Un pavillon de banlieue. Trois jours. Deux frères et une soeur. Claire, l'aînée, infirmière et mère de famille harassée par le quotidien. Antoine, le benjamin, startupeur efficace mais en lutte contre le monde entier. Paul, le fils cadet, cinéaste en marge des siens, accusé de piller la vie familiale pour nourrir ses oeuvres... Réunis dans la maison de leur enfance, engoncés dans des costumes trop petits pour les adultes qu'ils sont devenus, tous souffrent du rôle qui leur a été attribué. À la veille de l'enterrement de leur père, les retrouvailles sont-elles possibles ? Alors que sonne le glas des règlements de comptes et que les souvenirs divergent, chacun aurait-il raison malgré l'autre ? Comme au théâtre, Olivier Adam met en scène un huis clos virtuose en trois actes, où ses personnages rejouent l'histoire de nos vies.
Romancier de renom, Olivier Adam connaît un succès populaire et critique indéniable qui le place parmi les écrivains les plus connus de sa génération. Ancien étudiant en gestion des entreprises culturelles, il participe à la création du festival littéraire 'Les Correspondances de Manosque' et travaille comme directeur de collection aux éditions du Rouergue. C'est son premier roman paru en 2000, 'Je vais bien, ne t'en fais pas' qui lui permet d'accéder à la notoriété. Lauréat du prix Goncourt de la nouvelle en 2004 pour 'Passer l'hiver', l'auteur poursuit néanmoins dans la veine romanesque avec 'Falaises' ou 'À l'abri de rien'. Des histoires plein la tête, Olivier Adam sort coup sur coup 'Des vents contraires' (2009) et 'Le coeur régulier' (2010), tout en écrivant des ouvrages jeunesse, 'Les Boulzoreilles', avec Euriel Dumait (2010) ou 'Personne ne bouge' (2011).
Parmi les auteurs français les plus adaptés au cinéma, il collabore dès 2006 avec Philippe Lioret, au scénario de l'adaptation de son premier roman 'Je vais bien, ne t'en fais pas'. Il retrouve ensuite le réalisateur pour l'écriture du script de 'Welcome'. Il participe également aux scénarios de 'Poids léger' et 'Maman est folle (d' après 'À l'abri de rien') de Jean-Pierre Améris, et à celui de l'adaptation par Jalil Lespert de son roman 'Des vents contraires', sorti en décembre 2011.
La famille comme une scène de théâtre, voilà ce que propose Olivier Adam à son lecteur.
Le lent délitement des liens, les reproches tus, les jugements silencieux sur les uns et les autres et l'inévitable éloignement. Une plongée au cœur des pensées de chacun, au moment où la famille se doit d'être soudée pour enterrer le père de famille.
Cet au-revoir est synonyme de réapparition du frère qui s'est éloigné, pour vivre sa vie de réalisateur et de dramaturge. Celui qui ose mettre en scène sa famille, parler d'eux publiquement, même jusqu'à se renier lui-même. Mais la vie en général n'est-elle pas cette immense scène de théâtre ?
J'ai aimé cette alternance des points de vue, ces sentiments ambivalents et ces liens rompus et pourtant si forts, ces questionnements personnels sur la famille, l'identité, le devoir aux parents, les relations amoureuses. Des personnalités qui se cherchent au travers des doxa sociales.
Un petit goût d'inachevé en tournant la dernière page.
случайно начатая книга, оказалось приятной семейной историей в трёх днях. для меня что-то не типичное, но было хорошо, наверное по этой книге я бы хотела посмотреть спектакль.
Quel plaisir de lire un nouveau livre d’Olivier Adam ! 🏡 Dans ce huis-clos en banlieue parisienne, trois frères et sœur, et leur mère, se retrouvent dans la maison familiale, à la veille de l’enterrement du père. 🖋La grande sœur est infirmière, elle soigne à l’hôpital, elle prend soin de ses proches, mais l’équilibre ne tient qu’à un fil. Le grand frère est auteur et metteur en scène, il n’est pas proche des deux autres, assez secret. Le petit frère, qui a cette colère latente qui le dévore. Une pièce en trois actes. 📚 J’ai beaucoup aimé, je l’ai trouvé plus lumineux que d’autres de ses livres !
Drei Geschwister treffen am Vorabend der Beerdigung ihres Vaters in ihrem Elternhaus wieder aufeinander. Alle haben ganz unterschiedliche berufliche und private Wege eingeschlagen, der mittlere Bruder, ein Filme- und Theatermacher scheint das schwarze Schaf der Familie zu sein. Ein spannender erzählerischer Kniff besteht darin, dass die Kapitel abwechselnd aus der Sicht der anderen beiden Geschwistern verfasst, letztlich aber Teil eines Theaterskripts sind und somit besagter mittlerer Bruder deren eigentlicher Erzähler ist, der zudem wiederholt angibt, Szenen des Familienlebens für seine Werke nach Bedarf anzupassen oder auszuschmücken. Abgesehen von diesen bemerkenswerten technischen Punkten ist es ein gut geschriebener Roman über das Innenleben einer Familie, über Kinder und Beziehungen, aber auch über Kultur und Nostalgie.
