"Dans le noir, la monstre fait même peur aux loups enragés sous mon lit sauf que je ne peux pas m'enfuir de ma peau.Je veux que quelqu'un la tue mais personne ne la voit.Je veux qu'elle meure mais je ne sais pas comment elle s'appelle.Je cherche son nom partout."La folie qui parcourt ce roman électrise par sa brutale justesse et la sauvagerie poétique de son regard sur le monde.
Je pourrais mourir pour les autrices lesbiennes qui réinventent les formes littéraires avec autant de force. Surtout lorsqu'elles allient aussi bien la forme et le fond, aussi rude soit-il. La dureté des thèmes abordés dans ce livre, pfiou. Que ce soit les violences intrafamiliales, le trauma infini qui pénètre la peau et ne veut plus sortir de cette enfant désormais adulte, les amours rendues chaotiques par l'impossibilité de parler et s'ouvrir, l'alcoolisme… tant de points qui enferment la narratrice dans des langages qu'elle s'évertue à disséquer pour comprendre l'humanité et sa place dedans.
J'ai été soufflée par les brillants néologismes de Léna Ghar, mais aussi par la forme plus globale que prend le récit. Beaucoup d'émotion à la lecture de la narration contée par la voix de l'enfant. Un peu eu du mal à rester accrochée à la fin de la partie adulte, sur les 20 dernières pages. Mais, sans conteste, c'est superbement écrit.
Je me sentais étouffée dès que Novatchok apparaissait. Cette horrible femme qui excelle socialement à tel point que les « spartiates » n'y voient que du feu. Cet époux lâche. L'amour touchant de cette fratrie brutalisée et violentée. Le malheur qui ne semble jamais se résorber. Les plaies que la narratrice cherche à tout prix à panser, les empoisonnant avec l'alcool. Et enfin les maths. Pour me faire aimer les maths, il en faut. C'est chose faite. Double lecture pour chaque chapitre mathématicien, mais j'ai compris, enfin.
Quel soulagement pour notre narratrice, cette fin. Enfin la lumière au bout du tunnel, un peu d'espoir à l'horizon.
Très hâte de lire les prochains ouvrages de cette P8ienne géniale 🫶
J'en ai lus des romans personnels, mi-bouquin mi-thérapie, avec tous leurs risques et leurs échecs. Mais celui-là a réussi le défi, il maintient la distance parfaite entre le sujet et le sujet, ni trop proche ni trop loin. On a ses tripes directement à la source et pourtant avec un recul intelligent, une histoire résolue mais pour de vrai cette fois-ci, pas faussement, pas forcée juste pour dire "ça y est j'ai écrit un livre parce que je vais mieux". Là ça va vraiment mieux. Et en plus, avec une vraie transformation de la matière première mais encore une fois pas forcée juste pour dire qu'on fait de l'art, mais simplement pour faire de l'art tout court, et pour se raconter. On pourrait croire que son écriture est un bête exercice de style, que c'est juste expérimental histoire d'inventer quelque chose de novateur, alors qu'en fait, c'est juste sa langue natale, c'est son monde avec ses mots sans faux-semblants, sans traduction. Son miroir ! Et c'est ça que je veux voir dans les livres, je vous l'ai répété 1000 fois, je sais, mais c'est ça !!!! ç-a !!!!!! (En plus désolé il n'y a vraiment que les lesbiennes pour écrire l'amour le plus intensément et le plus pure possible, c'est incroyable, à croire elles l'ont inventé elles-mêmes. Comment ça "je veux me faire greffer tes doigts", est-ce qu'on écrit des dingueries pareilles ??? On se calme😭) (C'est faux ne vous calmez pas, faites-nous flamber) Dire que c'était une lecture agréable et facile serait mentir, ça m'a labouré. Si je peux même me permettre de le dire, il y a des mots qu'elle écrit qui sont les miens sur ma propre vie, mon enfance, ma mère. Lire "si je continue de me taire je meurs mais si je parle je la tue", ça pique bien fort. C'était dur d'avancer dans la lecture, mais qu'est-ce qu'on respire bien à la fin.... "Vaillant soldat amputé pour l'harmonie de la patrie [...] fin de l'histoire, ce sera ma blessure de paix", c'est bien ça. Merci Léna Ghar ❤️ (et je vais pouvoir lui dire dans une semaine, c'est un peu dingue??)
