Jeune femme brillante et déterminée, Jeanne Chauvin prête serment en 1900. Elle est la première avocate à plaider en France, en 1901. Ses combats et son engagement en faveur de l’émancipation féminine n’ont jamais failli.
Le style est très joli et coloré, l’histoire permet de faire revivre Jeanne Chauvin qui a été un peu oubliée dans l’histoire, ainsi que ses combats et de ceux de tant d’autres femmes.
Cette BD est pourtant très convenue, très chronologique, peu explicative – et si on peut apprécier les extraits d’interviews insérés dans la narration, je n’ai pas trouvé tous les choix utiles ; soit ils n’apportaient pas grand-chose, soit n’étaient pas suffisamment exploités, dans tous les cas ils faisaient un peu tache au milieu.
Quant au dessin, s’il est mignon, joli, un beau choix de couleurs. Mais il est parfois difficile de différencier les personnages entre eux, il m’est arrivé plusieurs fois de confondre Chauvin avec d’autres femmes dans les cases, et seul Alfred avec ses cheveux blonds détonnait par rapport aux autres.
C’est un bon début d’approche anecdotique, ou sous la forme d’une grosse vignette de la vie d’une féministe française.
Merci à Babelio et à Marabulles pour leur confiance.
BD sur l'histoire de la première femme à plaider en France, début 1900. Encore une femme qui sort de l'ombre. Très intéressant, encore une histoire qui montre que dans tous les domaines, tous les métiers il a fallu une femme qui se batte pour les autres.
Le livre raconte l’histoire (vraie) de Jeanne Chauvin, première avocate plaidante en France. Si le patriarcat du début du XXème est assez bien retracé, et mis d’ailleurs en exergue grâce au parcours conjoint de son frère qui n’endure aucune des épreuves que subit Jeanne, on regrette la superficialité du traitement des personnages et situations malgré une bibliographie très complète. Préférez lui donc la série Lidia fait sa loi, sur Netflix, qui raconte la même histoire (vraie aussi) en Italie.
J’ai bien aimé découvrir l’histoire de Jeanne Chauvin, le style graphique est très sympa cependant je suis un peu restée sur ma faim, quelques passages auraient pu être approfondis, et d’autres carrément abandonnés. On parle quand même d’un événement très important dans la lutte féministe mais qui reste très « bourgeois »