Une écriture que je n’ai pas aimée, des rôles préfabriqués et des personnages auxquels on ne s’attache pas le moins du monde. Ils sont tous aussi insupportables les uns que les autres. Il est aussi difficile de choisir un personnage qu’on aime le plus que de choisir celui qu’on aime le moins. La deuxième étoile est juste là parce qu’au moins il n’y a pas d’incohérence dans l’histoire et parce qu’il se lit vite.
Dessous les roses, le nouveau roman d‘Olivier Adam interroge dès son titre. Et, pourtant, c’est toujours avec autant de plaisir que je l’ai découvert.
Dessous les roses est une plongée dans la famille d’un transfuge de classe qui s’en vante ! L’univers des banlieues, des pavillons et des parcours où la vie s’y déroule sans excès, sans histoire peut tout à fait se raconter. Mais lorsqu’un ancien membre le dénigre et en médit, les dégâts familiaux sont considérables. De l’amertume à la colère, Olivier Adam interroge, comme il sait parfaitement le faire, les liens au moment où la famille se réunit après le décès du père.
La famille Eriksen doit se réunir. Demain est enterré le père. Paul, l’aîné, est celui qui est le moins présent, habituellement. D’ailleurs, c’est celui que sa mère attend, encore, dans la soirée.
Car les deux autres sont là. Claire accompagnée de son mari et ses enfants sont arrivés depuis longtemps. Personne ne pourrait imaginer que cette fille si responsable ne soit pas auprès de sa mère dans ce moment si difficile. Olivier, le plus jeune, a préféré venir seul. Pourtant, il aurait pu se faire accompagner de Sarah, la femme avec qui il vit depuis déjà suffisamment de temps et la présenter à sa mère. Complétement absorbé par son travail, il n’a pu se libérer qu’une journée. On l’attend déjà pour soutenir un dossier difficile !
Rapidement, apparaissent les incompréhensions, les rancœurs, les colères mais aussi les souvenirs qui lient de façon indélébile les trois enfants, devenus adultes. L’objet de tous les ressentiments est ce frère si peu présent mais particulièrement actif sur les réseaux et les différents plateaux. Paul est réalisateur. Il a une affreuse tendance à utiliser son vécu, son passé dans ses créations et pas toujours à l’avantage des protagonistes, surtout concernant son père. Ces révélations embarrassent sa sœur, mais surtout son jeune frère, car Paul soutient leur véracité au niveau des médias. Olivier voit là une façon détournée de dénigrement injustifié.
Il y avait une petite vibe "Juste la fin du monde" de Jean Luc Lagarce et moi qui ait adoré cette pièce de de théâtre, je ne pouvais qu'apprecier ce roman basé sur les relations familiales parfois complexes. J'ai pu me reconnaître dans certains passages (je ne sais pas si c'est une bonne nouvelle...). J'ai lu ce livre avec un œil différent dans le sens où ce roman aurait pu se passer dans ma vie personnelle. Olivier Adam aborde des sujets que connaissent tant de famille (colère, jalousie, les non dits, les conflits, l'éloignement d'un membre de la famille...) qui l'est quasiment impossible de ne pas s'identifier à ce roman ou au moins à l'un des personnages. De plus, l'écriture est fluide, simple et elle retranscrit tellement bien les émotions, les ressentis que je ne peux pas croire que l'auteur lui même n'est pas vécu une situation similaire dans sa vie. Très belle découverte ! CEPENDANT ! Deux choses m'ont titillé quelque peu : le fait que le terme homosexuel soit toujours remplacé par p🎲 m'a dérangé. De plus, souvent, en plein dialogue, le personnage va se mettre à penser et divaguer alors le rythme de la conversation n'est plus fluide et on se perd.
Un texte émouvant qui nous plonge au cœur des sentiments d’une fratrie torturée, réunie pour les obsèques de leur père. Tristesse, colère, ressentiments. Chaque douleur se confronte et s’affronte.
Aide mémoire - spoiler alert Le père est mort, Claire et Antoine arrivent dans la demeure familiale pour les obsèques. Ils ne savent pas si Paul, ce connard de Paul, va venir. Claire veut envoyer bouler sa vie et son mari Stephane pour son amant Yann. Antoine va devenir Papa avec Sarah, dont il n’est pas amoureux mais ne pense qu’à Lise. Puis Paul et sa suffisance arrivent, l’électricité dans l’air est palpable et il va y avoir beaucoup d’éclairs et de coups de tonnerre. L’enfant banni par le père, ou l’enfant qui a banni son père ? Il n’empêche que c’est Paul qui se ra chargé par le père sur son lit de mort de prendre soin de la mère qui tout doucement perd le sens du réel.