On aborde des thématiques vraiment difficiles dans ce roman. Tout d’abord la violence familiale, faite aux enfants. On va suivre notre protagoniste dans un « fast forward » de sa vie jusqu’à 27 ans à peu près. On va voir aux travers de ses yeux comment chaque enfant gère cette violence. Quels sont leurs mécanismes de protection, leurs échappatoires, leurs séquelles actuelles et futures. On va suivre les émotions conflictuelles de notre protagoniste et son discours intérieur complètement chamboulé.
L’écriture est vraiment particulière. C’est un mélange entre mots ultra savants (ex: hypogastre), mots ou expressions écrits au son (ex: phoillé/foyer) et mots inventés (ex : intimmensité). La protagoniste est complètement mordue de mathématiques et essaye de rationnaliser et de conceptualiser comment elle se sent et ce qui se passe. C’est ultra intellectuel et plus elle simplifie plus ça devient clair et rentre dedans.
C’est un ouvrage que j’ai dévoré, qui m’a fait penser au Demon de la colline aux loups. C’est un ouvrage difficile, bouleversant, rentre dedans.
Il sera fort probablement dans mon palmarès de l’année.
j’ai commencé ma lecture sans aucune info sur le bouquin ou son autrice, juste car une amie me l’a prêté, et j’ai été gobæ dès les premières pages. la façon qu’a lénar ghar d’écrire l’enfance, d’écrire le regard enfant, m’a pris aux tripes directement. on est tout de suite frappé par l’écriture très singulière, pleine de néologismes, de boucles disgressives, de conclusions poignards. j’aurais aimé que le récit enfant soit plus long, tant la justesse m’a boulversé, mais j’ai aussi aimé les chapitres la suivant dans son adolescence et sa vingtaine. l’écriture du sexe lesbien m’a fait revivre ma découverte de violette leduc à 18 ans, c’est métaphore connue mais c’est cru, plein de passion et d’envoûtement. C’est un peu ça que la prose de léna ghar m’a fait vivre finalement, j’étais incapable de poser le bouquin, lu en 2 fois mais chaque fois d’une traite. l’inclusion des mathématiques se fait tellement bien, c’est original, accessible, tellement parfait dans sa retranscription de la recherche d’explications cartésiennes dans la fuite du trauma. bref je dévorerai tout ce qu’elle publiera, pourvu que ce soit beaucoup, merci pour l’amniosie.
incroyable ????? ça fait longtemps que j'avais pas eu un coup de cœur comme ça pour un livre, ça fait longtemps que j'ai pas lu quelque chose d'aussi bien écrit, d'aussi inventif sans être incompréhensible!!! tellement dur et délicat, t'as vraiment l'impression de te faire gifler et caresser la joue dans la même seconde. this one is for les weird kids, celleux qui ont grandi dans des weird homes, les praisons quoi
3,5/5. Un livre expérimental sur le trauma, qui perd un peu son souffle au fur et à mesure. J’ai eu l’impression de lire un roman de la génération blog des années 2000-2010, le style oral-vulgaire-soutenu-inventé (honnêtement ça m’a rappelé le skyblog de Tarmasz si tu as la réf haha). Et si les premiers chapitres étaient intriguant et m’ont fait tout de suite entrer dans l’histoire, ensuite j’ai eu de plus en plus de mal à continuer ma lecture. C’est le genre de livre que j’aurais pu oublier sans même m’en rendre compte, parce que la narration n’est pas assez intéressante pour tenir en haleine (il n’y a aucun suspense, on devine très vite où ça ira et que ça finira sur pas grand chose) et le style si original au début devient ensuite rébarbatif. Je pense aussi que le style marchait très bien lorsque la narratrice était enfant, à l’âge adulte un peu moins. Quelque chose aurait eu besoin peut-être d’évoluer au niveau de la langue lorsque la narratrice grandit. Et autant