Un récit antidote pour affronter les sombres perspectives du XXIe siècle ! Aux côtés de la jeune et brillante Rébecca Halphen, de Luc Lavigne, son mari, et de la dizaine d’étudiants internationaux qui composent leur groupe d’amis, Fabien Cerutti nous propose de vivre jusqu’en 2109 le destin haletant, profondément humain et tumultueux, de Terra Humanis, un mouvement politique planétaire dont l’objectif est de faire dévier notre XXIe siècle de la trajectoire dystopique qu’il semble destiné à suivre. Particulièrement en matière climatique. Le mot de l’éditeur Avec ce récit utopique endiablé, Fabien Cerutti réalise un véritable tour de force. Mêlant son art de la narration à ses exigences d’historien, il met en mouvement une bonne part des innovations actuellement en développement, les jauge à l’épreuve des risques et des enjeux à l’échelle de la planète, et réussit à nous entraîner dans sa vision d’un XXIe siècle positif ! À rebours des drames post-apocalyptiques ou des utopies intimistes, Terra Humanis compose le rêve global d’un futur vraisemblable, susceptible de redonner espoir et d’insuffler l’envie de changer le monde.
Terra Humanis est un roman de science-fiction de Fabien Cerutti, publié en juin 2023 aux Editions Mémos. Le résumé nous promet un récit entre fiction climatique et utopie écologique :
Dans un futur proche, une femme entourée d’un groupe d’amis fidèles s’engage à mettre en œuvre les changements nécessaires qui sauveront le XXIe siècle.
Par son destin hors du commun, parviendra-t-elle à conduire l’humanité vers une voie heureuse, loin des années dystopiques qui s’annoncent ?
Le roman est construit avec de courts chapitres où on passe d'une période à une autre, avec des allers-retours entre les décennies du XXIe siècle. Ce n'est pas désagréable et cela se lit bien car c'est construit intelligemment, on est souvent dépaysés mais jamais totalement perdus.
Je dois dire que j’étais assez partagé au moment de refermer ce roman. Le début et le coeur du roman, disons les trois premiers quarts, m’ont semblé d’une naïveté confondante. Tout le récit repose sur un petit groupe de personnes, évidemment bien éduquées ; car heureusement le petit peuple, ignare et dangereux, est guidé par des personnes bien nées, dont le couple formé par Rebecca et Luc que nous suivrons tout au long du roman.
J’ai eu du mal à croire aux succès de ce groupe qui souhaite combattre le réchauffement climatique avec des moyens d’envergure. Je pense que le coeur de mon problème avec ce roman est dans la vision de l’écologie qu’il véhicule : « apolitique » et incapable de lutter à la racine du problème, c’est-à-dire le modèle capitaliste. On se retrouve avec une ribambelle de bonne intentions qui, à mon sens, ne sont pas crédibles et passent complètement à côté des enjeux. Passons rapidement sur l’opposition grossière entre les gentils écologistes conciliants avec le capitalisme et les méchants éco-terroristes violents et radicaux …
Tout est résumé dans ce passage :
Le propos sera de condamner avec la plus grande fermeté la brutalité mais aussi de montrer que les motivations des débordements sont compréhensibles. Et que ce type d'événements risque de se répéter. Il est capital de dédouaner Terra Humanis de toute responsabilité dans cette révolte. La colère n'excuse jamais la violence.
On reconnaît ici l'idéologie dominante, par la voix de nantis qui condamnent la violence tout en passant sous silence la violence sociale qu'ils n'ont jamais connue. J’ai parlé de naïveté tout à l’heure, mais je devrais plutôt parler d’aveuglement coupable.
J’ai conscience que l’avis que je donne ici sur ce roman se base avant tout sur mes propres opinions politiques, mais je pense que les fictions ont une responsabilité d’éveil et d’émancipation. Je comprends qu’un auteur de science-fiction puisse se reconnaître dans l’écologie gentillette à la sauce Jean-Marc Jancovici et Hugo Clément (qui sont d’ailleurs cités dans la bibliographie) mais j’ai du mal à me passionner pour une fiction qui véhicule cette idéologie.
Je dois tout de même avouer que le dernier quart m'a semblé bien meilleur, avec un rebondissement dont je vais éviter d'en dire trop pour vous laisser la surprise. Il conclut en tout cas de façon plus intéressante un roman qui m’aura globalement déçu.