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Pas simple de vivre avec un frère artiste. En particulier, quand celui-ci s'inspire de la vie familiale, pour imaginer ses films et pièces de théâtre, en prenant quelques libertés artistiques, bien souvent au détriment de la vérité. C'est ce que lui reprochent son frère et sa sœur.
J'ai beaucoup aimé la dernière page, car elle donne un tout autre éclairage au roman. Il y avait des indices, dès le début, mais j'ai tout de même été surprise. Sans cette fin, j'aurais trouvé ce livre beaucoup moins intéressant.
Le décès du père réunit les 3 enfants autour de leur mère, tous très éprouvés par le deuil . C'est l'occasion pour régler les contentieux entre les membres de cette fratrie, où la perte d'un être clé entraîne celle de l'enfance. Amour et haine de la famille, souvent décrits mais cette fois encore très sensible , attachant, dans un style moderne, présenté non pas en chapitres mais en actes et scènes. J'ai beaucoup aimé les personnages mis en roman par Olivier Adam.
Dessous les roses se savoure comme un bon téléfilm. Rien de surprenant, rien de transcendant mais quelques répliques et réflexions qui font mouche. Une petite musique connue mais qui s’écoute sans déplaisir. Une question cependant : pourquoi avoir voulu présenter ce roman comme un texte destiné à une pièce de théâtre ?!
Une de mes meilleures lectures de la rentrée litté 2022 !
J’ai tout aimé : cette fresque d’une famille éparpillée, les personnages complexes, la sensibilité qui implose de chaque page. L’auteur décrit l’amertume, la tendresse et la nostalgie avec magnificence.
Avril 2023. Une même famille et des points de vue si divergents sur ce père qu’ils sont venus enterrer. Ce roman a beaucoup raisonné en moi, j’y ai trouvé des échos à plusieurs situations vécues. Beaucoup de réflexion. Bref, une lecture porteuse et une écriture très correcte.
Toujours un peu les mêmes histoires avec Olivier Adam mais toujours aussi plaisant. On lit comme on verrait un film. Des histoires de familles, de fratries qui nous touchent car elles nous ressemblent, pourraient être les nôtres.
Un jour peut-être, Olivier Adam cessera de gaspiller son talent d'écrivain à se regarder le nombril et à ressasser toujours la même histoire. Mais pas aujourd'hui, de toute évidence.
Les liens du sang sont ici prétexte à la haine et au déchirement. J'aime bien cet auteur en général, cependant je suis un peu déçue : beaucoup d'injures des grossièretés colériques, et puis ça se répète un peu, comme si l'ensemnle était " bâclé ".
Депрессивненько…. Все герои неприятные, даже противные. Обязательный ненужный гей контекст… если читатель не знает французские реалии - песни, супермаркеты, магазины, театральный мир, мне кажется, ему должно быть сложно понять некоторые детали, которые хочет показать автор.
Babelio, AlexB27 « C'est le problème avec les mots. On croit qu'ils vont nous rapprocher. Gommer le malentendu. Mais ils ne cessent de souffler sur les braises au contraire. » Et la colère, les différences n'ont jamais été aussi palpables qu'en ce jour de retrouvailles. Le moment pourrait être à l'apaisement, mais les rancœurs de la fratrie Eriksen sont tenaces. Et l'enterrement du père de Paul, Claire et Antoine va cristalliser jalousies et rancunes, susciter disputes et débats. C'est une pièce de théâtre qui se joue sur 200 pages. Avec ses personnages excessifs, qui surjouent parfois. Mais qui ressemblent terriblement à ce que peut être une famille, avec ses perceptions différentes selon ses membres, ses liens distendus et ses (nombreux) malentendus. Finalement, j'ai l'impression d'avoir lu un film d'Arnaud Desplechin. Porté par la petite musique d'Olivier Adam, sa pudeur, ses obsessions. Et c'est plutôt pas mal.
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Ce roman sur une fratrie qui se retrouve pour l'enterrement du père m'a beaucoup plu. La situation des personnages était peut-être trop dramatique vu que tout se délite dans la vie d'eux mais l'écriture de l'auteur, les différents points de vue et surtout la fine analyse des comportements sociaux et des rapports interfamiliaux m'ont vraiment plus. Sans compter un questionnement sur la réalité et la fiction qui font que le lecteur ne pourra jamais démêler la vérité de cette histoire. Vraiment intéressant.