pas de chance. Elle semble ne jamais miser sur le bon cheval. Mais il ne s’agit pas que de ça dans ce livre. L’auteure a aussi quelques mots durs pour la corruption dans son pays d’origine, et elle comprend le déracinement des émigrés. Il manque toutefois un peu de profondeur dans ses descriptions.