Samuel a 18 ans et son bac. Il n'est jamais trop sorti de sa ville, de sa région. Il a prévu de partir sillonner l'Europe au mois d'août avec son meilleur ami mais, à la dernière minute, celui-ci lui fait faux bond. Samuel est en colère, ce voyage, il en rêvait, et c'est pour cette raison qu'il a enduré en juillet un boulot pénible dans un restaurant pour économiser. Il décide de partir seul, son pass Interrail en poche, direction Amsterdam. Puis il gagne Hambourg, Copenhague... À chaque étape, il fait des rencontres, dort en auberge de jeunesse, se fait héberger, parfois galère. Tombe amoureux. Lui vient alors l'idée d'interviewer et de filmer des jeunes de son âge, pour qu'ils se racontent. Jusqu'à cet Ukrainien, Luka, qui, venu travailler au Danemark, veut repartir défendre son pays.
Jean-Philippe Blondel was born in Troyes, France, in 1964. His mother was a schoolteacher and his father worked for the National Railways. Jean-Philippe still lives in Troyes today after attending university in Paris and travelling around the world, including South and Central America, Nepal, India, and most of Europe.
Writing has always been Jean-Philippe’s way of expressing himself. He started writing poems when he was seven, then moved on to short stories as a teen. He wrote his first novel when he was 19. One book that had a profound effect on him as a child was Alice in Wonderland: he tended to identify with the White Rabbit…
Jean-Philippe’s favorite subjects at school were languages: French, English, and Spanish. He remembers telling his parents, at the age of 12, that he wanted to be an English teacher, which he’s been for the last 20 years in a high school.
Since no one in his family was particularly interested in literature, Jean-Philippe often wonders how reading and writing took on so much importance in his life—and at such an early age. However, books became his life-support when, at the age of 17, he lost his mother and brother in a car crash, and his father in another crash four years later.
His novels—for adults, young adults, or teenagers—are always based on everyday life. He writes in the first person because he wants readers to identify closely with the narrator, whom he tries to portray as the person next door. His novella, A Place to Live (2010), takes place in a high school. It is a very special text for him and reading it aloud always evokes strong emotions. He dedicated it to a class which he taught for three years: he had so enjoyed watching his students grow up and evolve that he wanted to offer them something special when they graduated. He read it to them during their last period together, and even now, several years later, thinking about the moment moves him deeply. Jean-Philippe writes with the earplugs of his MP3 player in. He carefully selects one song before writing, and it becomes the original soundtrack of the novel. He listens to it over and over, sometimes forgetting everything else, including where he is and what he’s doing there. It gives him the opportunity to live two lives at the same time—a fictitious one (because he so identifies with his narrators) and a real-life one. In the latter, he is married to a primary school teacher and has two daughters, aged 8 and 11. His favorite activities are teaching, writing, reading, and rock music. He is working on his eighth novel for adults, which also explores the boundaries between teenagers and “so-called” grown-ups.
Passager de l’été de Jean-Philippe Blondel, présentation juillet 2002, Adrien annule le voyage en Europe qu’il devait faire avec Samuel.
Samuel travaille dans un restaurant pour se faire de l’argent et c’est dur. Samuel va réfléchir et se demander s’il part vraiment tout seul pour ce voyage, qui peut être problématique sans compagnie.
Avis Passager de l’été de Jean-Philippe Blondel Samuel vient d’avoir le bac. Il a 18 ans et se destine à une fac d’anglais. Il travaille en ce mois de juillet pour se faire de l’argent et partir avec son meilleur ami Adrien pour 15 jours pour faire un tour d’Europe. Mais Adrien, par un message vocal, annule le voyage et propose à Samuel de venir le retrouver dans le Sud-Ouest. Pour Samuel, c’est la colère. Il ne répond pas et tergiverse à partir seul. En mentant à ses proches, il décide de le faire ce voyage. Il a tout préparé, les étapes, les lieux où dormir, les visites… Avec une carte pour voyager en train, il peut parcourir l’Europe.
Ce sera Amsterdam, Hambourg, Copenhague, Lund, Cologne et le retour. A chaque étape, l’auteur nous offre un ou deux chapitres et surtout un chapitre d’une personne rencontrée lors de ce voyage, qui est filmée avec son accord. Car Samuel, qui a décidé de se couper de tout réseau social, souhaite connaître les motivations des uns et des autres quant à leur vie dans la ville où il reste quelques jours. Outres les visites, les kilomètres de marche, les auberges de jeunesse pas forcément reposantes, Samuel ne se lie pas forcément même s’il le tente. Mais les rencontres faites vont lui apporter beaucoup. Samuel, pendant ses années de lycée a été considéré comme un suiveur, toujours à la botte d’Adrien, le beau parleur, entouré de sa cour. Mais tout le monde avait très vite compris le caractère d’Adrien, en particulier la soeur de Samuel et deux amis retrouvés avant son départ.
Pour tous ceux que Samuel rencontre, il est et reste le petit, car il n’a que 18 ans et pas encore assez d’expérience. Mais cette quinzaine va lui faire prendre conscience qu’il y a beaucoup à faire pour aider les autres, surtout après sa rencontre avec ce jeune Ukrainien qui a décidé de retourner chez lui et aider son pays. Avec ces rencontres, Samuel va pouvoir se rendre compte que les amis vont et viennent, que ceux qui restent sont ceux en qui on peut avoir confiance et que l’on peut faire un bout de chemin avec eux. C’est dur de perdre une personne que l’on croyait être un ami, on culpabilise, on se met en colère et ensuite on relativise.