l’enfance est très contextualisée, ensuite on perd trop en repère pour vraiment se sentir proche de la narratrice, et peut-être je me suis lassée un peu et c’est bien triste vu le sujet (et vu à quel point j’ai un vécu semblable à celui de la narratrice). Pour moi, l’écriture expérimentale devrait nous coller aux ressentis, nous permettre d’atteindre ça mieux qu’avec des constructions grammaticalement correctes, mais ici c’est un peu l’inverse : le style met à distance, empêche l’émotion, semble être un exercice plus qu’une expression sensible. J’ai eu l’impression que l’ensemble des chapitres étaient trop uniformes, similaires, et j’ai vraiment perdu de l’intérêt au fil de ma lecture. On tourne beaucoup autour des mêmes choses, et la charge émotionnelle du texte s’amenuise à chaque nouvelle itération. Il manque quelque chose de pivot, qui ferait re-rentrer dans l’histoire, m’aurait rattaché à la narratrice, maintenu dans son récit. Peut-être y’a des passages qui donnent l’impression d’être là pour rallonger le livre, je sais pas. Y’a pas de la substance dans tous les chapitres en tout cas. J’ai l’impression que j’aurais cessé de lire le livre à la moitié j’aurais trouvé ça assez génial et surprenant, mais c’est devenu un peu poussif ensuite et au final de l’avoir lu en entier je l’ai moins apprécié. Mais je crois que l’intention s’adapte pas très bien au concept de roman. Des entrées de blog, des courts textes seraient sûrement très puissants avec ce genre d’écriture. Sur un roman c’est long, et peut-être ça suffit pas, ça manque d’un vrai plot, avec des enjeux et une progression narrative. Il y a des choses qui restent intéressantes, touchantes, innovantes et j’ai vraiment apprécié le début. Je pense que c’est une autrice qui a des choses intéressantes à dire aussi, bien plus que d’autres auteurs, et qui sortira sûrement des très bons romans à terme.
Il y a des lectures qui guérissent et qui torturent à la fois, ce livre en fait parti. L'inventivité de la langue, des mots valises ou inventés, des constructions de phrases sont génials et servent tellement le fond. L'insertion des dialogues dans le point de vu du perso principal nous montre l'intégration de la violence des mots des autres dans sa propre réalité. C'est un roman sur la violence d'un parent sur un enfant, sur le fait de tourner le dos, d'oublier et de ne jamais pouvoir nommer sa souffrance. Terriblement beau
Lu d'une traite, d'un souffle coupé, des yeux écarquillés, du corps pantelant, des dorsaux crispés. Ce bouquin est une sorte de catastrophe naturelle : sublime, terrifiant, incompréhensible, inarretable. Rendre explicite aussi finement le trauma par le langage écrit seul est une incroyable prouesse. Je suis complètement éblouie par le talent de Léna Ghar.
Un roman (comment le nommer ?) comme un trésor. Essentiel Léna Ghar exprime l’indicible, le décalage, l’incompréhension, la souffrance, dans une langue personnelle, imaginée pour soi, pour dire différemment et tellement expressive… J’ai été avalée
Difficile de parler de ce livre que je viens de terminer tant il y aurait de choses à en dire et tant il m'a bousculé. Ça faisait bien longtemps que je n'avais pas ressenti un livre aussi fortement, longtemps qu'un livre ne m'avait pas autant fait m'interroger sur ce que devrait être un livre.
Tumeur ou Tutu est un roman coup de poing, raconté à la première personne, en temps réel, par une narratrice au langage traumatisé, emprisonnée dans son silence, qui va chercher dans ses rencontres et dans les mathématiques la clé de sa liberté. Elle espère trouver le nom de la monstre enragée qui la lamine de l'intérieur car elle a l'intuition que ça la sauvera.
