Après Châteaux en enfance (1945) et avant Le temps des anges (1962), Les esprits de la terre (1953) compose le deuxième volet de la trilogie romanesque de Catherine Colomb. Mettant en scène une famille de propriétaires terriens vaudois, Les esprits de la terre raconte la spoliation – matérielle et affective – de César, héritier indésirable et marginal. En face de lui, sa terrible belle-sœur, «?Madame?», qui règne sur le château familial au bord du Léman, incarne l’avidité et la soif de pouvoir. Ce duel, où interviennent de nombreuses autres figures, tantôt veules, tantôt aimantes, est retracé dans un récit envoûtant à la composition audacieuse, rythmé par l’alternance du registre grotesque avec des moments de grand lyrisme. Le présent volume propose une nouvelle édition annotée, accompagnée d’une préface inédite d’Anne-Lise Delacrétaz, maître d’enseignement et de recherche à l’université de Lausanne. Née à Saint-Prex, Catherine Colomb (1892-1965) a passé la majeure partie de sa vie dans le canton de Vaud. Vivant à l’écart des milieux littéraires, elle consacre à l’écriture le temps qu’elle arrache à sa vie de mère de famille et de maîtresse de maison. Saluée de son temps par Gustave Roud et Jean Paulhan, son œuvre est aujourd’hui considérée comme l’une des plus novatrices dans la francophonie du XXe siècle.
This is wonderful--inventive and interesting. The Virginia Woolf/Proust analogies are quite misleading; this is much closer to Josef Winkler and Ivy Compton-Burnett (all indirection and repetition), but I guess those names are even less likely to generate sales. I very much hope John Taylor translates Colomb's other novels, which would be far too much for me in the original.
Anyway, you have to pay attention, but it rewards that attention. It's a real shame that so few seem to be reading this book!