- Un mélange de steampunk et de fantasy urbaine à la Paris des merveilles de Pierre Pevel. - Un roman imposant à l’écriture cependant abordable et pleine d’humour, très fluide. - Un univers très fouillé (basé sur le jeu de rôle du même nom) ; Fabien Clavel excelle dans la création d’univers de part son expérience de rôliste et réussir à nous donner l’impression de déambuler dans un monde ouvert. - Personnages multiples en niveaux de gris ; des nuances sont apportées aux qualités et aux défauts de chacun, mais aussi aux factions qu’ils défendent. Des héros tour à tour sauvages puis attendrissants, drôles comme déterminés.
Fabien Clavel is a French author known for his works in young adult literature and speculative fiction, blending elements of fantasy, mythology, and adventure in novels and series published primarily in French.
J'ai adoré l'univers de ce roman. La découverte de cette société féerique caché parmi nous. Fées, monstres et magiciens mènent un ballet de complot pour obtenir gains de cause, et au centre se trouve nos compagnons d'aventures. Une aventure palpitante qui est malheureusement ternie par un personnage principal détestable. J'ai bien aimé ce livre, et j'ai envie de découvrir la suite de ces secrets. J'ose espérer qu'un ou plusieurs autres romans viendront étoffer cette fresque en plus du jeu de rôle.
Le style d'écriture est prenant par contre la non-sympathie de certains personnages m'ont quelque peu rebuté malgré une galerie de personnalités chatoyantes.
Attention aux futur joueurs de jeux de role de la campagne des héritiers. L'histoire contient des informations qu'il sera plus plaisant de découvrir au fil de l'aventure à mon goût.
J'ai abandonné à la p250, au début de la 2ème partie. C'est un exercice difficile que de poster une critique négative d'une œuvre alors que son.sa créateur.trice y a probablement mis ses tripes, pour autant il faut bien qu'on s'y colle.
Je vais commencer sur ce que je n'ai pas aimé, afin de finir sur du positif. - Raphaël : sûrement un parti pris d'avoir un anti héro pour personnage principal, mais qu'est-ce qu'il est insupportable ! A-t-on vraiment besoin de mentionner au détour de chaque phrase à quel point il est absolument magnifique ? J'ai perdu le fil des occurrences, c'est extrêmement lourd, en plus du fait qu'il est antipathique et détestable. Il peut être beau, il a rien d'autre pour lui. Zéro race à savoir que l'homme qui l'a élevé, et qui ne l'a visiblement pas maltraité, est mort - ah oui, c'est parce qu'il était moche, à croire que Raphaël a du mal à accepter ce qui est différent de lui... Pourri gâté jusqu'aux ongles, il veut, demande et obtient, même quand il s'agit d'une gamine. - En parlant de gamine, quelle est cet obsession pour les auteurs mâles cisgenres à sexualiser des adolescentes ?... Sans parler du fait que TOUTES les femmes jusque là sont soient des catins (oui, normal hein, une femme qui couche, c'est forcément une putain), des saintes ou des acariâtres. Waw, quelle palette de la féminité, on en reste sans voix. Surprise ? Absolument pas, malheureusement. On passera sur Raphaël qui va se prendre une balle mais désire sexuellement la nana qui lui tire dessus... *facepalm* - La grossophobie. On a compris, vous savez, que vous aimez pas les gros.ses, mais bon on est au 21ème siècle, y'a moyen qu'un jour vous nous lâchiez la grappe et qu'on soit autre chose que des tas de graisses ambulants et dégoûtants dans les romans ou bien... ? On pousse même l'obscénité jusqu'à dire qu'une bibliothèque est "frappée d'obésité"... Vraiment, l'indécence dans toute sa splendeur hein. - Aucune émotion. C'est peut-être un parti pris, mais alors je ne suis pas du tout le public cible. C'est vide. Du coup, il a beau se passer des choses, je m'ennuie. Et je n'accroche pas. Du tout. - Il est où le steampunk ?...
Bon, on finira sur le peu que j'ai aimé : - La myriade d'éléments sur le monde féérique, qui seront peut-être exploités par la suite mais je n'attendrai pas pour le savoir. L'idée principale des deux mondes qui s'entrelacent est cool, et c'est toujours un bonus quand on voit Merlin. - Béla est le seul personnage rattrapable de ces 250 pages, à la limite sympathique. Dommage, j'aurai bien aimé en apprendre sur lui.