Tumeur ou Tutu ne parle donc pas de danse classique. Ni d'oncologie. À la rigueur d'onconymie (?). La discipline qui intéresse la narratrice, c'est le langage. Son obsession vient de sa recherche du nom de la monstre, de ce mal qui la ronge, mais ce mal semble aussi bien être le langage même de la narratrice, une langue abîmée dès l'enfance, une langue métastasée, d'autant plus violente que sa violence pousse la narratrice à essayer de la faire taire en la tuant, ou à défaut de l'oublier par diverses diversions malsaines. Comment dès lors soigner un langage que l'on doit taire et qui se nourrit de la douleur du silence? Cette question, la narratrice tente d'y répondre en posant le problème sous forme d'équations...
J'ai adoré l'idée de soigner la perversion du langage par la clarté des mathématiques. C'est une idée brillante, mais sa réalisation concrète n'est pas évidente, et malheureusement si certaines fois je trouvais que c'était bien fait, d'autres fois j'ai trouvé ça maladroit voire lourd. C'est ma principale déception. Mais c'est selon moi la seule maladresse formelle de ce livre qui reste, sur la forme, un petit bijou.
La force de cette histoire ne réside pas dans son suspens ou dans l'originalité de son histoire, mais sur la façon dont c'est raconté. Je pense que si l'autrice voulait se lancer dans d'autres genres, polar, poésie romantique, littérature pour ado voire pour enfant, paroles de chanson de variété, rap, dialogues de film, ou même stand up, elle pourrait le faire avec talent, avec son style vif et ses images géniales. Et pourquoi pas de la littérature érotique, vu la crudité des scènes d'amour lesbien avec Météore... En parlant de météore, Tumeur ou Tutu en est un à sa façon, les chapitres s'enchaînent à une vitesse hyperspatiale tant ils sont courts et tant l'histoire court d'ellipse en ellipse, la narratrice ne s'arrêtant, haletante, que pour nous faire vivre des moments clés avec son style qui est comme une pluie de petites météorites qui courent sur l'eau comme dans le Château Ambulant sauf qu'ici l'eau c'est du Whisky et que les petites météorites hyperventilent. Il y a une étonnante virtuosité dans les premiers chapitres, l'atmosphère de l'enfance y est palpable, ainsi le livre m'a-t-il accroché dès les premières pages. J'ai lu que certains se lassaient et regrettaient que le style n'évolue pas plus à mesure que la narratrice grandit (cf la critique de milo avec laquelle je suis quand même assez d'accord), mais personnellement ça m'a semblé cohérent avec le fait que précisément la narratrice est coincée dans une matrice langagière. Cette inertie la confine à un langage enfantin; ce sont les gros mots qu'elle a glanés en écoutant les adultes, mais aussi des mots de son imagination d'enfant, des mots orthographiés à l'oreille, des néologismes composites, des surnoms qu'elle seule connaît... Par ces mots de son invention elle reprend peut-être un peu le contrôle sur ce langage qui la perd, mais ce n'est qu'une interprétation. En tout cas le livre est rempli de trouvailles langagières intéressantes et savoureuses, touchantes ou amusantes.
Je ne parlerai pas de la fin, cette fin qui donne la solution de l'énigme du titre du roman, si ce n'est pour dire que je l'ai bien aimée. Dans l'ensemble c'est un roman bien mené, du début à la fin, sensible et percutant, et j'ai l'impression qu'il remplit assez bien la mission que l'autrice s'est fixée.
C'est assez compliqué, car j'ai été immédiatement attirée par les premières pages, séduite par la forme. Seulement, si le fond m'a fait tenir jusqu'au bout, j'avoue que la forme qui m'avait tant séduite, est devenue de plus en plus indigeste. J'ai aimé les surnoms pour chaque personnage qui nous dit tout ce qu'il y a à savoir, sans avoir besoin de longues descriptions, j'ai aimé l'écriture créative, le fait que rien ne soit jamais nommé explicitement et que le récit soit pourtant extrêmement brutal. Mais il y a de nombreux moments où j'ai décroché, incapable de me concentrer sur le récit à cause de la narration, me demandant si j'allais aller au bout. Toute la dimension mathématique est majoritairement mon plus gros problème, vu qu'elle me sortait tout le temps du récit, comme de longs moments qui m'isolaient de toute émotion ou attachement et que je devais subir pour avoir la suite. Je comprends que ça fait partie du personnage et que ce soit donc essentiel au récit, mais ça ne l'a pas fait du tout pour moi. Et hélas, cette indigestion a pris le dessus sur ce que j'ai apprécié. Je finis le récit fatiguée et heureuse d'en être enfin venu à bout, ce que je trouve vraiment dommage, car malgré tout, je pense que le récit mérite mieux comme sentiment final.
