À la faveur d'une nuit étoilée, la Séancière t'ouvre les portes de son île. Tu devras emprunter une langue de sable interminable à travers l'océan et braver bien des dangers. Tu entends déjà Manman Dlo t'appeler par ton prénom. Sa voix t'attrape le c ur et ne le lâche plus. Papa Dlo marche à ta rencontre au-dessus des flots, te désignant du bout de sa canne la crique où tu trouveras tout ce que tu cherches et, peut-être aussi, ce que tu fuis.
Autant je ne suis pas pour la dichotomie bon/mauvais, récompense/punition, autant j'ai eu un gros problème avec les rares histoires queer de ce recueil qui présentent des personnages, si ce n'est bons, au moins neutres, et qui pourtant se voient "punis" par des démons alors que les histoires de gens hétéros sont vraiment plutôt des questions de punition de mauvais désirs. J'ai surtout eu un problème avec l'histoire de la femme trans (qui pourrait être lue comme une histoire de viol et de SIDA) et celle de la lesbienne (qui par sa générosité se voit volé une part d'elle-même, ce qui va impacter sa famille aussi).
Mouais. Franchement pas dingue. Le côté contes folklos martiniquais m'a d'abord emporté avant que je remarque que la plupart des nouvelles n'ont pas de chute. Pire, quand elles en ont une, elles sont carrément douteuses. Que dire de la nouvelle dans laquelle un personnage trans' sans histoire et sans autre travers que sa sexualité se fait juste violer et attrape le Sida ? Que comprendre comme message ? Bref, c'est nul. Arrété à 60%.