L'Autre Monde est le récit d'un double voyage dans l'espace vers Les Etats et Empires de la Lune et vers Les Etats et Empires du Soleil. Il est en cela le roman du monde tel que la nouvelle science et l'astronomie naissante permettent de l'imaginer, infini et habité, et où la Terre n'est qu'une planète parmi les autres. Mais malgré l'ingéniosité des machines-à-voler et la forte présence de la science, ce n'est pas un roman de science-fiction. Le voyageur doit là-haut affronter des peuples et des sociétés dont les vérités chahutent les certitudes de l'humanité terrestre et chrétienne. Le voyage dans l'espace devient voyage dans le temps, chacun des personnages rencontrés incarnant successivement un des discours qui se sont tenus sur l'origine et sur " la nature des choses " : des présocratiques à Gassendi, des récits fabuleux à Descartes. Si peu héroïque que paraisse le personnage principal, il est donc l'acteur d'une aventure intellectuelle mais qui a ses moments de comédie et de poésie, venant interrompre parfois la tension née de l'audace d'un texte qui proclame la faillite des modèles et la débâcle des dogmes.
Savinien Cyrano de Bergerac, French satirist, and dramatist whose works combining political satire and science-fantasy inspired a number of later writers. He has been the basis of many romantic but unhistorical legends, of which the best known is Edmond Rostand’s play Cyrano de Bergerac (1897), in which he is portrayed as a gallant and brilliant but shy and ugly lover, possessed (as in fact he was) of a remarkably large nose.
As a young man, Cyrano joined the company of guards and was wounded at the Siege of Arras in 1640. But he gave up his military career in the following year to study under the philosopher and mathematician Pierre Gassendi. Under the influence of Gassendi’s scientific theories and libertine philosophy, Cyrano wrote his two best known works, Histoire comique des états et empires de la lune and Histoire comique des états et empires du soleil (Eng. trans. A Voyage to the moon: with some account of the Solar World, 1754). These stories of imaginary journeys to the Moon and Sun, published posthumously in 1656 and 1662, satirize 17th-century religious and astronomical beliefs, which saw man and the world as the centre of creation.
I thought this was a comedy and expected something like the satire of Gulliver's Travels. However while there is some of that, there is far more focus on scientific and philosophical discussions. Its a little hard to understand in places but the ideas discussed are really interesting.
Bravo à Jacques Prévot. C'est très rare qu'un éditeur réussi aussi bien avec ses outils (introduction, dossier et notes) à éclaircir un ouvrage qui est très difficile pour le lecteur qui n'est pas un spécialiste dans l'époque. Je recommande fortement à les membres de GR le lire d'édition de Prévot plutôt qu'une autre. Dans mon cas, il a mis en lumière bien choses que je n'avais pas vues il y a quarante-cinq ans quand j'étais au premier cycle.
D'abord, Prévot situe "Les états et empires de la Lune" et "Les états e empires du Soleil" dans le mouvement libertin. Ensuite il annonce que sa thèse est que les deux volumes constituent un seul roman épistémologique; c'est-à-dire qu'ils présentent le récit d'une quête de savoir. Prévot nous montre comment Bergerac critique toute les grandes autorités de la connaissance de son époque. Il commence avec Aristote, les pré-Socrates et Socrate. Il attaque aussi l'Église Romaine Catholique. Finalement, il vise les grands penseurs de la première moitié du XVIIe siècle particulièrement Gassendi et Campanella. Les cibles changent rapidement. Heureusement, grâce au bon travail de Prévot, le lecteur n'est jamais perdu.
Je suis pourtant en désaccord avec Prévot quand il dit que les deux romans ne sont pas de la science-fiction. Il aurait dû dire que tout bon roman de science-fiction est forcément épistémologique.
Ne faisons pas de Cyrano de Bergerac ce qu’il n’est pas, à savoir un prophète de la vérité physique contre tous les dogmes. Il est d’abord et avant tout un amuseur philosophique et un bateleur scholastique. Si on le prend comme guide, s’aller promener dans la lune ou le soleil n’est qu’une aventure mentale car après tout c’est très facile d’être dans la lune et de jouer plein soleil.
