« Un livre que l'on dévore plus qu'on ne le lit, le souffle court, jusqu'à la dernière ligne. » Le Progrès Quand elle reprend conscience à la maternité, Betty ne se souvient pas des circonstances dramatiques de son accouchement. Elle ne comprend pas pourquoi son mari reste injoignable. Elle découvre avec effroi que son bébé a été baptisé Noé et qu'un inconnu rôde autour de lui. Elle se débat, impuissante à le confondre. Mais peut-elle se faire entendre alors qu'on la prétend folle ? Accueillie au sein de l'unité mère-bébé par un psychiatre peu conventionnel, soutenue par une équipe de choc, Betty va renouer, peu à peu, avec sa mémoire confisquée. À commencer par ce prénom, Noé, qui ravive une douleur longtemps endiguée. Lorsque le barrage cède, la vérité a des allures de cadavre... Thriller psychologique oppressant, On noie bien les petits chats nous entraîne, sans répit, entre quête personnelle et implacable traque policière.
Quel dommage, un début si prometteur! Un personnage qui se retrouve en psychiatrie après son accouchement. Les mystères entourant cette femme où on se demande si elle est folle ou victime d’un complot. J’étais folle de joie d’entrer dans un thriller psychologique.
Et puis finalement, on glisse très rapidement dans le thriller de bas niveau, un peu invraisemblable. Méchante déception pour moi.
J'ai beaucoup aimé ce thriller psychologique. Cet ambiguïté de savoir si Betty est atteinte de troubles psy ou pas, m'a bien plu. C'était pour moi le premier de cette auteure, je n'hésiterai pas à me lancer sur un autre
Un bon thriller avec un début très prometteur. Quelques invraisemblances mais qui n'empêchent pas de se laisser happer par l'intrigue et ces multiples rebondissements !
J'ai eu du mal à rentrer dans l'histoire : brouillonne dans ses débuts, plus limpide par la suite . Le thème ne m'a guère surprise: on s'attend à cette fin La narration à la 2eme personne du singulier ne m'a pas convaincue .
On ne croit pas les victimes. On n'a pas envie de les entendre. Elles exagèrent, vraiment! On voudrait minimiser leur plainte. Majorer leur responsabilité. Peut-être qu'elles y sont pour quelque chose ? Peut-être même qu'elles l'ont bien cherché... Allez savoir! On les blâme de s'être tues autant que de ne plus se taire. Est-ce qu'elles se rendent compte des effets de leur parole? De telles accusations! Où sont les preuves? Une catastrophe pour l'ordre établi. Une catastrophe pour l'autre, l'agresseur présumé. Présumé innocent. C'est lui, la victime! Est-ce qu'on veut vraiment détruire sa vie? Peut-être qu'on se trompe? Qu'on interprète? Peut-être même qu'on y a pris du plaisir... Allez savoir ! On ne croit pas les victimes. On préfère n'en rien savoir. Conserver l'illusion d'un monde juste et protecteur.
Presque toute l'intrigue se déroule dans un hôpital, une maternité plus précisément. "Après un accouchement particulièrement éprouvant, seule dans son appartement, Betty se retrouve à l'hôpital. Son mari étant en voyage en Afrique, c'est seule qu'elle doit affronter une situation qui la dépasse. Alors qu'elle désespère de ressentir un quelconque instinct maternel, elle découvre que son fils nouveau né a déjà été déclaré à l'état civil sous un prénom qu'elle n'a pas choisi, par un inconnu qui se fait passer pour son mari auprès du personnel. Betty croit devenir folle et intègre une aile psychiatrique dédiée aux jeunes mamans en détresse.
