"Marguerite se transporte dans le coin de l'atelier où peint son grand-père. Elle aime qu'il feigne de ne pas l'avoir vue. Elle l'observe manier le pinceau, poser la couleur, et les mains la démangent." Marguerite vit sur le pont Notre-Dame. Sa famille y tient l'échoppe d'enluminure la plus célèbre de Paris. Irrésistiblement attirée par l'atelier et ses couleurs flamboyantes, la jeune fille contemple les livres ornementés que fabrique son grand-père et se rêve artiste à son tour. Au fil du temps, Marguerite, libre et talentueuse, parvient à gagner sa place dans ce domaine réservé aux hommes. Mais au Moyen Âge, qu'il s'agisse d'amour ou de vocation, une femme peut-elle échapper à sa condition ?
tout pour la scène du PONT hahahahahaahahaha je guettais ça tout du long car je suis fou et j'ai lu Le parfum. pour le reste j'avoue qu'il y avait quelque chose d'assez emprunté dans la plume, la troisième personne n'aidait pas du tout à se détacher de l'impression que le livre adorait se regarder en train de s'écrire... j'aime bien l'image filée et tenue tout du long du livre des heures comme une manifestation physique et vivante de la mémoire ça m'a plu... après voilà, la passion amoureuse un peu exoticisante je euh... ouais bof lol
Lu pour mon amorce sur Christine de Pizan Points positifs : vraiment bien écrit avec du vocabulaire recherché et un peu archaïsant, ce qui m a donné l impression de lire Aloysius Bertrand par moments (grand compliment), et j ai bien aimé les petites références intertextuelles avec Le Parfum Points négatifs : quelques invraisemblances qui m ont perturbée et l impression par moment qu on plaquait une vision du monde moderne sur le Moyen Âge + vraiment très déçue par la ligne directive qu a pris le livre alors que j aimais énormément le début, à savoir : voir Marguerite au travail, la voir choisir ses papiers en vélin, ses pigments, mélanger ses pigments pour composer toute une palette de couleurs, et j ai été vraiment VRAIMENT déçue qu on passe peu à peu de ça à l histoire d une veuve en chaleur… alors j'entends bien libération de la femme, question du statut des femmes qui se pose après les travaux de Christine de Pizan mais stop svp avec l emancipation par le sexe !! je trouvais au contraire que la question de la femme artiste était bien plus intéressante même si je comprends l envie de traiter de la question de la religion en amour,.. mais j ai eu l impression que l autrice voulait trop en faire alors que rien n empêche de faire plusieurs livres pour traiter séparément de tous ces aspects et les traiter à fond!! Pas non plus aimé la diabolisation de la mère qui donne la bizarre impression que les hommes sont gentils et que si Marguerite a du mal à sortir de sa condition de femme c est uniquement à cause de sa mère alors que les hommes en comparaison sont tous gentils et compréhensifs et encourageants.. ok la mère inculque l éducation patriarcale à sa fille et la voit comme une extension d elle même, soit, mais j ai été un peu exaspérée que ce soient à chaque fois les hommes qui jouent le beau rôle.. Tout ça pour dire que je suis simplement une obsédée du Moyen Âge et de la vraisemblance : le livre reste très bien pour un lecteur qui n en demande pas trop et suffisamment bien écrit pour passer au rang de classique et être utilisé dans une amorce de dissertation
Je peux être en accord avec certains commentaires que j'ai vu. On pourrait approfondir la psychologie des personnages ou l'histoire en elle même que ce serait pas de trop. Toutefois tout le roman est narré à la troisième personne, ce qui est un choix juste par rapport à ce que je viens de dire. C'est très coloré, poétique, artistique et j'ai bien aimé les passages en italique du livre des heures lui même ou en vieux françois aussi! Ma mère m'a conseillé La relieuse du Guet de la même autrice qui est " très beau" qu'elle m'a dit. J'en conclurai que c'est un livre léger qui se laisse apprécier.
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Un roman agréable à lire, c'était poétique et coloré. Malheureusement ça reste assez superficiel, en surface. Mais c'était quand même mimi, et ça se passe dans le Paris du Moyen-Âge donc ça me convainc malgré tout, évidemment
Paris, fin du XVème siècle, Marguerite, fille et petite-fille d'enlumineurs, vit sur le pont Notre-Dame. Son frère jumeau est épileptique, sa mère aurait préféré l’inverse et Marguerite le maintient en vie. Intéressée, fascinée par la lumière et les couleurs, elle fait montre de beaucoup de talent et de ténacité ! Elle devient apprentie mais doit aussi se plier au destin des femmes de cette époque.
Ce petit bijou, qui aurait mérité des enluminures à l’image des Livres d’Heures réalisés par Marguerite, raconte une histoire de femme, d’une artiste, d’une passionnée, passion qu’elle mettra aussi dans son amour intense pour un Maure, elle la chrétienne !
