Je remercie d'abord @netgalleyfrance de m'avoir permis de lire cette BD.
On part aujourd'hui sur une BD qui aborde le quotidien d'un agent social dans une résidence autonomie. Avec tout ce qu'on voit dans les médias, notre expérience personnelle, celle des autres.. on a souvent une vision plutôt pessimiste de la vie dans ce genre d'établissements. Bon faut être honnête, malheureusement, il y a souvent de bonnes raisons à cela. Mais ici, Marc nous montre bien le réel quotidien d'un agent social dans une telle résidence et ça fait clairement réfléchir. Je pense qu'il faut un vrai courage et une force mentale pour pratiquer ce type de métier où l'on fait face à des personnes, des situations pas toujours faciles, tristes... Le vieillissement est un sujet encore tabou à notre époque et c'est dommage. Les personnes âgées sont souvent mis de côté (que ce soit par leur famille ou l'état) et c'est d'une tristesse. Certains passages m'ont fait sourire, d'autres m'ont énervé, puis encore d'autres triste. On ne se rend pas compte de la dureté de ce métier ! Et il existe encore de très bonnes personnes dans le personnel malgré son manque flagrant de moyens disponibles. Marc m'a touché par son empathie, sa compassion envers certaines personnalités, même celles pas faciles, et je trouve que la BD a été un moyen parfait pour aborder le message qu'il voulait transmettre.
Courage à tous ceux et celles qui pratiquent ce métier mais aussi : n'oubliez pas d'aller visiter régulièrement vos proches, il suffit parfois de peu pour leur faire du bien.
Un témoignage lucide, sans complaisance, mais surtout très drôle et humain, sur le quotidien des pensionnaires d’une résidence pour seniors.
Bienvenue dans la Résidence Autonomie ! Quoique le mot « autonomie » est un tantinet exagéré. En réalité, cet établissement pour personnes âgées est l’ultime étape avant l’entrée en Ehpad.
Envoyé par Pôle Emploi, Marc apprend les fondamentaux du métier. Se chausser d’une paire de baskets, parler fort en entrant dans la chambre des résidents (il a parfois l’impression qu’ils se livrent à un concours de surdité) et ne pas oublier de mettre le frein sur un déambulateur (pour éviter les chutes, c’est mieux).
Ensuite, il lui reste le plus difficile : gérer les relations avec les pensionnaires, entre ceux qui mettent la télé à fond, celui qui l’insulte et celui qui le drague gentiment, sans parler des embouteillages de déambulateurs devant l’entrée de la cantine (évidemment, ils ne sont pas équipés de marche arrière).
Entre rire jaune et humour noir, Éric Salch, l’auteur des Look Book, lève le voile sur le quotidien des pensionnaires de ce type de résidence, dans une tragi-comédie qui nous tend le miroir sans complaisance de la situation des vieux… pardon, des « seniors » dans notre société.
Résidence autonomie , c’est l’endroit pour des personnes âgées qui sont encore ( un peu ) autonomes avant l’entrée en E-pad , ce sont des lieux de vie pour les personnes âgées qui souffrent de solitude et qui bénéficient d’une aide , repas par exemple . C’est l’histoire de Marc , ´ agent ´ social , qui va travailler un an dans une résidence autonomie, il va faire deux nuits par semaine . Évidemment il y a un problème dans ce genre de résidence , comment évaluer l’autonomie d’une personne vieillissante , d’autant plus dans un contexte de l’allongement phénoménal de l’espérance de vie . Marc doit sans arrêt faire le bilan de cette autonomie qui peut basculer d’un instant à l’autre . Il faut beaucoup de patience , d’abnégation pour faire ce travail ingrat , difficile , Marc ne tiendra pas plus d’un an . Des réflexions sur le vieillissement et ses nombreux problèmes , ces défis également qui attendent la société . C’est un regard sans complaisance qui m’a paru d’une grande justesse , il y a beaucoup d’humanité dans ce récit qui pointe du doigt un de plus gros problème , le manque de personnel . Heureuses les personnes âgées qui ne doivent pas faire un pas supplémentaire…vers l’E-pad , c’est ce qui me vient à l’esprit après cette lecture . Un grand merci à NetGalley et aux éditions Dargaud .