Alors... Je n'ai pas détesté cette lecture mais je ne l'ai pas aimée non plus. C'est une histoire intime : celle de Luc et Rebecca qui veulent sauver l'humanité et la planète contre le dérèglement climatique. Et déjà là j'ai un problème : ils y arrivent. Plus précisément, Rebecca (qui a 260 de QI) y arrive presque toute seule. Et là ça m'a un peu sortie de ma lecture : une seule personne (même avec toute la volonté du monde) n'arrivera pas à sauver le monde. L'auteur avait écrit beaucoup de romans de Fantasy avant d'écrire Terra Humanis, et ça se ressent. C'est un personnage surpuissant qui détient la clé pour sauver tout le monde. Ça fonctionne bien, même si c'est un cliché, en fantasy. Mais, ça ne fonctionne pas quand on veut parler d'un sujet politique/scientifique comme le dérèglement climatique. Certes quelques idées sociales (le revenu Universal mondial) sont présentent dans le livre, mais ce n'est pas suffisant. Ma suspension de crédulité a été complètement détruite très rapidement à la lecture de ce livre. Mais il a tout de même le grand mérite d'être très bien écrit, d'avoir plusieurs retournements de situation qui m'ont fait rester dedans et aller jusqu'au bout.
Little warning: this review, which I mainly intended for myself, is about the draft/uncorrected versions I read in 2022, the definitive version probably hasn't changed that much, has it? To cut things short, I didn't really like the story, despite some good ideas, and despite liking Fabien Cerutti's successful series 'Le Bâtard de Kosigan', of which you can find my review at the bottom of this review.
Back in April 2022, at the festival Trolls & Légendes (Mons, Belgium), Mr Cerutti talked to me about writing a new kind of story, anticipation or speculative fiction. As I liked his previous works very much, what could go wrong? Surely, the man's pen would be as good as when writing historical fiction? And as the story was to be of the utopian kind...
Reading takes time and foremost concentration, something the circumstances last few years have not always permitted me to have. Reading/analysing beta versions takes even more concentration, I'd say, not only because of the time constraints, but also because (at least) I tend to focus on correct writing (spelling, grammar, punctuation) as well - kind of a pet topic of mine -, even if that was never required.
'Terra Humanis' revolves mainly around two students, especially one very intelligent girl (Rebecca Halphen) and her husband (Luc Lavigne). Together with a bunch of fellow students, they would set up a scheme and even political party to fight global warming in particular and whilst doing so, solve some social issues as well to make Earth more liveable again. Create a utopian future. Rebecca has an IQ of a whopping 260, so she could basically do it all herself. For practical reasons, she obviously would need a lot of help.
So, solving the ecological problems, and while you're at it, the social ones will consequently be solved as well or as good as. And for once, a woman takes the lead instead of always, or in most cases, having a man lead the way. But in comparison to Rebecca, Luc comes across as the "dumb" one, the contrast is just too big to be believable or even practical.
Still, the gang decide to create a political party, Terra Humanis, which would try to take over the world (Pinky and the Brain, anyone?). Rebecca would be its president, take all decisions, until it would be a little too much (or the resistance too strong), and she would have to delegate tasks to other people, so she can focus on the key aspects of the party and its missions. But despite (or because of) her intelligence, she doesn't consider all problems, all aspects, all cause and effects or consequences. Some issues don't get properly dealt with, as they seem out of focus or out of scope.
Creating a political party to improve ecology and the life of people means entering the political arena and finding wealthy sponsors/backers. People must be convinced of the goals and what it means for them, what they have to gain. And so, the complex task of lobbying commences, with the (un)expected resistance and competition making it hard to get one's points across. Things get nasty when Russia joins in and sets its own conditions and desires. Not exactly in a cooperative way, to say the least. On a side-note, the war in Ukraine is mentioned, too.
When Earth is too limited as a setting, even if Terra Humanis can somehow proceed with its plans and even set up a Pax Aeternam, there are aliens to stir things up a little more. By then, we're many decades later and our two protagonists, Rebecca and Luc, have moved on in another form. ()
'Terra Humanis' combines fiction and non-fiction, as there are some scientific and political aspects to be explained. Unfortunately, this combination isn't smoothly set up, as the non-fiction parts tend to break the rhythm of the respective chapters. While the story started well, it soon became a slog to read, not mentioning at least one chapter (the students partying) making me cringe. The irregular order of the chapters (going back-and-forth on the timeline) a little too often really makes it tough to stay focused. The characters aren't that likeable, also a little too naive, I thought. Also, as is typical in fiction, not every acronym, if any, is explained. It's up to the reader to look up the acronym of an organisation, a university, and so on.