Couleurs, lumières, peintures et teintures de l’atelier d’enluminure à l’échoppe d’apothicaire de l’oncle, c’est un plaisir et une douleur parfois de suivre Marguerite dans ses quêtes de savoir ! La vie sur les ponts qui relient l’Île de la Cité aux rives est très réaliste et vue de notre époque ne fait pas rêver !
L’écriture de l’auteure démontre sans conteste la passion qu’elle porte à cet art, largement oublié aujourd’hui, le plaisir qu’elle a eu à raconter Marguerite et sa vie à cette époque des grands changements de la Renaissance ! On baigne littéralement dans les odeurs, les sons et les couleurs, la froidure et j’ai souvent eu l’impression d’être dans la tête de Marguerite !
Ne passez pas à côté de cette courte lecture enchanteresse !
Marguerite est une enfant discr�te mais prodige. Malgr� l'animosit� flagrante de leur m�re � son �gard, elle s'occupe tendrement de son jumeau, Jacquot, souffrant d'�pilepsie. Comme nous sommes au XVe si�cle, son mal n'est pas diagnostiqu�. Et comme nous sommes aux alentours des ann�es 1480, Marguerite aura du mal � se faire une place en tant qu'h�riti�re de l'atelier d'enluminure A l'Etoile d'or, dont l'a�eul et le p�re de Marguerite ont fait la renomm�e. R�ussira-t-elle � s'�manciper ? A conclure un mariage en sa faveur ? A trouver d'autres amours que celles des couleurs, de la peinture et des lettres ?Anne Delaflotte Mehdevi nous entra�ne dans les ateliers du Moyen-Age en plein Paris, o� la religion ordonne au quotidien des gens, d'o� le succ�s des livres d'heures. L'h�ro�ne de ce court roman est f�ministe avant l'heure, � une �poque o� il n'est pas d'autre choix que de duper son monde et braver les interdits pour se faire une place parmi les hommes, m�me face aux autres femmes. Ses transgressions qui peuvent sembler bien banales aujourd'hui, �taient inconcevables voire dangereuses au XVe si�cle...J'ai trouv� le style d'Anne Delaflotte Mehdevi tr�s travaill�, classique, �pur�, factuel, avec certains aspects presque journalistiques : peu d'�motion et surtout pas de sentimentalisme (m�me quand il s'agit de romance). J'ai aim� l'histoire et les personnages, mais le manque d'�motivit� m'a un peu �loign�e de Marguerite. Je lirai avec plaisir un autre livre de l'autrice, en cherchant un th�me plus propice � m'�mouvoir.
Une superbe plongée dans un Moyen Âge méconnu !! Marguerite est fille et petite-fille d'enlumineurs parisiens. Depuis ses plus jeunes années, elle est passionnée par les couleurs, les préparations des pigments, des peintures... Malheureusement, c'est une fille. Et rares sont les femmes qui deviennent enlumineuses, dans les années 1460... La vie de Marguerite est donc partagé entre cet art magnifique, et les lamentations de sa mère qui désespère de la marier... Pourtant, l'impensable survient. Devant l'étendue de son talent, son aïeul décide qu'elle sera apprentie. Une consécration a la hauteur de son idole, Christine de Pisan (la première femme enlumineuse). Mais aussi un chemin de croix, une vie renfermée, entre son lutrin et l'apothicairerie de son parrain, chez qui elle va chercher pigments et épices dont sont faites ses couleurs... Au delà du magistral portrait qui nous est fait d'une femme dont la passion pour les couleurs illumine la vie (et celles des autres), c'est tout le Moyen Âge de la fin du XVeme qui s'offre à nous : les débuts de l'humanisme, les livres copiés a la main, personnalisés pour chaque client. C'est tout un monde de couleurs, d'épices, un tourbillon sensoriel par lequel on est emporté !!
Plongée dans le Paris de la fin du XVe siècle et dans le journal d’une jeune femme, talentueuse et déterminée à s’imposer dans sa passion. Aimant l’ambiance du Moyen-Âge, j’ai beaucoup apprécié ce roman et partir à la rencontre de Marguerite, femme de son époque mais à l’avant-garde, sans en avoir réellement conscience. Ce livre est imprégné de cette époque empreinte de religion, de xénophobie et de patriarcat, mais aussi celle de l’avènement de l’imprimerie et des grands navigateurs. Marguerite évolue au cœur de ces bouleversements, tiraillée entre son allégeance à la tradition et son aspiration à l’émancipation.
L’autrice fait un parti pris osé d’user d’un style très classique mais qui correspond très bien au récit. Une fois cet aspect intégré, j’étais totalement immergée dans ma lecture mais je pense que ce ne sera pas au goût de tous. J’ai adoré la poésie parsemée au long des pages. Le tout couronné par cette carte postale de la capitale, une véritable ode à Paris, à la Seine et à l’île de la Cité.