L’auteur nous relate une partie de cette jeunesse, accro aux réseaux sociaux, au paraître, pas forcément honnête envers elle-même. Mais en chacun de ces jeunes, il faut creuser ou ces jeunes peuvent se rendre compte, par eux mêmes, en vivant une expérience, en faisant un voyage, qu’il est important d’échanger, que l’on apprend de l’autre. Comme dans chaque livre jeunesse, il y a une part sur ce changement climatique. Ici, il fait très chaud cet été 2022, même dans le nord de l’Europe. Il y a cette guerre en Ukraine dont on ne sait pas forcément tout et qui ne correspond aux programmes d’histoire de terminale. L’école donne les bases. Après, il suffit de s’ouvrir au monde.
Je n’ai pas forcément adhéré à l’histoire malgré le talent de Jean-Philippe Blondel. Je suis peut-être un peu trop âgée pour cette lecture, même si je suis amatrice de littérature destinée aux adolescents. Je remercie Actes Sud Jeunesse pour cet envoi.
Lu d’une traite et pourtant l’impression d’avoir voyagé pendant des semaines aux côtés du personnage principal, Samuel. C’est peut-être lié au fait que je ne lis pas très vite. Peu importe.
Ce livre aborde tellement de sujets importants, actuels et qui me parle puisqu’à quelques années près, j’appartiens à la génération de Samuel.
Le fait que ce livre soit daté aussi, le contexte du Covid et de la guerre en Ukraine qui ne sont pas si éloignés de nous. Des événements qu’on vit ou qu’on a vécu et qui participent à nous ancrer dans le récit, à le rendre plus réel. C’est vrai, ce voyage, ça pourrait être l’histoire d’un ami ou même, de nous-même.
Ce livre m’a aussi conforté dans l’idée que j’ai désespérément envie de voyager. Le récit n’est ni romancé, ni catastrophiste. Il n’omet pas les galères de la vie et celles liées au voyage et pourtant incite à partir à son tour à l’aventure, pour remettre son monde en question et « rencontrer des singularités » (très jolie formulation soit dit en passant !).
Bref, j’ai adoré ce livre et je ne peux attendre le moment où je pourrais enfin partir pour forger ma propre expérience.
Cela faisait longtemps que je n'avais pas lu de texte de Jean-Philippe Blondel. C'est au détour d'un passage en médiathèque que cette couverture a attiré mon regard. Un roman destiné à la jeunesse, malheureusement trop court à mon goût ! L'histoire de Samuel, 18 ans, qui entreprend seul un voyage en train à travers l'Europe après le soudain désistement de son meilleur ami. Un récit de voyage et de rencontres, une écriture tout en sensibilité pour un fort joli roman. Retrouvailles réussies avec la plume de Blondel !
J'ai peu apprécié le début du roman, notamment parce que j'ai senti tout de suite dans l'écriture que c'était un homme de 60 ans qui écrivait... Quand le voyage commence là je me suis laissée embarquer. J'ai aimé les thématiques abordées : la guerre, la maladie, l'écologie,... Une ode à l'espoir et à la rencontre!
Samuel a dix-huit ans et quelques, le bac depuis dix jours (en vrai depuis la réforme il savait qu’il l’avait depuis bien longtemps), et il s’apprête à partir sillonner l’Europe en train avec son pote, non, son meilleur ami : Adrien. C’est même pour cela qu’il est serveur dans un bar tout le mois de juillet, pour financer ce voyage tant attendu. Alors quand Adrien lui annonce dans un vocal qu’il ne part pas, c’est un coup dur pour Samuel. Peu importe, il partira seul. Il embobine un peu les parents, et zou, direction Amsterdam, Hambourg, Copenhague, Lund, Cologne … Vous connaissez Blondel (ou pas), le voyage est autant réel qu’intérieur. Samuel écrit, filme des jeunes qu’il interviewe au fil des rencontres. Passager de l’été est un roman initiatique, de ceux qui vous font basculer de l’adolescence à l’âge adulte. On y sourit, on y aime les personnages rencontrés, ancrés dans la réalité (le Covid-19, la guerre en Ukraine) et l’on y retrouve les petits cailloux semés dans d’autres romans, qui s’entremêlent à ceux de la vie personnelle que l’auteur dévoile parfois sur les réseaux sociaux : les parents décédés dans un accident de voiture, la maladie, et ce thème fort : l’amitié. Ou le deuil d’une amitié. Une rupture amicale, on en souffre autant qu’une rupture amoureuse, si ce n’est plus. Il faudra bien l’été pour traverser cette épreuve. Et en ressortir grandi. Un beau roman simple et vrai qui vous fait chaud au cœur (tout en vous le serrant parfois), Blondel continue de faire ce qu’il sait faire le mieux : nous parler de l’intime et donc de nous.
J'ai adore ce livre. Trouve des livres qui parle aussi bien de l'actualites est tres rares.On peut s'identifier facilement a Samuel. Je trouve que les message et l'histoire est simplement merveilleuse. Je l'ai lui en deux jours. Je recommande fortement ce livre a des ados.
Très honnêtement j'étais agreablement surpris, en lisant cela pour l'école je m'attendais à avoir un roman ennuyant, mais je me suis surprise à apprécier le livre.