While it's recommended that authors try new things, 'Terra Humanis' is far from a success. Is there anything good about it? Yes, the themes (ecology, migration, universal income, ...), though the propositions and ideas aren't fully worked out or even ignore related political or social aspects. Also, the foreword in which Mr Cerutti explained how the story came to be and why, and the debriefing.
Theme-wise, the story reminded me of : * Ausgebrannt, a novel by Andreas Eschbach (my review) * Mermere, a novel by Hugo Verlomme (my review) * Science in the Capital, a trilogy by Kim Stanley Robinson (my review: one, two, three) * the anthology Nos Futurs (my review)
Anyway, if you're not yet familiar with Fabien Cerutti's works, 'Le Bâtard de Kosigan' is the series to go to. In my humble opinion.
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Previous works by Fabien Cerutti and definitely worth checking out:
Warning: Books 3 and 4 are directly linked, like one story cut in two. In any case, it's best to read the books in chronological order, so start with 'L'Ombre du pouvoir' and end with 'Le Testament d'involution'. Keep 'Les Secrets du Premier Coffre' for last.
Bon, alors. Déjà, on va établir en préambule que j'adore Fabien Cerutti et que je suis un grand fan de son cycle :Le Batârd de Kosigan.
Ceci étant dit, on va pouvoir s'attaquer au morceau du jour, auquel je ne vais clairement pas tresser des louanges.
Qu'est-ce donc que ce Terra Humanis alors ?
Comme le laisse entendre le sous-titre, il s'agit d'un récit utopique, sur un XXIe siècle qui résoudrait les problèmes écologiques et sociaux que nous connaissons aujourd'hui. Tous ? Tous.
C'est plutôt bien comme programme non ? Alors qu'est-ce qui coince ?
Malheureusement, à peu près tout.
D'abord, dès le choix de l'héroïne qui va amener le changement. En effet, cette dernière est une jeune femme surdouée, dotée d'un QI de plus de 200. Et moi, là, déjà je coince. Outre le fait que la notion de gros QI = gros génie, on pourrait déjà en discuter, ben le côté "homme providentiel" (femme en l'occurrence), je trouve ça dérangeant sur le plan intellectuel.
Ça sous-entend implicitement qu'il faudrait un.e personne providentielle (et en plus géniale) pour espérer voir les choses aller dans le bon sens. Et rien que ça, en soit, c'est un problème.
Mais bon, s'il n'y avait que ça. Le vrai problème de ce roman, c'est qu'il est vraiment trop utopique et tend à effacer les éventuels problèmes d'un trait de plume, à base de solutionnisme technologique ou zététique, et tout cela est un peu facile.
Comment on va financer les changements nécessaires ? Avec une taxe sur les transactions boursière bien sûr !
Comment on va convaincre les politiques de se bouger ? Par le lobbying politique évidemment !
Comment on règle les émissions de CO2 sans retourner à l'âge de pierre ? T'inquiète, les savants vont découvrir une source d'énergie infinie et propre (oui, comme ça, hop !)
Le récit choisit aussi (sciemment) de minimiser les obstacles économiques : le monde des affaires, les ultras riches, les grandes entreprises, sont à peine envisagés, et jamais comme des forces limitantes (ou vraiment marginales, en mode "c'est pas important").
Idem pour le politique. Tout semble se résumer à un jeu de "je te tiens, tu me tiens par la barbichette" électoral où seule compte l'opinion publique, sans prendre en compte les leviers économiques ou médiatiques qui pèsent si lourd sur les élections, partout dans le monde.
Le cas russe est un peu approché, avec un dirigeant post-Poutine qui en a quand même gardé les penchants autoritaires. Et même là, c'est mignon quand on voit comment ça se passe vraiment en Russie.
Bref, tout semble se résoudre un peu comme si ça allait de soi, comme si le bon sens l'emportait toujours, et sans tenir compte d'aucun des facteurs qui sont des freins à une pensée écologiste radicale. Et le cœur du problème est là. Le roman manque singulièrement de matérialisme à mon goût. Tout manque de consistance, tout est trop simple.
Autre point négatif à mon sens : le groupe de "sauveurs" qui initie le mouvement de transformation écologiste n'est constitué que de sciencepistes issus des élites mondiales, tous turbo-bourges, tous pétris de bonnes intentions et décidés à penser pour les masses. Et bah super alors. On est pour moi face à une vision de la politique très bourgeoise, très imprégnée de l'idéal républicain de méritocratie qui ne pense les solutions que par les élites, par les fruits de l'instruction publique et de la Raison avec un grand R.