Non vraiment c'était trop. Trop de néologismes, trop de vignettes sans lien entre elles, qui donnent un style très saccadé à l'histoire. Habituellement, avec ce genre de livre, toutes les parties apportent quelque chose à l'histoire ou sont très punchées. Ce n'est pas le cas du tout ici. En plus on ne parvient pas à compatir à la souffrance de la protagoniste car elle n'est pas attachante ni sympathique. Aucune évolution : tous les courts chapitres sont sensiblement pareils comme si la protagoniste n'avait pas vraiment vieilli ou évolué et n'amènent rien de nouveau en progressant dans le libre. Les vignettes sur les mathématiques sont intéressantes au début mais deviennent lassantes. J'ai beaucoup mieux aimé "Le démon de la colline aux loups" pour le même thème : la violence par les parents sur leurs enfants. Ici, c'est surtout la violence faite par la mère, de laquelle la protagoniste (qui ne se nomme jamais) n'arrive pas à se sortir (ah les relations mère-fille, on ne réinvente pas la roue).
assez mitigée sur cette lecture que j’ai je pense globalement appréciée. les thèmes abordés sont poignants, mais j’ai trouvé difficile de se retrouver dans l’histoire avec une narration en vignettes sans forcément de lien fait entre chaque. l’écriture est très imagée donc j’ai parfois eu du mal à savoir de quoi on parlait, mais c’était aussi la force de ce roman qui tourne beaucoup autour du langage (et un peu des mathématiques). j’ai aimé comment les violences infantiles et les traumatismes sont traités, en les racontant de la manière dont ils sont subis ; c’est le témoignage d’un vécu et pas juste un récit d’un point de vue extérieur, on nous présente la vérité de la narratrice et c’est à nous de la disséquer.
Je l’ai lu vite et beaucoup aimé. De très courts chapitres et une langue à la fois moderne et poétique. On est dans la tête de la jeune protagoniste de l’enfance à l’âge adulte , et l’irruption des paroles des autres dans son flux de pensée fait s’entrechoquer son monde intérieur avec un monde extérieur tantôt hostile, tantôt salvateur. Une belle trouvaille littéraire, accompagnée de néologismes et de formules mathématiques réjouissantes, en quête d’un mot pour nommer une monstre indicible, quoique évidente. La fin m’a un peu déçue - j’ai eu la sensation d’une pirouette mais enfin, une jolie pirouette.
La narratrice grandit dans un milieu familial violent et depuis le plus jeune âge enfouie sa douleur dans des jeux de langages, dans les mathématiques et dans une fuite en avant permanente. Se succède de courts chapitres décousus, sans réelle intrigue, qui révèlent sa détresse psychologique, son impossibilité de construire des relations, son cheminement tortueux vers une impossible guérison. Un personnage touchant et énervant.
une fois terminé, ce livre m'a fichu une belle panne de lecture. j'ai eu du mal à passer à autre chose, il m'a prise au ventre, surtout la première partie et les dernières pages. sûrement que c'est parce que j'ai moi-même vécu enfant dans une praison ? j'ai beaucoup aimé les jeux autour du langage, j'ai savouré ces mots inventés, et j'ai même eu plaisir à me replonger dans les mathématiques que je n'ai plus touchées depuis 10 ans maintenant.
Désolé je capte pas les hypes les lesbiennes, tellement métaphorique que j’ai pas réussit à me dire que je comprenais tout ce qu’il s’est passé mais je suis rentré dedans.