Le roman s'ouvre sur une terrible scène de maltraitance obstétrique, immédiatement suivie par un accouchement épouvantable. le lecteur est immédiatement happé par l'écriture de Françoise Guérin. Tout le récit est rédigé à la deuxième personne, donnant un rythme martelant à l'ensemble et maintenant constamment un sentiment d'urgence. Dans la première moitié, on se demande ce qui se passe. On hésite entre folie et complot, tout le temps, à chaque court chapitre. Dans la seconde, on passe son temps à imaginer comment tout cela va se terminer. C'est une lecture haletante, menée à un train d'enfer. Le style de l'auteure est sec, incisif, rythmé... Elle a construit des personnages ambigus et les a placés dans un environnement inquiétant, tout pour qu'on tienne entre nos mains un véritable page turner. Un thriller psychologique particulièrement bien composé, qui aborde le sujet délicat de la détresse post-partum et de la mémoire. Une très belle réussite, tellement intense qu'on voudrait la lire d'une traite.
c'est pour moi un gros coup de cœur, le premier de l'été. Je me suis beaucoup attachée à Betty, mais aussi à Charlotte, à Madeline et au docteur Lorrain. J'ai aimé suivre ce thriller psychologique où l'on se demande si Betty est simplement paranoïaque ou si elle est vraiment en danger, et ce qui a bien pu provoquer ce dernier. J'ai apprécié qu'on nous parle de l'hôpital et de ses problèmes, mais aussi de ces difficultés à être mère et à se nouer avec son enfant, ou le manque de considération qu'on donne à la parole des victimes. C'est un très bon roman, qui se lit bien, et qui a une écriture originale. J'ai vraiment pris plaisir à dévorer ce livre que j'ai lu en deux jours, et je ne peux donc que vous en conseiller sa lecture.
Quel étrange roman ! Un thriller psychologique sous forme de huis-clos effrayant dans le cerveau d’une mère, Betty, qui souffre d’une dépression post-natale et se retrouve internée dans un service mère-bébé en psychiatrie. Ce n’est pas son seul problème, loin de là! Après avoir accouché seule chez elle, en catastrophe, il lui est impossible de joindre son mari, un journaliste international qui a dû se rendre en Afrique pour couvrir un reportage de dernière minute… Accueillie dans le service mère-bébé, elle est harcelée par un individu inquiétant qui s’en prend physiquement à elle… Il parvient également à approcher son bébé, se fait passer pour le père de celui-ci et le baptise Noé, prénom que Betty n’a pas choisi et qui lui évoque un épisode très sombre de son enfance…
La « rencontre » entre Betty et son bébé n’a pas pu se réaliser en raison des circonstances particulièrement difficiles de l’accouchement; le lien mère-enfant étant compromis, ils sont placés dans une structure spéciale d’un service de psychiatrie où l’on travaille à établir ce lien. Françoise Guérin est psychologue spécialisée dans les troubles de la parentalité, on ressent son envie de valoriser ce métier : les encadrants sont à l’écoute, conseillent et rassurent pour que la « rencontre » mère-enfant puisse avoir lieu. Les pages consacrées à ce processus sont intéressantes et prouvent toute l’utilité de ces métiers. Néanmoins, je déconseille ce livre aux futures mamans car le premier chapitre, l’accouchement en catastophe, ne peut que les effrayer.
La mémoire est un marécage. Dans ses eaux troubles, des boues toxiques, des déchets, des cadavres. Tout ce qu’on a dû enfouir en hâte, faute de pouvoir le traiter. Ce qu’il confisque dans sa puanteur, le marécage finit toujours par le rendre.
L’énigme est intrigante: un mari disparu, un inconnu qui se prétend le père de l’enfant et qui exerce une pression psychologique sur la mère. Celle-ci sent bien que tout cela est lié à son enfance, elle en a des réminiscences de plus en plus précises… Un suspense intenable qui nous pousse à tourner les pages de ce roman de plus en plus rapidement. Les thématiques abordées sont nombreuses, notamment celle des violences faites aux enfants et leurs conséquences. La succession d’évènements et le dénouement de l’intrigue sont assez improbables dans la vraie vie (heureusement!) mais ce roman mené tambour battant a le grand mérite de mettre en lumière des sujets méconnus. A découvrir !
Ce dernier roman de l’auteure reprend un thème qui lui est cher : la toute nouvelle mère et sa relation avec son bébé, couplé d’une enquête policière des plus retorse.
Betty vient d’accoucher seule sur le pas de sa porte, se réveille à l’hôpital comateuse après avoir perdu beaucoup de sang. Mais elle ne peut pas voir son bébé car le père s’y oppose. Or, Betty apprend que son mari est retenu en otage en Afrique.
Qui est donc ce mystérieux homme qui a fait irruption entre Betty et son bébé ?