Mais cela dit ses voyages astraux – ou est-ce astrologiques – auront bien des continuateurs et des descendants, même si certains sauront donner au voyage un peu plus de piquant aventurier (comme Samuel Buitler, Jules Verne ou Lao She), car ici le dépaysement est simplement un truc facile pour faire dire à un humanoïdes qui marche à quatre patte toutes les insanités possibles du point de vue de l’église, de la couronne ou de la robe judiciaire et d’ensuite en un tour-de-main de renvoyer le quatre-pattiste à son ignorance d’humanoïde qui n’est pas un homme même s’il considère que les vrais hommes dépaysés dans cet empire ne sont que des singes à deux pattes, ou bien des oiseaux toujours à deux pattes et à mettre en cage. Et même à noyer définitivement quand ils se mettent à penser qu’ils ont de la raison et qu’ils déblatèrent on ne sait quoi après avoir appris à parler les langues locales.
D'abord Cyrano fait sa fête au Paradis Terrestre et se paie la tête de ce pauvre serpent qui prit possession du corps d’Adam et dont la tête et le col lui dépassent entre les cuisses. C’est facile, facétieux mais à peine signifiant : simplement un humour amusant at amusé. Puis quand il est exclu de ce paradis terrestre, notre narrateur, et se retrouve sur la lune tout devient une suite chaotique d’assertions extrêmes et de dénonciations prudes et prudentes comme si le démenti supprimait la déclaration initiale. Et Cyrano en a pour tout le monde. Nous n’allons donner que quelques exemples.
L’érotisme mâle et surtout adolescent est à chaque détour de page. « Un jeune adolescent, dont la majestueuse beauté me força presque à l’adoration. » Ou bien ce brave Énoch le Juste vu comme « un homme qui abattait du gland » et une note nous explique que c’est là une gentille façon de parler de l’onanisme masculin. Et que dire de celle-ci : « comme ce serpent essaie toujours à s’échapper du corps de l’homme, on lui voit la tête et le col au bas de nos ventres. » Ce qui revient à dire que quand l’homme abat du gland, en fait il ne fait que jouer avec la vipère de son bas-ventre. Et une autre vision pubère : « J’aperçus devant moi un bel adolescent. » Il y a chez ce Cyrano un pédophile qui ne se cache même pas. Et vous apprendrez que dans ce Paradis Terrestre il y a « onze mille vierges » dont personne ne fait rien bien sûr, respectant leur virginité comme sacrée et divine, car c’est une allusion aux onze vierges de Cologne qui furent martyrisées avant 350 de notre ère, sur la fin de l’Empire Romain sombrant dans la barbarie, bien sûr sexiste. Il est vrai qu’elles ont été démultipliées, Mais cela vaut bien les soixante-douze vierges des martyres musulmans de la Jihad dans leur paradis.
Parlant de sexisme, le texte est brutalement hilarant : « Hors les coupables convaincus, tout homme a pouvoir sur toute femme, et une femme tout de même pourrait appeler un homme en justice qui l’aurait refusée. » Malheur à l’homme qui ne saute pas sur toutes les femmes qui se présentent et ici l’hashtag METOO est le cri de détresse des femmes qui ne sont pas « harcelées » sexuellement. Mais en ce qui concerne le « JE » qui parle comme s’il était l’auteur il ne semble frémir un peu qu’à la vue d’un bel adolescent ou à l’arrivée du « grand homme noir tout velu » qui vient s’emparer du jeune humanoïde quatre-pattiste qui blasphémait l’instant d’avant pour l’emporter par la cheminée, et le « JE » qui nous intéresse embrasse immédiatement ce jeune humanoïde sélénite et ainsi se trouve emporté par l’Ethiopien tout velu et donc tout nu pour qu’on puisse affirmer qu’il est tout velu. Et pourtant la description de ce jeune sélénite venait juste d’être donnée : « Sur son visage je ne sais quoi d’effroyable, que je n’avais point encore aperçu : ses yeux étaient petits et enfoncés, le teint basané, la bouche grande, le menton velu, les ongles noirs. . . et possible même que c’est l’Antéchrist dont il se parle tant dans notre monde. »
Ces jeunes adolescents, ils les aiment beaux comme Adonis, des éphèbes quoi, ou bien sataniques et monstrueux du côté noir et sauvage comme je ne sais quel « Éthiopien » dont en ce temps-là les bons Chrétiens faisaient des esclaves, comme il le dit si bien : « L’Univers ne produit des hommes que pour nous donner des esclaves, et pour qui la Nature ne saurait engendrer que des matières de rire. » Et cela ne change rien de savoir que cela signifie des plaisanteries sur l’arrogance castillane. A cette époque l’arrogance castillane éradiquait d’Amérique des populations entières et des cultures cent fois plus avancées que celle de ces Castillans dont bon nombre ne savaient bien sûr ni lire ni écrire. Quatre livres Mayas ont survécu à l’autodafé génocide des Castillans au Mexique sur ce que les plus timorés historiens évaluent avoir été les bibliothèques Mayas de plusieurs centaines de livres, donc plus de 99% de cette culture écrite dans des livres ont été brûlés ou englouties au fond des mers.
