Après les industries lourdes, automobiles, électroniques, la Corée est en passe de réussir dans de nouveaux domaines où on ne l'attendait pas : le cinéma, les livres ou encore la musique. Une conquête mondiale, un soft power presque parfait qui hisse désormais le pays au rang des nations les plus développées...Pourtant, la péninsule hyper connectée et résolument tournée vers l'avenir a connu des heures sombres : après son annexion par l'empire japonais en 1910, la nation disparaît de la scène mondiale et ne réapparaît qu'avec la guerre de Corée.Dans cet ouvrage, Samuel Guex raconte la longue histoire d'un pays qui se réinvente sans cesse et ne renonce jamais. Mêlant son récit aux débats actuels qui agitent les Coréens - et la Réunification n'est pas l'un des moindres -, il montre à quel point le passé reste fondamental pour comprendre la modernité de la Corée...
J’avais lu un livre sur l’histoire du japon, mais je dois avouer que j’y ai pris beaucoup moins de plaisir! Ce livre est une pépite historique, vous donnant les dates, les noms, les évènements et encore bien plus, mais le tout est dans une langue si agréable, que vous êtes plongé dans l’Histoire, sans avoir besoin de poser le livre après dix pages.
Samuel Guex met tous les évènements dans des contextes socio-historiques et politiques qui nous ouvrent les yeux sur ce pays qui peut nous paraître lointain, mais qui est si intéressant.
Pour une introduction, ou même un approfondissement de vos connaissance sur le pays qu’est la Corée (tant du Nord que du Sud depuis quelques années), je vous encourage fortement à vous procurer ce livre.
Mlle Alice, pouvez-vous nous raconter votre rencontre avec Histoire de la Corée ? "Les livres sur la Corée du Sud que je peux trouver en librairie sont plutôt rares alors quand je tombe sur l'un d'entre eux, les chances que je résiste sont vraiment absolument inexistantes."
Dites-nous en un peu plus sur son histoire... "Samuel Guex retrace tout ce que l'on sait de l'histoire de la Corée, de sa création, réelle ou mythique, à nos jours, en passant par une multitude de luttes de pouvoirs et d'invasions..."
Mais que s'est-il exactement passé entre vous ? "C'est un ouvrage sérieux et assez dense mais il a le mérite de se lire plutôt facilement je trouve (même si j'ai appris plein de mots comme "sinisé" qui veut plus ou moins dire que l'on est marqué d'une façon ou d'une autre par l'influence de la Chine). J'ai évidemment découvert tout un tas de choses, certaines que j'aurai sûrement oubliées dans quelques jours mais d'autres qui viennent étoffer ma connaissance de ce pays qui me passionne. Et plus on avançait dans le temps, plus l'histoire m'intéressait. J'ai apprécié aussi que l'auteur apporte un regard neutre sur certaines données et les replace dans leur contexte. De manière générale en revanche, l'histoire de la Corée n'étant absolument pas différente de celle du reste de l'humanité, la forme du récit fait ressortir de façon frappante à quel point tout n'est qu'une lutte de pouvoir constante, que la menace vienne de l'extérieur ou de l'intérieur. Évidemment, ce n'est pas vraiment une découverte et chaque jour, nous en avons encore l'illustration bien réelle autour de nous, mais ça a teinté ma lecture d'une nuance de tristesse malgré tout. J'aurais peut-être aimé qu'une plus grande place soit accordée aux aspects positifs de l'histoire du pays."
Et comment cela s'est-il fini ? "Je suis contente d'avoir pu approfondir ma connaissance de l'histoire de ce pays singulier mais il est évident que c'est une lecture que je ne conseillerais qu'aux passionnés."
Selon moi, je trouve que c’est trop focalisé la plupart du temps sur la chronographie des évènements qui se sont produits à la péninsule de la Corée —sauf dans le cas où l’auteur a oublié, consciemment, la Corée du Nord après la guerre d’une manière cruelle—, surtout c’est une historiographie qui est intéressée aux relations avec le Japon et la Chine, de même que les dynasties impériales et leur conflits. Il y a des chapitres assez bons sur la création nationale de la Corée, mais j’ai besoin de plus d’analyses socioculturelles, surtout parce que c’est un livre pour le publique occidental, étranger à la culture de ce territoire. En général, je le considère un livre un peu pauvre, même s’il est très intéressant en comparaison avec d’autres historiographies de la Corée pour comprendre la relation historique avec la Chine et le Japon —et, même si c’est le cas, je crois que c’est une histoire très blanchie de sa relation avec le Japon.