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Lénore et autres ballades

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"Lénore et autres ballades", de Gottfried August Bürger. Publié par Good Press. Good Press publie un large éventail d'ouvrages, où sont inclus tous les genres littéraires. Les choix éditoriaux des éditions Good Press ne se limitent pas aux grands classiques, à la fiction et à la non-fiction littéraire. Ils englobent également les trésors, oubliés ou à découvrir, de la littérature mondiale. Nous publions les livres qu'il faut avoir lu. Chaque ouvrage publié par Good Press a été édité et mis en forme avec soin, afin d'optimiser le confort de lecture, sur liseuse ou tablette. Notre mission est d'élaborer des e-books faciles à utiliser, accessibles au plus grand nombre, dans un format numérique de qualité supérieure.

48 pages, ebook

First published January 1, 1773

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About the author

Gottfried August Bürger

440 books10 followers
Gottfried August Bürger was a German poet from Molmerswende (now a part of Mansfeld), Principality of Halberstadt, where his father was the Lutheran pastor. Bürger's talent for popular poetry was very considerable, and his ballads are among the finest in the German language, of which Lenore, Das Lied vom braven Manne, Die Kuh, Der Kaiser und der Abt and Der wilde Jäger are famous. Few of his purely lyrical poems have earned a lasting reputation, though mention may be made of Das Blumchen Wunderhold, Lied an den lieben Mend, and a few love songs.

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Profile Image for Czarny Pies.
2,899 reviews1 follower
August 26, 2018
Ce volume étonnant contient huit traductions de Lénore (dont une de Gérard de Nerval) plus la version originale allemande. Quel régale pour un germanophile. Il faut reconnaitre que l'allemand un instrument sans pareil pour la poésie.

Voici ce qu'a écrit Madame de Staël sur ce grand classique du romantisme.

« en Allemagne, la terreur, les revenants et les sorciers plaisent au peuple comme aux hommes éclairés; c’est un reste de la mythologie du Nord; c’est une disposition qu’inspirent assez naturellement les longues nuits des climats septentrionaux.
Bürger est celui qui a le mieux saisi cette veine de superstition qui conduit si loin dans le fond du cœur. Celui qui n’a pas lu Lenore dans le texte ne peut se faire une idée du mérite étonnant de cette romance : toutes les images, tous les bruits en rapports avec la situation de l’âme, sont merveilleusement exprimés par la poésie : les syllabes, les rythmes, tout l’art des paroles et de leur sens est employé pour exciter la terreur. La rapidité des pas du cheval semble plus solennelle et plus lugubre que la lenteur même d’une marche funèbre. L’énergie avec laquelle le cheval hâte sa course, cette pétulance de la mort cause un trouble inexprimable; et l’on se croit emporté par le fantôme, comme la malheureuse qu’il entraîne avec lui dans l’abîme ».
Profile Image for Mouâd Benzahra.
245 reviews5 followers
October 12, 2018
« Lénore », est un fameux recueil de poèmes en prose, auxquels plusieurs autres auteurs se sont intéressés (notamment Germaine de Staël et Gérard de Nerval), qui captive par son côté fantaisiste, romantique et aussi lugubre, et ce à travers les multiples images qu’il projette.

« Il s’élance à bride abattue contre une grille de fer ; d’un coup de sa houssine légère, il frappe… les verrous se brisent… »

Les émanations de cœur sont décrites avec une rapidité vertigineuse, les transitions entre les états d’esprit se font constamment de manière impromptue, c’est le dire le suspense sentimental qui y prévaut, rendu admirable par le choix des personnages et les descriptions brèves et palpitant des forteresses germaniques et milieux champêtres.

« Quand la violette est cueillie, aucune rosée, aucune pluie bienfaisante ne peut la réjouir ; elle se fane et pour toujours. »

L’amour lié à la mort, figure du romantisme allemand par excellence transparait clairement dans « Lénore » mais aussi dans le reste des poèmes figurant dans ce recueil, qui ne manquent pas non plus d’intérêt. Le trait commun à toutes est l’absence de langueur dans la perception des refrains : les objets disparaissent rapidement, chaque sentiment cède par instants et se renouvelle dans une harmonie qui tient en haleine, les dénouements n’en sont pas moins capricieux !

« Le valet et le chevalier sont tous deux créés d’un peu de boue. L’élévation de l’âme est la seule noblesse. »
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