Je n'ai plus le temps pour les romans qui me font rouler des yeux au ciel pour leurs stéréotypes agaçants et négatifs, j'aurai aimé voir le monde se développer davantage, mais visiblement la plume de Clavel n'est absolument pas faite pour moi. Tant pis.
C’était un roman chouette à lire, qui nous fait voyager au sein de l’Europe, accompagné de plusieurs créatures imaginaires ! C’est un roman que j’ai lu rapidement malgré son épaisseur. Le texte est dynamique. On oscille entre des chapitres courts et longs et on alterne les points de vue, ce qui a grandement favorisé ma vitesse de lecture. Dans ce roman, nous suivons plusieurs personnages, tels que Raphaël qui découvrira qu’il est un sylve, Béla un vampyr que le jeune homme aura pris pour mentor après avoir perdu son oncle, Ferdinand un fouinard très habile de ses mains, Una une mercenaire, et bien d’autres encore. L’intrigue s’installe lentement après les premières pages. L’auteur prend vraiment le temps de poser son décor et son univers ainsi que de nous le faire découvrir à travers les yeux et l’ignorance de Raphaël. C’est tout un univers féérique que Raphaël découvre. Il existe des fées, des sylves, des ondines, des vampyrs et tout un panel de créatures, toutes établies dans notre monde. C’était intéressant de voir derrière le Voile et de savoir comment ces créatures font pour se mêler à notre monde, aux humains. J’ai bien apprécié le concept de Masque que l’auteur développe dans ce roman. Outre la découverte de ce côté fantasy du monde, ce roman est en fait une quête. Il y a plusieurs secrets qui se cachent autour de Raphaël, son oncle, un mystérieux carnet, une étrange expédition… L’enquête nous fait voyager de Paris à Budapest et j’ai aimé ce voyage qui ne manquait pas de rebondissements. L’intrigue est rapide, ça bouge partout, c’était intéressant à suivre. Parfois, j’ai manqué de concentration car certains événements arrivaient comme un cheveu sur la soupe, sans contexte pour moi et en plus, je n’ai pas réussi à m’attacher aux personnages. Les dialogues me paraissaient parfois peu naturels, assez mécaniques et certaines réactions, comportements me laissaient perplexe. À la limite, j’ai ressenti un peu de tendresse pour le personnage de Béla dont on connaît un peu plus le passé sur la fin du roman.
L’action de ce roman se déroule dans un premier temps à Paris en 1899. On y découvre l’antipathique Raphaël alors qu’il apprend qu’il est un Faux-Semblant (en l’occurrence, un sylve), à savoir une créature capable de prendre apparence humaine. Suite à sa rencontre avec Bela, un vampyr hongrois, il va apprivoiser petit à petit ce nouveau monde auquel il appartient. Mais c’est sans compter sur une terrible machination au milieu de laquelle les deux compères se retrouvent propulsés. ⠀ J’ai adoré ce roman ! Il peut paraître impressionnant (car assez gros) mais l’écriture est très abordable et pleine d’humour. Pour autant, ce n’est pas la lecture la plus simple puisque le roman reste assez dense. On découvre un univers très fouillé (basé sur un jeu de rôle du même nom) qui prend un peu de temps à se mettre en place et qui peut donc générer quelques longueurs (pas vraiment gênantes en ce qui me concerne). ⠀ Une autre potentielle difficulté dans ce livre, c’est le nombre de personnages qu’on rencontre. Même si on suit principalement le même petit groupe, on peut être amené à découvrir d’autres points de vue. Et c’est là que ça se complexifie parce qu’il n’est pas toujours évident de savoir quel groupe est dans quel camp. Pas de manichéisme ici, les différents acteurs sont un peu au-dessus du concept de bien ou de mal (à part peut-être un des groupes qui semble foncièrement mauvais). On ne sait donc pas toujours qui on doit soutenir, d’autant plus que notre personnage principal est vraiment le plus détestable de tous. ⠀ Puisqu’on parle des personnages, je les ai adoré (sans compter Raphaël, évidemment). Mes chouchous sont Bela et Ferdinand qui, ironiquement, apportent une bonne dose d’humanité au récit. Ils sont attendrissants et très drôles à suivre. D’une façon générale, tous les personnages sont pleins de secrets et c’est un plaisir de les découvrir petit à petit... même s’il en reste à la fin ! ⠀ Oui parce que si ce livre semble être marketé comme un oneshot (à moins que j’ai loupé une info), il nécessite clairement une suite. L’épilogue le laisse clairement entendre, et de toute façon, il reste énormément de choses à découvrir dans ce superbe univers. D’autant que la notion d’Héritiers (celle qui donne son titre au roman) apparaît assez tard dans le roman et est liée à des événements qui restent à venir... J’espère donc bien avoir une suite, sans quoi je risque d’être très frustré, d’autant que ne pas en avoir serait, je pense, un énorme gâchis vu le potentiel de l’univers qui n’a pas encore été exploité.
