Un thriller captivant émaillé de références mystiques et habité par des personnages souvent ambigus, dans lequel le suspense et les rebondissements se succèdent sans répit. Une histoire de vengeance et de rédemption, sur fond de pratiques occultes et de trafic d'enfants. "Aujourd'hui, vendredi 21 juin 1997, j'ai reçu par courrier une menace de mort particulièrement inquiétante, dont le ton me laisse supposer qu'elle peut se révéler moins farfelue que celles qui me sont adressées habituellement pour m'intimider. Et j'ai toutes les raisons de penser qu'elle est en lien avec la disparition du bébé philippin. C'est en tout cas ce que suggère la phrase " occupe-toi des adultes et pas des nourrissons ou les anges noirs te le feront regretter ". Dès lundi, je me mettrai sous protection policière. J'écris ce mot pour le cas où il m'arriverait quelque chose pendant cette fin de semaine. Que Dieu protège ma famille !" René Dreyer
Lorsque Vincent retrouve par hasard ce mot dans le vieux bureau de son défunt père, il lui semble revivre le drame qui a anéanti sa famille quand il n'était encore qu'un enfant et auquel il a miraculeusement échappé. Un jour, quatre hommes masqués et vêtus de noir sont arrivés en bateau par les rives du lac et ont surgi dans la propriété lémanique du juge pour y exterminer toute sa famille. Seul survivant, l'enfant qui s'était caché est devenu flic pour une seule et unique raison : réouvrir l'enquête, trop vite bouclée sans résultat, et venger ses proches.
Avec la découverte de cet ultimatum terrifiant, Vincent dispose enfin d'une nouvelle piste pour poursuivre sa quête. Qui sont donc ces anges noirs et pourquoi ont-il signé leur crime par le biais de cette lettre anonyme ?
Traumatisé à vie, le fils du juge n'a plus qu'une obsession : faire payer le prix fort aux coupables. De fausses pistes en trafics parallèles, en passant par la découverte de rites occultes et de pratiques perverses, sa traque va l'emmener jusqu'à Hanoï et dans les Caraïbes, mais aussi aux limites de sa propre conscience et aux confins de la folie.
Avez-vous déjà lu un thriller qui vous fait penser à une série B du dimanche mal traduite, avec des acteurs nuls et une histoire aussi invraisemblable que brouillonne? C'est en gros ce qu'est ce roman.
Le personnage principal, le petit orphelin traumatisé (allo le cliché), cherche vengeance pour sa famille assassinée. Si l'histoire ne s'était résumée qu'à ça, ce serait déjà bien. On part dans des délires de religion satanique avec des clichés et des figures communes qui démontrent clairement le manque de recherche de l'auteur sur le sujet. Le personnage est policier, mais il commet meurtre après meurtre, personne ne redit rien, tout passe comme une lettre à la poste. Il fait même un voyage à l'étranger, revient, rien n'y paraît.
La solution de l'intrigue n'est même plus intéressante rendue à la moitié du bouquin. Il faut semer des pistes pour que le lecteur se sente impliqué, mais ici, on nomme un personnage, on accuse le personnage, on va interroger le personnage, on le fait chanter/torturer/tuer et on passe au suivant.
Le pire, selon moi, est la qualité d'écriture. Sujet, verbe, complément, émotion absente. Tout se déroule trop brusquement et trop vite. De longs passages sur des dîners ou le menu de la journée allourdissent le récit. On nous pose un terme savant de temps en temps (histoire de montrer que le personnage est cultivé ce qui est incohérent avec sa jeunesse). Bref, le personnage principal est un Hannibal Lecter sans le côté intéressant, son pote flic est une grosse endouille sans colonne vertébrale, son chef est le père absent qui s'en fout et tous les autres "suspects" sont unidimensionnels.
Autrement, il y a plusieurs éléments qui auraient pu être mieux exploités (les oeuvres d'art, la secte satanique, le recel d'organes, les bébés tués, etc.), mais le tout est tellement entremêlé n'importe comment que ça ne fait plus de sens. Trop d'idées pour une pauvre exécution.