Par un matin lumineux, le narrateur écrivain s’éveille dans le calme raffiné d’une maison de Sarajevo. Les brumes de ses rêves tardent à se dissiper, et voilà que viennent toquer à sa porte et s’asseoir dans un recoin de son imagination d’étranges personnages. Il nous raconte les frasques de Bonneval pacha, le tragique destin d’un vizir déchu, les affres d’un baron condamné à mentir, la fin d’un prince aux yeux tristes, le choix radical de la jeune esclave Jagoda, les confidences d’un géomètre jaloux, la mélancolie du scribe de Dubrovnik... Dans une narration inspirée des Mille et Une Nuits , Contes de la solitude dépeint entre grandeur et déca- dence les faiblesses humaines et brosse de fascinants portraits. C’est un ravissement et un ensorcellement.
Stilul clasic rareori poate da greș. A-ți etala priceperea în suceli, învârtiri, elipse, deranjamente cronologice NU este totuna cu a demonstra talent!
Dacă nu știi spune, mai întâi de toate, o poveste, ești și mai înclinat să ajungi obscur, experimentalist sau textualist, suspect că-ți lipsește talentul.
Fără a insinua vreo influențare reciprocă, mi s-a părut că recunosc la acest autor ceva din stilul lui Buzzati sau al lui Moravia.
Ivo Andric est Croate d'origine, catholique par sa religion, Serbe par choix, Bosniaque de naissance et par ses racines, Yougoslave par sa détermination et son appartenance, non seulement nationale ou politique. Tels sont les mots qui décrivent ce grand écrivain auteur du chef d'oeuvre "Le Pont sur la Drina" dans la préface de "Contes de la Solitude". Un érudit objectif. Un observateur sans parti-pris. Un humaniste perspicace douté d'un don inné pour le conte. Un raconteur d'histoires, qui, comme Stefan Sweig, nous surprend à chaque détour et nous fait sentir plus intelligent le temps de quelques lignes savamment bien foutues et imprégnées d'une grande sagesse et d'un baume philosophique rarement retrouvé.
Un des plus grands écrivains de l'histoire. Point final.
"Sclavie e viața întreagă, cea care durează și îmbătrânește, ca și cea care este în germene, invizibilă și inaudibilă. Sclav este visul omului, sclave sunt suspinul, lacrima și gândul."
Książeczka opublikowana już po śmierci Autora... Moja druga (po słynnym "Moście..."), także nie pora na besserwisserskie rewelacje. Kilka kapitalnych opowiadań - kilka innych ... umiarkowanych. Ale czy w każdym domu pojawiają się zawsze, i wyłącznie, sami interesujący goście?
Um Nobel percebe-se em tudo o que escreve, desde a obra que o catapultou para a fama aos mais pequenos contos, fragmentos de histórias que ficaram por contar, e que ganham vida nesta compilação de relatos. Nunca tinha lido Andric, nunca tinha lido nenhum autor dos Balcãs. É interessante como a História, as culturas, as fronteiras se fundem nestas histórias, ocidente e oriente, islamismo e cristianismo. É fácil esquecermo-nos na conjuntura atual que aquela Europa era e ainda é diferente da nossa, que a guerra explodiu por duas vezes com os conceitos de nacionalidades, que o império otomano não é uma realidade distante dos livros de história, mas sim uma presença real que marcou a cultura dos Balcãs até à pouco tempo. Andric revela-nos tudo isso, pequenas doses de vidas profundamente enraizadas nas suas terras, nas suas épocas. Ele conta-nos quem são, de onde vieram estes "fantasmas" que o visitam na sua "casa aislada", por vezes conta-nos o final, em muitos dos relatos não. Mas são vidas tão fortes, tão peculiares, que nos prendem, às vezes não por terem uma história fantástica, mas porque Andric é um escritor verdadeiramente excepcional.
À lire par petites touches, en se laissant guider par les descriptions, les paysages, les personnages. Une gemme subtile et lente à la croisée des influences qui ont traversé toute la Yougoslavie le siècle dernier.
Nouvelles marquantes : Le Baron, L’esclave, Zouya, Le vainqueur, Deux écrits du scribe bosniaque Drazeslav.
Extrait de la nouvelle Le vainqueur : « Maintes fois la nuit, regardant le brouillard au dessus du lac, il a rêvé de gloire, de victoire et de triomphe, mais c’est ici une douleur et un brasier dont on ne sort pas. […] Qui eut dit qu’il faisait aussi sombre dans les âmes des héros. »
Extrait de la nouvelle Deux écrits du scribe bosniaque Drazeslav : « Ainsi, alors que tu regardes la morne rocaille bosniaque, grise et dénudée, tu te languis du sud et tu regrettes les jugement hâtifs et erronés que tu as portés sur la mer et les gens du littoral. Et maintenant te voilà un peu, douloureusement, un étranger dans ton pays natal, à cause duquel, là-bas dans ces contrées au ciel plus clément, tu t’es également senti un étranger solitaire. Ainsi, hésitants et inconséquents comme nous sommes, la vie nous leurre, nous exalte et nous déçoit. Ainsi, la terre et la mer nous donnent l’un à l’autre, nous émiettent, nous usent et nous polissent, sans but ni raison perceptibles. »
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La plume est magnifique (et bien servie par la traduction). J'ai beaucoup apprécié les talents de conteur de l'auteur et sa façon d'écrire ses personnages.
Je pense que j'apprécierais davantage Andrić en lisant un de ses romans.
Très beau recueil de nouvelles de l’écrivain yougoslave Ivo Andrić. Auteur inconnu pour moi, mais que j’ai découvert avec beaucoup d’émerveillement grâce à ce livre. Comme le titre l’indique, il s’agit de contes ou de nouvelles qui seront tantôt philosophiques, historiques (personnages ayant existé) ou même existentialistes. C’est l’histoire d’un homme qui reçoit chez lui à Sarajevo, ou plutôt qui ‘’subit’’ les visites de nombreux personnages décédés, des fantômes en quelque sorte, qui veulent absolument lui raconter l’histoire de leur vie, leurs tourments, soucis et tracas avant de disparaître définitivement en paix. Peut-être le message de ce livre est-il que la vie est faite de rencontres, plus ou moins souhaitées et qu’il faut prendre le temps d’écouter. Écouter les personnes, prêter attention à leurs comportements ainsi qu’à ce qui se dit, parfois dans un langage inaudible, écouter la ville, écouter le silence. Dans le destin souvent tragique des personnages rencontrés, l’auteur sait malgré tout mettre au jour une part d’humanité et d’humour. J’ai aussi adoré le style vraiment magnifique. Cerise sur le gâteau, ce livre m’a permis de réviser mes connaissances géographiques lacunaires sur cette portion d’Europe. Je ne peux que vous encourager à découvrir cette petite perle.
El narrador es un escritor que habita una solitaria casa en Sarajevo, su soledad es interrumpida por una serie de visitas históricas y ficticias de diferentes épocas y posiciones sociales que le van relatando historias o circunstancias de sus vidas pasadas. Lo que mas me llamó la atención de estos cuentos es la atmósfera que el autor logró crear en cada uno de ellos.
Le livre est agréable pour ne pas dire émouvant. Je l’ai apprécié avec une délicatesse sans nom. Il a sût trouver les mots pour décrire Sarajevo comme je n’ai jamais su le faire. Un vrai morceau de vie, de vie banale et bouleversante.