Il faut que j'arrête de lire ce genre de livres. C'est pas la première fois et ça peut plaire à d'autres, mais pour moi c'est compliqué. Sur le papier - les bonnes idées/concepts sont cochés, impeccables, alors évidemment, j'achète, je tombe dans le panneau. Mais la réalisation ne me colle pas à la peau - ni la plume, ni les personnages ( il n'y en a bien qu'un qui m'a intéressé ! ). L'idée, l'univers, l'intrigue même est hyper intéressant. Déjà quand le personnage principal a seulement 2 caractéristiques 1) être beau 2) être méprisant (et profondément antipathique, aux autres personnes, et aux lecteurs ou en tous cas à moi) ça part mal.
"Tu as fait de moi une femme. Jamais je n'oublierai ce jour-là. Veux-tu que nous recommençions ?" Ce dialogue, pardon ?
Bon, et quand chaque page on souligne à quel point beauté = moralité, et que mocheté = laideur d'âme, grosse fatigue. La première infos à chaque fois qu'on croise un nouveau personnage, même si c'est juste un personnage sans dialogue ? Si l'individu est beau ou moche. Pis les femmes sont stupides, mais (si) elles sont belles et elles aiment le héros, alors on les tolèrent. Les héros gris, les anti-héros, j'aime bien, mais la narration dans le jugement, ça me fait sortir du livre.
Bref, j'ai été appâtée par les bonnes idées et j'aurais dû savoir que c'était pas pour moi.
Présenté comme un univers steampunk, personnellement je n'ai vu que peu d'éléments ce rapportant à ce genre. Pour le reste, l'histoire est sympathique, bien que traînant parfois en longueur, les personnages peu attachants ou mal exploités et le style, s'il rend bien l'époque, s'adapte mal lors des scènes d'action. Globalement, je reste peu convaincue par cette lecture.
Ce livre était LE challenge de 2024. Dans ma bibliothèque depuis sa publication en 2021, il trônait admirablement sur mes étagères, me défiant de m’attaquer à lui. Mais aussi alléchant soit-il, c’est une belle brique de plus de sept cents pages, c’est de la Fantasy et c’est le cocktail parfait pour une longue, très longue, lecture. Et donc j’ai laissé traîner, parce qu’une brique pareille dans le sac c’est pas pratique, et puis il faut faire vivre le blog donc on va plutôt aller sur des lectures plus courtes, alors on le met dans les PAL de challenge, mais à nouveau, il faut en lire le maximum donc les plus longs arrivent en dernier… jusqu’à ce qu’on arrive en 2024 et que ce livre trône toujours aussi admirablement sur mes étagères. Sauf que voilà, 2024, c’est aussi l’année où j’ai dit stop, ce sera LE livre que je devrais lire. Il est d’ailleurs le moteur du challenge « Mars Pavasse » que nous avons organisé. Eh bah, les ami.e.s, j’ai bien fait !
Alors que vous dire pour vous convaincre de vous mesurer à cette impressionnante pavasse ? Commençons par l’univers. C’est pour moi l’un des gros points forts de ce roman, qui prend place dans un univers imaginé par Fabien Clavel, vaste monde dans lequel on recroise des personnages de ses romans précédents. Eh oui, si vous avez par exemple lu Les Feuillets de Cuivre sorti dans la même édition, vous y retrouverez quelques-uns des personnages, dont un certain inspecteur avec une passion pour la littérature. Univers vaste dont on arrive très facilement à appréhender les règles et les enjeux. L’auteur ne nous fait pas l’affront d’un univers bancal et peu exploité pour un one shot et nous plonge dans un système politique et magique complexe, mêlé à une ambiance digne de la Belle Époque en plein cœur de Paris, avec une belle touche de Steampunk, qui force l’admiration. Mais plus large que Paris, l’auteur nous fait également voyagé à travers l’Europe et l’Afrique, ce qui nous change des Fantasy trop européano-centrées.
