Un essai passionnant qui creuse (presque) tous les aspects, négatifs comme positifs, matériels comme symboliques, du maquillage et de son histoire.
Je dis « presque » car une question a été, à mon immense surprise, complètement écartée : le cruelty-free.
Comment peut-on écrire plus de 200 pages sur les problématiques du maquillage – l’autrice dénonce très justement notre ignorance, voire notre je-m’en-foutisme, concernant les conditions de travail imposées aux populations des pays du Sud, y compris des enfants ; elle mentionne également l’impasse écologique de ces mille et uns contenants en plastique qu’on achète encore et encore – sans s’intéresser aux tests sur les animaux ? Cela me dépasse. D’autant qu’il s’agit, au même titre que le maquillage « clean », d’un véritable critère de sélection pour un grand nombre de consommateur•rice•s.
Cela dit, ce livre reste une pépite pour toustes celleux qui souhaitent interroger sa relation au maquillage et mieux comprendre les enjeux politiques qui sont lié à son utilisation ou sa non-utilisation.