On arrive donc à une société certes utopique : plus de réchauffement climatique, revenu de base pour tout le monde, désarmement mondial, énergie illimitée, etc... mais totalement hors-sol. Et on aurait pu en rester là (et le roman serait resté pas terrible).
Sauf que non. Fabien Cerutti rallonge la sauce en ajoutant à son récit une histoire de premier contact avec des aliens ayant quitté leur planète devenue inhabitable et demandant l'asile sur Terre. Clin d'œil ne manquant pas d'ironie, certes, mais pas très subtil, d'autant que le premier contact se finit très très mal pour l'Humanité (ah oui, spoiler hein ?).
Et du coup, cette dernière partie, non seulement ne change rien au côté naïf des solutions avancées, mais y ajoute un sentiment de "tout ça pour ça ?" qui a achevé de me faire détester ce livre.
C'est très dommage, et j'espère que ses prochains romans seront plus convaincants que celui-ci, qui ne restera pas dans les annales, je pense.
Ouch, je commençais le livre avec quelques a priori (on m'avait parlé du manque de politisation du propos écologique de l'auteur et j'avais quelques craintes), mais je ne m'attendais pas à une telle catastrophe.
Commençons par quelques points positifs : - déjà je pense que l'auteur est animé de tout plein de bonnes intentions en ce qui concerne l'écologie même si on ne partage pas du tout nos idées - chapitres courts et bien rythmés - des allers et retours passés/présents plutôt bien gérés - la couverture du roman est absolument magnifique - quelques moments de clartés et et justesse dans le contenu du roman notamment sur le fait qu'on a besoin d'un élan collectif et qu'on a besoin de sortir du sentiment d'impuissance face à la crise climatique - un roman par certains aspects pédagogiques (à nuancer toutefois), l'auteur intègre au roman des idées et techniques pour lutter contre le réchauffement climatique qui existent à l'heure actuelle. - la seconde partie du roman est assez étonnante, ce n'est pas ce qu'on a l'habitude de voir arriver dans ce type d'histoire (malheureusement son développement est très convenu)
PAR CONTRE, la vision de l'auteur de l'écologie et surtout de la lutte pour l'écologie, me parait totalement aberrante, et à quelques passages je l'ai même trouvée stupide. L'auteur prône une sorte d'écologie apolitique ce qui n'a aucun sens. L'écologie est politique. Ses personnages condamnent la violence et les révoltes de ceux qui ont un mode d'action plus radical, jusqu'à la caricature parfois. Il n'y a aucune remise en question du système actuel et du capitalisme (d'ailleurs le mot doit être cité une fois ou deux max dans le roman). Aucune critique des modes de vies occidentaux. On ne responsabilise pas les riches. Bref, les causes du désastres écologiques sont totalement effacées et on passe directement à soigner les symptômes.
D'autres éléments qui hésitent entre l'absurdité ou la naïveté (et je n'aime pas du tout utiliser ce mot mais je n'ai rien d'autre sous la main) : - par exemple ils fondent leur parti politique "Terra Humanis" en faisant des vidéos de divertissement avec des célébrités... et ça marche super bien, plusieurs millions de personnes adhèrent en quelques mois ce qui suffit à les rendre super célèbres et à lancer un parti politique mondial soutenu par des milliardaires - j'ai lu à un moment cette phrase "une poignée de milliardaires charmés par l'utopie". En gros des milliardaires aident leur mouvement. Et tout dans cette phrase me gêne. Le fait même qu'on renverse la question de la culpabilité et qu'on en vienne à considérer les milliardaires comme des gentils qui vont aider la cause est bien le symptôme que (de mon point de vue) les enjeux profonds de l'écologie sont passé loin au dessus de la tête de l'auteur - le personnage principal a un QI de 250 (alors que Einstein n'avait que 160, c'est précisé dans le roman), elle a 17 ans quand elle décide de mettre au point son projet. C'est très gênant ce personnage avec ses super-pouvoirs intellectuels, en dehors du fait que c'est tellement too much que là encore on frise le ridicule, puisque ça fait reposer la lutte pour l'écologie sur un seul personnage qui vient sauver l'humanité avec ses supers idées
autres points négatifs en vrac : - une plume très peu agréable à lire avec des tentatives d'humour qui tombent à côté et son gênantes - de nombreuses pointes de sexisme - l'auteur tacle deux fois la pauvre Greta Thunberg - l'auteur ne comprend rien à l'anarchie - le personnage tertiaire de l'héritière russe est un condensé de clichés malaisants - le roman a la toute fin prend une tournure qui nous éloigne du sujet et que j'ai trouvé mal relié au sujet de l'écologie
voilà pour cette critique, très brouillonne, mais j'approfondirais tout ça dans un avis sur youtube !