Très beau texte qui marie un phrasé contemporain et un phrasé médiéval, comme des citations qui laisseraient à penser que le livre d’heures de Marguerite existe bel et bien quelque part. Pourtant, il n’a pas pas d’indication que la femme soit une personne réelle. C’est une des forces d’évocation de l’autrice, j’imagine. Le style est un peu haché avec des phrases courtes qui évoque une vie haletante, non par les activités (peindre est somme tout assez contemplatif) mais par la’appétit de vivre sa vie, de vivre sa passion.
Les descriptions des couleurs sont belles et intrigantes, j’aimerais voir ce qui les a inspirées.
Sympathique. J'en attendais légèrement plus, ça fait le tracé d'une partie de la vie du personnage principal, Marguerite, tout en nous présentant son intérieur parfois assez fascinant et poétique (les petits ajouts de vieux français c'est vraiment pas mal comme idée), mais bon, ça fait presque anecdotique en fin de compte, très "tranche de vie" de la renaissance. En même temps ça nous en apprend sur l'art de l'enluminure. Je comparerais ça au roman de Tracy Chevalier, "La Dame à la Licorne" : très intéressant par rapport aux informations sur l'époque qu'on en tire, sur l'artisanat au centre de l'intrigue ; même si Le Livre des Heures est beaucoup plus "calme" et beaucoup moins énervant sur le plan des personnages que ce roman-là.
Pas tout à fait la même période que "la chambre des dames", mais on reste dans cette période médiévale restituée à travers les yeux d'une femme qui refuse, ici aussi, de se conformer aux attentes qui pèsent sur son genre. Intéressant de voir comment certaines jeunes filles pouvaient parvenir à exercer un métier à priori masculin à cette époque. Le livre se lit presque comme de la poésie, avec une vraie recherche au niveau de la syntaxe, du vocabulaire, de l'harmonie des mots. Il dit ce qu'il faut, sans se perdre dans des détails trop nombreux. Très plaisant.
Le moyen âge s’achève la renaissance commence. Marguerite grandit dans l’atelier familiale d’enlumineurs … Passionnée des couleurs et travailleuse acharnée, arrivera-t-elle à se faire une place dans un rôle qui est loin de celui de la femme de son époque. Portrait délicat d’une jeune fille déterminée, voyage temporel dépaysant, soucis du détail esthétique, ce roman nous offre un moment de douceur littéraire.
Franchement décevant, une histoire qui se veut poétique, mais n’est qu’un mélange de cours d’histoire de l’art et tournures de phrases alambiquées pour exprimer des idées pourtant simples. Les personnages sont superficiels, on ne ressent rien pour Marguerite malgré le potentiel qu’avait le récit. Je n’ai pas retenu grand chose, hormis le fait que tout se passe durant les « jours chômés » (c’est assez répétitif…)
I wanted to like this but it made me understand when people criticize a book for having a prose that is « too flowery »… It was just too much. It kept me from getting into it. It didn’t even make sense grammatically sometimes. The writer really wants us to know that they are knowledgeable about that period of time by including some random historical right and left without it serving any purpose. A flop
Une petite fille grandit en plein Moyen Age juste après la fin de la guerre de 100 ans, au milieu des enlumineurs, dans l'atelier de son père et son grand-père. Sa mère ne rêve que de l'enfermer pour la marier, son grand-père voit en elle, une artiste qui pourra prendre sa succession. Un très beau roman, sur le destin exceptionnel et rare d'une artiste dans la lignée de Catherine de Pisan.
Marguerite, née sur le Pont de notre Dame dans un atelier prestigieux d'Enluminure, va bousculer son destin grâce à sa Passion de la peinture. A une époque où les femmes n'ont pas leur place dans un atelier, elle bousculera les mentalités à force de talent et d'obstination. Un joli roman où on imagine les couleurs peintes sur son livre des heures comme autant de tableaux mirobolants,
Lu dans le cadre de mon groupe de lecture, en lecture à l'aveugle Je n'ai rien aimé 😅 Les personnages manquent d'empathie. Ils n'ont pas de personnalité. Le côté historique est trop peu détaillé. Tout semblait anecdotique. Bref....
l'écriture était assez weird, ça ajoute à l'originalité et à la vraisemblance historique. J'étais à fond sur le moment mais quand j'y repense le récit n'est pas non plus si zinziiiin
merci Colombe de m'avoir prêté le livre de la boutique en scred
L’histoire est intéressante et prenante. En revanche on reste beaucoup dans le superficiel. Ce livre est sans doute génial pour les inhabitués de la fiction historique car il est assez pédagogique.