Les raisonnements anticartésiens sur l’existence du vide sont dépassés aujourd’hui mais devait bien amuser les gens de la cour qui n’en savait pas le moindre mot, ni même les virgules. Il se permet mème de mettre en doute la théorie du pari de ce pauvre Blaise Pascal. « S’il y a un Dieu, outre qu’en ne le croyant pas, vous vous serez mécompté, vous aurez désobéi au précepte qui commande d’en croire ; et s’il n’y en a point, vous n’en serez pas mieux que nous. » dit le Terrien qui parle à la première personne. Et le Sélénite lui répond, qui prétend qu’il n’y a pas de dieu : « S’il n’y en a point, vous et moi serons à deux de jeu ; . . . s’il y en a, je n’aurais pas pu avoir offensé une chose que je croyais n’être point, puisque pour pécher, il faut ou le savoir ou le vouloir. » Plus que de la casuistique, on a là une brillante jésuistique : un homme peut toujours fornicoter avec sa voisine si cela permet de la sauver du suicide.
Mais avec Cyrano on finit toujours à en prendre plein le nez. Et bien sûr ici comme ailleurs il ne résiste pas à ce grand et long jeu nasal. Dans ce monde lunaire les enfants qui naissent avec un nez court, dit camus, sont systématiquement castrés pour ne pas courir le risque de produire encore plus de tels hommes car dans ce monde lunaire l’homme doit avoir un long nez pour que son ombre projetée au cadran de ses dents puisse dire l’heure à qui veut bien la demander. Et la morale est digne d’Edmond Rostand qui doit se retourner dans sa tombe quand j’écris cela. Ce brave Edmond n’aurait donc rien inventé : « Un grand nez est à la porte de chez nous une enseigne qui dit : ‘céans loge un homme spirituel, prudent, courtois, affable, généreux et libéral’, et qu’un petit est le bouchon des vices opposés. » Cela est dur ou fort de bouchon, une vulgaire enseigne de cabaret. Bien sûr il n’est pas question des femmes car Cyrano ne doit pas encore savoir que la génétique se transmet pour 50% par les hommes et pour 50% par les femmes. Toutes les filles nées avec un nez court devraient aussi être castrées, ce qui pose un problème purement physiologique.
Si vous aimez une telle satire philosophique, Cyrano est votre homme. Si vous préférez une fiction d’action et de sensation, Cyrano n’est qu’un portier à la grille du grand jardin de l’imagination. Imaginez dans deux cents ans, la publication de la prose du Canard Enchaîné comme une œuvre de fiction sociologiquement révélatrice de notre monde d’aujourd’hui, comme si dans deux cents ans ils sauront la différence entre Hollande, Macron et Wauquiez, pour ne parler, comme Cyrano de Bergerac, que des hommes et sans nommer le diable Sarkozy.
Who knew that Cyrano de Bergerac wrote science fiction? I was impressed by his propulsion systems based on the science of the day-- bottles filled with dew that naturally ascended in the morning towards the sun, a chariot with a powerful magnet chained to an iron ball that the driver had to keep tossing up in the air, firework rockets. I also liked his monetary system based on poetry, and his mobile cities, that move on sails unfurled from each home. The music-box recorded books are a nice touch, too. Of course it's all satire, but one gets the impression he has thought about it a little more than Voltaire, who was just going for the laughs in Candide. In general Utopian novels of the 1600s-1800s are a good place to find proto-SF. You can find this book online at http://www.bewilderingstories.com/spe... I haven't read the book about the Sun yet.
je reconnais qu’il y a des passages chiants mais anyway c’est vrm mon bb il me fait trop rire et somehow je trouve ça aussi super touchant… après je suis tout à fait prête à admettre que je suis folle
J'ai lu ce il ya trente ans, un des nombreux livres du XVIIe siècle sur les voyages lunaires qui ont abouti à la cartographie lunaire des jésuites dans les années 1650. Je me souviens qu'il soit excellent.
3.5 roundup maybe - two parter imaginary traveller story, moon being more fantastic and widely read, sun being more social satire. both are clear precursors to gullivers travels, lots of descartes content in sun too if you're into that kind of thing. the methods of travel differ in each story - in moon he uses effervescent dews, whereas in sun its more of a prismatic lightsail. the lovell translations are delightfully charming and has lots of potential nwobhm band names like "Chrystal Myrroir". interestingly less picaresque than godwin, but clearly inspired by him as in moon bergerac's hero meets godwin's. it would seem that bergerac was quite the rogue himself and his life story is more of a picaresque tale than his actual works
Both satire and philosophical discourse - no wonder both Voltaire and Swift liked his writing and copied some of his ideas in their much lauded books. In addition the Folio Society version is sumptuous - a pleasure to read.