Marc H. est envoyé par Pôle Emploi dans une résidence autonomie en tant qu’agent social, pour deux nuits par semaine. Formé sur le tas par un collègue, il entre immédiatement dans le vif du sujet, et non, il ne sera pas vraiment payé à dormir. La résidence autonomie, c’est l’étape avant l’EHPAD. Censé aider les résidents à de petites tâches telles qu’ouvrir le courrier, régler la télé, assurer une surveillance la nuit, il fait en réalité le job d’un aide-soignant, voire d’un infirmier. Avec humour (souvent noir, l’humour !), l’auteur dépeint des situations très réalistes, avec des personnes très âgées n’ayant plus beaucoup d’autonomie. Leurs activités et leur prise en charge rappellent le premier âge de la vie : on retombe dans les couches et le coloriage. Pas spécialement fan du dessin (mais on s’y fait vite), c’est le scénario qui m’intéressait, et de ce point de vue je ne suis pas déçue. Difficile de ne pas s’attacher à ces p’tits vieux, aussi capricieux et exigeants soient-ils, tant pour le travailleur social qui doit se protéger pour ne pas ramener le poids du travail chez lui, que pour le lecteur qui est ou sera confronté un jour ou l’autre à de telles situations pour ses proches ou lui-même.
Un vrai sujet de société qui rappelle le scandale Orpea pas si lointain, mais avec une fin touchante. Respect au personnel de ces établissements !
J'ai beaucoup aimé suivre les aventures de cet homme qui va travailler dans une résidence pour personnes âgées. Il va nous montrer tout ce que cela implique et j'ai bien aimé son côté très humain. On voit qu'il est débordé mais en même temps il a envie d'apporter le meilleur à ces personnes qui ont perdu une partie de leur autonomie. Il s'attache même s'il ne faut pas d'après ce qu'on lui a dit.
C'est une histoire vraiment bien présentée et qui montre toutes les difficultés rencontrées par ces personnes si dévouées. Elle est pleine de bienveillance et d'espoir.
Pour les illustrations, ce n'est pas le style que je préfère mais je les ai trouvées criantes de vérité et montrant à merveille la réalité.
Je remercie les éditions Dargaud et NetGalleyFrance pour cette lecture.
j’avais très hâte de lire le dernier ouvrage de Salch, ne serait-ce que pour son style de dessin dont j’ai l’habitude à la lecture de Charlie Hebdo, ses personnages et leurs nez difformes me plient toujours de rire; dans cette BD, Salch retranscrit la vie d’un veilleur de nuit dans une résidence autonomie (l’étape avant l’EPHAD); ce témoignage nous permet de rentrer en immersion dans un milieu que je ne connaissais pas du tout avec toutes les tranches de vie amères et tristes que la vieillesse peut susciter; cela reste toutefois drôle et informatif, une BD à savourer !
BD très touchante sur le quotidien professionnel d’un agent social d’une résidence autonomie. Sur un an, il raconte de nombreuses anecdotes qui permettent de mieux comprendre la réalité de ce que vivent les soignant•e•s et les résident•e•s. Les personnages sont très attachants.
En noir et blanc. Pas hyper fan du graphisme mais ça va bien avec le récit.
Je pensais le rendre à la bibliothèque sans le lire parce que les dessins me rebutaient mais dès les premières pages j’ai été incapable de l’abandonner.
Merci à l'éditeur et à Net Galley de m'avoir permis de découvrir cet ouvrage. L'histoire de cette BD m'a profondément touchée. L'auteur a été capable de me plonger dans un univers que je ne connaissais pas du tout et auquel je pense beaucoup depuis que j'ai fini le livre. Sa fin m'a d'ailleurs bien interpellée. Je l'ai trouvée poignante et lourde de sens. Ca vaut vraiment les 5 étoiles.