« Une année est composée de quatre saisons. Mais il me semble qu'il y en aurait plus dans une vie. Pourquoi pas huit ? Le nombre de saisons d'une vie ressemble probablement au temps qui s'écoule et varie d'un individu à l'autre. Dans mon cas, ce sera bel et bien huit… Et pour vous ? »
Ce livre est tour à tour une exploration du cerveau, le récit d'un médecin dont c'est la passion et les leçons que lui ont enseignées ses patients et qui l'ont fait évoluer, dans sa pratique et comme humain. Les neuf chapitres renvoient à huit étapes de la vie : celle de la naïveté (l'enfance), celle de l'insouciance (l'adolescence), celle de la fougue (jeune adulte), celle du doute qui s'installe (le début de la carrière), celle du travail acharné, celle de l'apogée, celle de la sagesse et celle du déclin. Le dernier chapitre constitue une méditation sur l'aboutissement du processus de vieillissement : la mort.
Ce livre du Dr. Fortin rédigé sous forme de 8 saisons recoupées chacune en 3 temps (1. Le cerveau, 2. Le médecin et 3. Le patient) est bien vulgarisé et se lit aisément, sans tomber dans le «trop plein d'informations scientifiques ». Cette lecture fut l'une de mes belles découvertes de l'année.
La tumeur cérébrale sert de trame de fond à ce livre où avancées médicales, cas véridiques et charge émotionnelle se côtoient au fil de la lecture. Mine de rien, j'ai pris conscience des hauts et des bas des traitements médicaux et des perceptions rattachées aux diverses époque quant à la neuro-oncologie. J'ai fait le plein de plusieurs nouvelles connaissances sur le cerveau, autant sur son développement embryonnaire que son perfectionnement au cours de la vie (plasticité neuronale) et ce, en mettant de l'avant les défis rattachés aux traitements des cancers rattachés à cet organe.
Les saisons du cerveau : quiétude, incertitude et incomplétude. Ces mots de la fin représentent bien le parcours associé à cette lecture et tout le chemin qu'il reste encore à accomplir.
J’ai beaucoup appris durant cette lecture! Je connaissais peu le domaine de la neurochirurgie. J’ai apprécié les 8 chapitres différents/les 8 saisons de la vie, chacun étant divisé entre le patient et le médecin. J’ai juste moins aimé la partie où il a exprimé que les jeunes étaient paresseux et en demandait trop au système.
D’entrée de jeu, je n’ai aucune crainte à annoncer haut et fort que ce fût un total coup de coeur! Quel ouvrage absolument fascinant! Les notions qu’on y apprend sont tellement intéressantes, le cerveau est un organe fascinant que je ne connaissais pas tant que ça finalement. J’ai beaucoup aimé voir l’évolution de Dr Fortin, la naissance de sa passion pour l’anatomie et de son intérêt pour les sciences. Et les anecdotes, qui m’ont fait pousser des Oh! et des Ah! d’émotions! J’ai trouvé tellement pertinent la façon dont le livre a été construit, avec cette attention toute particulière accordée à la chronologie des événements. Il faut savoir par contre que les parties portant sur le cerveau sont plus ou moins vulgarisées à mon sens, je pense qu’un minimum de connaissance en santé peut être nécessaire pour bien apprécier cette lecture. Si le sujet vous intéresse, je vous encourage fortement à découvrir cette œuvre magistrale.
Un neuro-chirurgien qui avec grande modestie, humilité et sensibilité nous parle de la complexité du cerveau, de la maladie, la mort, la vie. J'ai aimé sa franchise, sa finesse et sa plume. J'ai aimé les passages où il raconte les histoires de ses patients. J'ai aimé qu'il aborde des sujets tabous. Tout qu'un humain ! 💜
David Fortin s'est fort amélioré depuis son dernier livre. Les phrases s'enchaînent plus fluidement, est ses connaissances en philosophie se sont grandement épanouies. Comparer ce livre au premier ferait injustice aux différences structurelles et thématiques qu'elles présentent. Alors que "Une Galaxie dans votre Cerveau" cherchait à instruire, "Les Saisons du Cerveau" a pour objectif de raconter une histoire. Ce n'est pas seulement l'histoire de sa propre carrière que Fortin cherche à mettre au papier, mais aussi celle de ses patients, de ceux qui ont marqués sa vie, du changement du système médical, de ses défauts et de ses qualités. J'ai vraiment l'impression que l'auteur s'est relâché dans ce livre: un mélange de poésie personnelle, de neuroscience rudimentaire et de philosophie. Il y a certaines qualités évidentes de cette approche, mais aussi des désavantages. En s'ouvrant au monde, le docteur Fortin révèle ses opinions médicales et politiques, qui peuvent être un peu controversé. Tout de même, ces opinions ont ses origines dans plus de 30 ans d'expérience en tant neurochirurgien. Il a fait son tour, et il a tout vu. On peut être en désaccord, mais rien ne cache qu'elles sont justifiée. Pour cette raison, ainsi que par la mise à nue de ses désirs, ses aversions, ses espoirs, ses peurs, ses regrets, ses fiertées, ce livre touche le lecteur de manière beaucoup plus personnelle, beaucoup plus profonde. Je partage avec Fortin l'amour des neurosciences, de la compréhension du système nerveux, comment un assemblement si de neurones peut porter fruit à des pensées si variées, si profondes et imbibées d'émotions incompréhensibles. L'auteur tente de répondres aux questions philosophiques lui-même, sans pour autant que son expérience en philosophie n'est pas aussi développée qu'elle le serait pour certains autres lecteurs. Je crois toujours que ces carences en philosophie taignent ce livre. La théorie de partage de conscience, de dualité d'esprit que Fortin présente vers la fin du livre m'a fait rebrousser les sourcils certain. Cette approche de la conscience borne le psycho-pop, je dirais même le mysticisme. La communauté scientifique et philosophique découperait cette section en morceaux. En somme, j'ai beaucoup apprécié ce livre. Je le recommande à quiconque qui s'intéresse à la neuroscience, la neuro-oncologie ou même simplement le domaine médical neurologique.
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Impossible de rester indifférent à notre cerveau, cet organe extraordinaire ! David Fortin nous aide à mieux comprendre sa complexité et ses défaillances, sans jamais nous cacher qu'il est impossible de « tout » comprendre. Du moins, l'humain n'en est pas encore capabale. J'ai ainsi découvert le « mystiscisme » qui affirme qu'il est impensable que l'humain puisse comprendre ce qu'est la conscience puisqu'il ne peut se voir de l'extérieur de son cerveau pour en observe l'intérieur. « Fascinant », comme dirait Charles Tisseyre ;)