Betty devra chercher dans ses souvenirs enfouis, aidé d’une équipe de soignants (des vrais qui ont le temps et la patience) bienveillants.
J’ai aimé suivre Betty dans les méandres de ses souvenirs et ses peurs actuelles (le fameux personnage mystérieux fait régner un climat de terreur).
J’ai aimé les femmes autour de Betty dans le service mère-bébé, chacune avec son histoire et sa relation difficile avec son enfant.
J’ai aimé le mot de rencontre employé quand Betty voit pour la première fois son bébé.
Et si le côté enquête m’a moins parlé cette fois-ci, j’ai retrouvé avec plaisir la plume de l’auteure.
L’image que je retiendrai :
Celle du chauffeur de taxi qui aide Betty à accoucher sur le pas de sa porte, lui qui connait les gestes pour sauver la mère et l’enfant, lui qui était médecin dans son pays de naissance.
Voila ce qui s'appelle une lecture "coup de poing"! Écrit à la deuxieme personne du singulier, l'exercice est réussi haut la main quand on voit avec quelle intensité j'ai lu ce roman. A chaque page que je tournai j'étais de plus en plus essoufflée tellement j'appréhendai la suite ! L'histoire est dingue ! Et jusqu'au dernier moment on ne se doute pas une seconde du dénouement. Il se passe tellement de chose plus bizarre les unes que les autres que j'étais à deux doigts de lire le livre à l'envers juste pour pouvoir souffler un peu ! Le rythme est haletant, les personnages sont tellement bien construit et l'histoire tellement bien écrite, que j'avais l'impression d'être avec Betty dans l'unité mère/enfant. J'ai adoré l'écriture, mais aussi toute la sensibilité qui se dégage du récit. Outre l'enquête qui m'a complètement embarquée, c'est aussi les histoires de ces femmes, de ces mères, qui m'ont bouleversée. La difficulté de la première rencontre avec son enfant, les hauts et les bas des premières fois, tout y est parfaitement décrit.
Une pépite ! Au delà de l’histoire hallucinante de Betty, on découvre en parallèle d’autres sujets qui sont tout aussi importants. Par exemple la maternité ! En tant que jeune maman il y a énormément de passages dans le livre ou des mots ont été posés d’une justesse à couper le souffle sur ce sujet. On se rends compte aussi que ça peut être facile d’être prise pour folle et que désormais on émets toujours un doute sur la véracité des faits d’autrui. C’est souvent les autres qui ont peut être raison, la victime qui exagère toujours … mais qu’heureusement il reste de la bienveillance et des gens bons dans ce monde. Enfin, que les apparences sont trompeuses et que notre esprit est très fort pour occulter ce qui nous dérange et nous empêche d’avancer.
Bref c’est un livre très sympathique à lire, auquel on a pas envie de décrocher et surtout riche en « leçons » !
Une très belle découverte 😍
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Un livre très bien écrit, qui parle très bien de la difficulté maternelle. Par contre, je suis un peu déçue par l’aspect thriller. Il est passionnant et les rebondissements imprévisibles. Mais je reste frustrée que la difficulté maternelle soit uniquement expliquée par des actes réels. Quid des psychoses ou bouffées délirantes « réelles ». L’héroïsme n’est pas seulement de parvenir à se libérer d’un tortionnaire réel. A ce détail près le livre est un très bon livre à suspense sur fond de maternité.
Lecture facile pour un polar léger qui a quand même le mérite d’aborder l’amnesie post traumatique et la dissociation, de décrire la realite des stuctures de soin, tout en rendant un hommage aux soignantes et aux mères pour qui, la maternité ne rime pas necessairement avec epanouissement.
Le concept est super intéressant et le début du roman vous embarque directement ! En revanche, j'ai eu beaucoup de mal avec la narration au "tu" et j'ai été un peu déçue de la fin
J'ai beaucoup aimé la mise en place de ce thriller très particulier. J'ai aimé que le thème de la relation mère-enfant soit au centre du roman et que le plus gros se passe dans un centre d'accueil pour mères en difficulté. Cela est abordé d'une manière très juste. En même temps une atmosphère pesante et inquiétante se met en place, augmentée par les doutes et les souvenirs refoulés de Betty. La suite du thriller m'a paru parfois un peu trop alambiquée et dans la surenchère.