3,5 étoiles - Seulement pour les Etats et empires de la lune
Au XVIIe, un homme veut découvrir ce qui se cache sur la Lune. Ce périple va le mener d'abord au Canada, et enfin sur la Lune, où il découvrira un mode de vie tout à fait différent de ce qu'il connaît sur Terre. Il ne cessera de dialoguer avec les autres personnages sur les thèses scientifiques en vigueur, et, Cyrano de Bergerac, écrivain hétérodoxe, posera les limites d'un certain nombre de croyances de l'époque. Inspiré par Lucien de Samosate, ce roman, difficile d'accès, est en réalité d'une très grande richesse et mêle différentes doctrines pour former une critique de son siècle.
I'm not sure that, until recently, I realized Cyrano was, like, a real person, and not just a character in a play. But he was, and, among other things, he wrote these two tales that are often published together, although they don't appear on Project Gutenberg that way. Moon starts out amusingly nonsensical, with the author attempting to reach the satellite by means of evaporating dew, but ending up in Canada instead. He actually gets to the Moon with a machine powered by fireworks, and finds out that the Garden of Eden and Elijah are there, as are four-legged people who communicate through music. Much of the rest of it is a mix of philosophy and satire, and despite the silliness, Cyrano seems to have had a better idea of the layout of the solar system than many of his fellows. The second book begins with some commentary on the first, much like the second part of Don Quixote, with the narrator being accused of heresy (in real life, neither book was published until after Cyrano's death) and escaping into space in a glass box powered by sunbeams. He finds that the Sun is also inhabited, by shapeshifting people and mythical creatures. It's also the home to a court of birds who put Cyrano on trial because he's human. He also hangs out with the Italian philosopher Tommaso Camapanella, who's presumably there because he wrote a utopian dialogue called The City of the Sun.
Questo libro è la mia più grande delusione letteraria. Cirano avrebbe potuto essere un degno erede di Luciano e Swift, creando una storia di proto-fantascienza satirica degna di essere chiamata "classico", invece ci ha zavorrati con 70 pagine di piombo senza capo né coda.
Infatti l'incipit e la conclusione (potenzialmente interessanti trattandosi di un viaggio sulla Luna) vengono liquidati con una fretta inaudita per lasciare tutto lo spazio ad un interminabile e inconcludente sproloquio filosofeggiante ai limiti della blasfemia. I personaggi sono senz'animo e senza valore, perché fanno solo da portavoce o uditori di strampalate teorie che si dibattono l'una contro l'altra come viscidi pesci in una cesta, all'unico scopo di esibire le capacità del pescatore.
Abbandonata la speranza di godere di elementi fantascientifici, ben presto va in disgrazia anche la vena satirica, per quanto viene portata all'estremo senza motivo. Estenuata e a tratti schifata, ho finito il libro solo per senso del dovere e saltando non poche righe verso la fine, per accelerare la mia liberazione. La sensazione nel leggere questo volume è di avere la testa immersa nell'acqua: all'inizio pare un esperimento ludico, ma se protratto diventa una tortura asfissiante.
Had to give up part way through the first story. I've had this on my shelf since the 1980s but decided to start reading it in December 2021. Whilst the introduction about Cyrano was interesting, the story started out okay. The Garden of Eden on the moon was similar to a story I wrote myself but about another planetary body. From perusing a precis of the stories online, I didn't realise that the author was using the story as an anti-God diatribe and as a whole is distasteful to my faith.
in realtà sarebbe più un 4.5/5 di ⭐️, l’ho letteralmente adorato. anche questa é una lettura fatta per l’università, una scoperta che ho apprezzato molto in tutte le sue forme. credo che savinien sia un genio e mi dispiace che il testo non sia stato ritrovato nella sua interezza, il finale (che per ovvie ragioni non è il finale) lascia l’amaro in bocca, vorrei proprio sapere come si conclude quest’opera.
dommage jpp mettre 2.5 étoiles prcq en vrai j'ai trouvé le début sympa. après j'ai trouvé ça de plus en plus long... genre tous les discours scientifiques des séléniens m'ont vite saoulée surtout que je comprenais rien et qu'il était tard :/ bref je m'en vais faire ma fiche de lecture mtn...
