Voici un court recueil qui pointe en direction du soir, de ce moment où tout va s’éteindre pour mieux recommencer. Toute la nature est conviée et Jean-Yves Bériou sait la nommer.
« J'oubliais la mort qui n'existe pas, mais oui, j'oubliais la vie qui existe pour rien, mais non quand j'étais mort, je ne l'étais jamais à jamais je dévorais le cadavre de l'enfance du pendu je croquais le cervelet croquant de l'amour son sang coulait dans les veines du ciel mort sur ma poitrine où l'œil creusait sa tombe la mer s'en allait je ne sais où, vers la mi-mort (…) »