in12. Broché. 183 pages. Des paroles de Jésus oubliées par les évangiles canoniques une histoire de la Vierge Marie à laquelle l'Eglise sans toujours citer ses sources donnera une grande importance théologique l'agonie de saint Joseph l'enfance agitée de Jésus les récits détaillés de son procès de sa passion et de son séjour chez les morts tels sont les évangiles apocryphes. Quel intérêt présentent-ils ? Réminiscences de fait authentiques ? Rêveries populaires ? Documents historiques sur la piété des trois premiers siècles ? Témoignage sur l'émergence et les spéculations des sectes primitives ? Les apocryphes répondent oui à toutes ces questions. Ils sont en cela déjà les témoins du débat entre la soumission de la foi et le discours de l'imaginaire. Presque tous les plus anciens évangiles apocryphes ont été ici réunis et présentés par France Quéré qui livre en outre une traduction nouvelle et intégrale des textes grecs
Le titre devrait être "Une sélection d'évangiles apocryphes", parce qu'écarter celle de Philippe parce que "trop ésotérique" ou telle autre parce que redondante, c'est faire une sélection personnelle et ça pourrait être indiqué au moins sur la 4ème de couverture. Je n'ai pas accroché avec la présentation et la remise dans le contexte des textes présentés.
Comme chacun sait, le Nouveau Testament s’amorce avec quatre Évangiles nommés de quatre prénoms : Matthieu, Marc, Luc et Jean, mais il est beaucoup moins connu qu’il existe des tas d’autres évangiles qui n’ont pas été sélectionnés au sein du canon biblique, soit en fonction de leur apparition tardive (postérieure à l’établissement du canon au IIe siècle), soit en fonction de leur contenu controversé, maladroit ou insignifiant d’un point de vue religieux. Ça serait formidable qu’il existe vraiment des textes crédibles écrits à partir de témoignages sur la vie de Jésus écrits par de gens comme Marie, Pilate, de Joseph ou encore Jacques et c’est probablement pour cette raisons que tous ces anonymes hurluberlus les ont écrits. Vraiment, même du point de vue du respect de la règle chrétienne, je ne vois aucune raison de censurer ces écrits ou de mettre le lecteur en garde contre eux. Leur candeur éclate au grand jour de manière si évidente qu’il faudrait vraiment vouloir y trouver une vérité historique pour y arriver. Ces écrits exclus du canon sont qualifiés d’« apocryphes », (du grec ἀπόκρυφος / apókryphos, « caché ») un écrit « dont l'authenticité n'est pas établie » (Littré). Évidemment, plusieurs de ces textes ont aujourd’hui disparus où n’existent que sous formes de fragments. Dans l’ensemble, deux ont particulièrement attiré mon attention, soit l’évangile de Pierre qui, bien qu’il comporte plusieurs maladresses, est probablement le plus ancien du lot et décrit la résurrection de Jésus en « live » et celui de Thomas qui est le seul dont l’inauthenticité ne saute pas aux yeux à la première lecture. Il s’agit d’un recueil de sentences données de manière d’apparence aléatoire et dont la grande majorité rejoint le contenu des quatre évangiles canoniques. Enfin, l’évangile gnostique du IVe siècle attribué à Judas n’est pas compris dans ce recueil. Pour les intéressés, vous le trouverez en version pdf à l’adresse suivante : http://misraim3.free.fr/divers/evangi...