J’ai une histoire un peu particulière avec ce roman, et pas du tout la même analyse que les précédents lecteurs.
Je l’ai lu une première fois en décembre 2022, alors que l’auteur, Fabien Cerutti cherchait des beta lecteurs (NB : les beta lecteurs reçoivent un fichier word et font des retours à l’auteur pour lui dire ce qui fonctionne ou pas). 3 lectures en une dans la même journée : la forme, le fond, et un plaisir immense à l’arrivée (et pendant aussi). Et une envie énorme d’en parler autour de moi. Sauf que ça c’était pas possible, parce qu’il fallait attendre la parution.
Je l’ai lu une deuxième fois à sa sortie en juin 2023, pour voir s’il y aurait des différences par rapport à la première version, et puis pour vérifier que le plaisir était intact.
Comme il l’était, j’ai acheté le bouquin en plusieurs exemplaires pour l’offrir autour de moi.
Parce que c’est extrêmement rare de lire des romans un tant soit peu « positif » sur nous, les humains, face au dérèglement climatique.
J’ai été transportée par l’histoire de Rebecca et de ses potes. J’ai ri avec eux, j’ai suivi avec attention et parfois beaucoup d’angoisse les différents épisodes de cette aventure. Et j’ai adoré cette lecture et les sentiments de joie pure que j’ai ressentis après. Et j’aime bien me faire du bien.
Je lis beaucoup. Principalement des romans. SF, polars et puis des BD.
En SF, peu de titres paraissent, si on compare le nombre de titres par rapport aux polars par exemple. Les chroniques de lecteurs lambda sont également rares. Heureusement les blogs spécialisés prennent le relais, mais ils sont peu connus du grand public.
Je vous enjoins donc à lire cette chronique d’ActuSF
Je dois commencer par dire que je ne suis pas un très grand lecteur de science-fiction, et que mes intrusions dans le genre sont soit des recommandations, soit des curiosités afin de trouver des bouquins à faire lire à mes élèves. Terra Humanis n'a pas une très bonne note. En lisant ce livre, je m'attendais vraiment à le lâcher rapidement, et si je ne m’étais pas entêté, je crois que la première partie aurait suffi à me ranger du côté des "deux étoiles". J'ai choisi de lire ce livre, car je voulais une vision utopiste, au lieu des sempiternelles (et pourtant passionnantes) fictions dystopiques. Histoire de ne pas ajouter de l'angoisse à l'angoisse chez mes adolescents. La première partie est donc un peu naïve, facile, et les personnages sont si stéréotypés qu'ils en sont agaçants. Je laisse de côté des passages « humoristiques » un peu gênants, un peu beaufs, n'ayons pas peur des mots. Au moment où l’on accepte le fait que Rébecca Halphen est un démiurge en raison de sa grande sagesse et de son super QI, il est plus facile de traverser le reste du livre. Oui, l'aspect apolitique de l'ouvrage fait grincer des dents : Terra Humanis est une UTOPIE, c'est un monde qui n'existe pas et qui n'existera pas. Si l'auteur veut donc éliminer d'un revers de main l'aspect politique et la pieuvre capitaliste, laissons-le faire, et voyons ce qu'il propose. Néanmoins, les passages sur la science, sur les évolutions scientifiques et sur quelques possibilités de progrès techniques et écologiques – ces passages que je cherchais – sont vraiment intéressants et on sent que l'auteur a fait des recherches. Trois étoiles, car, le soir, à la lumière de ma petite lampe à pince, au-delà des yeux qui se sont levés et de quelques expirations appuyées, j'ai passé un bon moment.
Je n’ai malheureusement pas pu terminer ce livre. Ce roman d’anticipation a pour vocation de décrire un futur proche positif. Un futur où l’humanité arrive à mettre au tapis les défis climatiques.
Le problème ne vient pas de l’écriture qui est fluide mais peu extravagante. Le souci vient principalement de l’histoire que conte ce roman. Un roman qui souhaite redonner espoir et insuffler l’envie de changer le monde ne devrait pas baser la réussite de l’humanité sur une figure providentielle. Ce roman nous montre un monde qui tient la route que par les capacités surhumaines de son personnage principale, Rebecca Halphen.
Sans parler de l’histoire « d’amour » entre une mineure et un homme bien plus âgé.
Pas convaincue par le roman, je trouve tout de même le propos intéressant. Trop pessimiste pour y croire, je me suis quand même prise au jeu d'en rêver...