Ricco di spunti di riflessione, mi ha fatta soffermare parecchie volte a pensare. Nonostante sia un libro del 1700 rimane comunque (in alcune parti purtroppo) molto attuale.
[I read L'Autre Monde ou les États et Empires de la Lune in the translation by Archibald Lovell, on the Kindle; and am writing this without Googling anything first, for the thrill of intellectual brinkmanship.]
If you read this expecting swashbuckling adventure or proto-SF, you will be disappointed. It is a series of philosophical dialogues thinly plastered together with bits of adventure; a satirical atopia in the tradition of Gulliver's Travels and Erewhon, that could equally well have been set at the antipodes and would not now be issued in mass market paperbacks with 'SF' on the cover for the disappointment of its readers.
We are very lucky in the modern West. If we have non-standard philosophical opinions, we can put them in a blog, and no one will care. If we lived in a continent ruled by tyrants that burned white hot with religious discord, and we had heterodox ideas that fit nowhere along the spectrum - ideas that burned inside us with a hunger to express themselves - we might be forced to write a satire where we put our arguments in the mouths of characters that we pretend to disagree with. To cover our tracks we can describe these characters as knaves and fools, and have them dragged off to Hell by Zwarte Piet at the end, but if the characters who argue for the orthodox view can only put up feeble and unconvincing arguments against them, then we have shown our hand. I wonder if books like this are being written today in Saudi Arabia? I certainly hope so.
The heterodox philosophy in this book seems to be more or less the Epicureanism of Lucretius, as it was explained to me in the introduction to De Rerum Naturum which I have not finished reading yet. An eternal universe that takes its variety from the random jostling of atoms; the primacy of youth and vigour over worn-out age with its spurious 'wisdom'; a resolution to be satisfied with little leading to extreme simplicity of dress and victual; openness about the processes of generation and an Epicurean promiscuousness that foreshadows the Brave New World. As it is expounded by Lunarites and Solarians this philosophy sparkles with outlandish details that remind me of no-one else but Stanislaw Lem. Ijon Tichy is the only true heir to the Cyrano de Bergerac of this work. Swift and Butler do not quite get there, worthy successors though they are.
I had forgotten how crushing and complete the arguments against the existence of God once were, before the Big Bang was postulated. And I should have given this only four stars, were it not for the sincerity and persuasiveness of the argument that God loves cabbages more than men. Forgive me, Brother Cabbage!
This is one among several early science fiction stories from the 17th Century. The narrator’s two take-offs from Earth were interesting. First, starting from France, he attaches bottles of dew to a chair, and when they’re warmed by the sun, he rises so high he becomes frightened, breaks a bottle, and lands in Quebec (presumably because the author thought the vehicle would not retain its motion relative to the Earth turning). But next, assisted by some fireworks, he makes it all the way to the moon and correctly observes that the moon’s smaller mass yields less gravitational attraction. Anyway, on the moon a lot of things happen: the narrator discovers the garden of Eden; he meets a spirit that has inhabited many human bodies on Earth; he becomes the captive of a species of giants among whom the nobles speak in music and the common people speak in body movements; believed for a time to be female, he’s paired up with a man from Spain (in fact, the main character from Bishop Francis Godwin’s earlier The Man in the Moone!), ostensibly as a mate but more definitely as a companion; he learns the musical language, so he’s able to write the names of his captors in a musical notation; etc., etc. There’s also plenty of natural philosophy, including a discussion of whether the stars show us that there are infinite worlds, but most of that stuff is pretty dull. More engaging are the many observations of odd facts about life on the moon, like people sleeping (or getting tickled by servants) in little closets on beds of flowers, towns that move around on wheels, people walking around at night with a bunch of crystal globes full of glowworms around their legs, and music boxes that take the place of books in the musical language.
I have not yet read this. An English translation by Richard Aldington is available on Amazon's US site: http://www.amazon.com/Voyages-Moon-Su... ...although it's not free, as of this comment it's only $1.00 for the Kindle eBook. I assume there may be other sources inside and outside the US as well.
Fascinating early science fiction classic--along the lines of Gulliver's Travels, although predating it by a generation. Follows the author's often comic adventures as he visits the Moon and, in a sequel, the Sun--with many irreverent and satirical references to Cyrano de Bergerac's France of the mid 17th century.
Well, it wasn’t quite what I had imagined. Very rambling and incoherent in places. It’s clear that Jonathan Swift improved on many of the ideas in Gulliver’s Travels, but interesting to read something from the 17th century. As an aside the English of this translation is also interesting. It dates from 1923 and there have been numerous changes in style since then.