Plus que l’univers, c’est également l’intrigue qui est travaillée jusque dans les détails. Une intrigue complexe, qui mêle plusieurs fils qui tissent peu à peu un magnifique tableau sophistiqué, répondant à toutes les questions en temps et en heure. Rien n’est laissé au hasard, tout a un sens. L’auteur n’hésite pas à mener son lectorat par le bout du nez, s’amusant avec la narration et l’enchaînement des actions. J’ai particulièrement apprécié un chapitre d’une attaque organisée telle un jeu de va-et-vient digne des meilleurs films d’action. Difficile de vous faire appréhender cette vision dans cette chronique, mais si vous me faites confiance et que vous vous lancez, vous devinerez très vite de quoi je parle !
Un point que j’ai également apprécié en tant qu’antiquisante, c’est le fait d’avoir centré une partie de son intrigue sur une théorie de l’Antiquité grecque : la cité perdue de Psyllople. Une sorte d’Atlantide théorisée par des savants Grecs antiques en plein milieu du désert de la Libye antique. Ingénieusement classique et original, j’ai beaucoup aimé découvrir cette réinterprétation de la cité perdue, lieu mystique dans toute sa splendeur.
Et puis, évidemment, on ne peut pas ne pas parler des personnages ! De Raphaël, cet homme qui se découvre une nouvelle nature, incroyablement insaisissable et à la personnalité antipathique. J’ai adoré ce personnage tout simplement parce qu’encore maintenant, à l’heure où je vous écris, je suis incapable de cerner ce personnage. Je ne saurais vous dire à qui pourrait-on le comparer, ni s’il est gentil ou méchant, et ce n’est de toute manière pas la question dans ce roman qui nous offre un panel de personnages complexes avec des intérêts qui fluctuent au fil de l’intrigue. La panoplie de personnalités qui se mêlent aux circonstances, à l’environnement des personnages, rend ces derniers particulièrement complexes et intéressants à suivre. Chaque personnage prend corps et âme sous la plume de l’auteur. J’ai une nette préférence pour le personnage de Bella, dont on n’apprend assez peu de choses au final, mais que j’ai trouvé incroyablement touchant.
C’est donc une très belle lecture, qui valait le coup de persévérer et d’y passer pratiquement un mois et demi, plongée que j’étais dans cette Belle Époque magique.
Nous entrons directement dans le cœur du sujet, ou plutôt au cœur du problème. Nous sommes dès le début happés dans cette intrigue qui ne prend pas le temps de s’installer. Nous n’assistons pas non plus à une mise en place de l’univers. En effet, les personnages évoluent dans le Paris de 1899, avec des noms de rues plutôt connues, des lieux célèbres et aujourd’hui touristiques notamment avec la fameuse Tour Eiffel. Pas de monde créé de toutes pièces donc mais tout de même un univers empli de fées, vampyrs, sylves ou autres créatures abominables ou inoffensives. Cela est peut-être dû au fait que ce roman succède à Feuillets de Cuivre qui se situe dans le même univers.
Concernant les personnages, nous en rencontrons toute une petite troupe, dont certains sont hauts en couleurs, certains peut-être un peu stéréotypés. Le personnage principal Raphaël est tellement antipathique, imbu de lui-même, dédaigneux et hautain à souhait. Difficile de ne pas le détester et cela m’a dérangée car j’ai besoin de m’attacher aux personnages pour apprécier pleinement un roman. Heureusement que Béla et Ferdinand sont présents. En effet, ils apportent une certaine humanité à toute cette bande de créatures. J’ai particulièrement apprécié Béla qui est altruiste, et n’hésite pas à se sacrifier pour ses amis. Le personnage d’Una présente trop de clichés et passe d’un extrême à un autre, ce qui est étrange étant donné son statut.
J’ai vraiment apprécié l’intrigue, où nous découvrons plusieurs organisations et toutes leurs ramifications, avec notamment une Monarchie des fées, un groupes de créatures dits terroristes, des guildes d’assassins, tout une machination faite de pactes, d’alliances et de trahisons pour arriver à détruire un monde. Nous pouvons nous y perdre au début car nous rencontrons beaucoup de personnages d’un coup sans savoir qui ils sont et surtout dans quel camp. Beaucoup d’éléments prometteurs et intéressants, dont je suis friande.
Nous partons également en voyage dans ce roman et j’ai particulièrement apprécié ce point : dans les rues de Paris, en passant par les bains de Budapest jusqu’au désert du Sahara. Nous suivons les personnages dans une course effrénée afin d’atteindre leur but, retrouver un objet perdu et tenter de contrecarrer les plans de leurs ennemis malgré eux. Tout s’accélère pendant la seconde partie du roman et la fin promet une suite intéressante, bien que ce roman ait été annoncé comme une one-shot.