Som al Marroc durant la segona guerra mundial. Una mare. Dos fills es proposen alliberar-la de les rígides tradicions que la mantenen tancada a casa. La ràdio, el cinema, la cultura, la democràcia, la colonització...La descoberta de la complexitat d'una altra civilització que es troba tant a prop i tant lluny d'ella. De la ma dels seus fills i sense renunciar a cap dels seus atributs personals, acabarà esdevenint una altre persona. El canvi també s'operarà en el seu marit...Un homenatge a la dona del Magreb, però també als seus homes.
Driss Chraïbi est un auteur marocain de langue française. Il a également fait des émissions radiophoniques pour France Culture. Driss Chraïbi est un écrivain qui est trop souvent réduit à son œuvre majeure Le Passé Simple, et à une seule analyse de ce livre : révolte contre le père sur fond d'autobiographie. Or, Driss Chraïbi aborde bien d'autres thèmes au cours d'une œuvre qui n'a cessé de se renouveler : colonialisme, racisme, condition de la femme, société de consommation, islam, Al Andalus, Tiers-Monde. Né à El Jadida et élevé à Rabat puis Casablanca, Chraïbi vint à Paris en 1945 pour étudier la chimie, avant de se tourner vers la littérature et le journalisme. Il produit des émissions pour France Culture, fréquente des poètes, enseigne la littérature maghrébine à l'Université Laval de Québec et se consacre à l'écriture. Il s'est fait connaître par ses deux premiers romans, Le Passé simple (1954) et Les Boucs (1955) d'une violence rare, et qui engendrèrent une grande polémique au Maroc, en lutte pour son indépendance. Le Passé Simple, premier roman semi autobiographique, décrit la révolte d'un jeune homme entre la grande bourgeoisie marocaine et ces abus de pouvoir tel qu'incarné par son père, « le Seigneur » et la suprématie française dans un Maroc colonisé qui essentialise et restreint l'homme à ses origines. Le livre est organisé à la manière d'une réaction chimique, science que l'auteur étudia d'ailleurs en France. À travers la bataille introspective que se livre le protagoniste, Driss de nom, le lecteur assiste à une critique vive du décalage entre l'islam idéal révélé dans le Coran et la pratique hypocrite de l'islam par la classe bourgeoise d'un Maroc de 1950, de la condition de la femme musulmane en la personne de sa mère et de l'échec inévitable de l'intégration de marocain dans la société française. Ce dernier point sera renforcé en 1979 alors que Chraïbi publiera la suite de ce livre, Succession ouverte, où le même protagoniste, rendu malade par le caste que représente son statut et son identité d'immigré, se voit obligé de retourner à sa terre natale pour enterrer le Seigneur, feu son père. C'est une critique plus douce, presque mélancolique, cette fois que proposera Chraïbi, mettant en relief la nouvelle réalité française du protagoniste avec la reconquête d'un Maroc quitté il y a si longtemps. Dans Les Boucs, Driss Chraïbi critique le rapport de la France avec ses immigrés, travailleurs exploités qu'il qualifie de « promus au sacrifice ». C'est le premier livre qui évoque dans un langage haché, cru, poignant, le sort fait par le pays des Lumières aux « Nord-Africains ». Suivent deux romans épuisés aujourd'hui. L'Âne, dans le contexte des indépendances africaines, prédit avant tout le monde leur échec, les dictatures, « ce socialisme de flics ». La Foule, également épuisé, est une critique voilée du Général de Gaulle. Le héros est un imbécile qui arrive au pouvoir suprême car la foule l'acclame dès qu'il ouvre la bouche, à son grand étonnement. Une page se tourne avec la mort de son père, Haj Fatmi Chraïbi, en 1957. L'écrivain, en exil en France, dépasse la révolte contre son père et établit un nouveau dialogue avec lui par-delà la tombe et l'océan. Ce sera Succession Ouverte. Un deuxième Passé Simple pose la question qui le hantera jusqu'à ses derniers jours : "Cet homme était mes tenants et mes aboutissants. Aurons-nous un jour un autre avenir que notre passé ?" Question qu'il étendra à l'ensemble du monde musulman. [[]]كاتب مغربي معاصر، من أشهر رواد الأدب المغاربي المكتوب باللغة الفرنسية. ولد في 15 يوليو 1926 بمازاكان (ما يعرف اليوم بإسم الجديدة) وتوفي في 1 أبريل 2007. تابع دراسته في ثانوية اليوطي بالدار البيضاء،
Et comme le titre, le roman est sujet d'une maman qui va connaître la Civilisation. Elle est orpheline à six mois. Elle sera recueillie par des parents bourgeois comme bonne. À 13 ans, elle sera femme d'un homme bourgeois et donnera naissance à deux garçons. Elle jouera parfaitement son rôle d'épouse obéissante et bonne maman jusqu'au jour où ses enfants décideront de changer son cours de vie normal. Ils débuteront par lui acheter de nouveaux vêtements différents de ceux qu'elle avait l'habitude de mettre et le feront sortir de chez elle. Elle découvrira le monde qu'elle n'a pas vu depuis quelques décennies. Elle ira au parc, au cinéma, etc. Elle va apprendre à lire et à écrire au fil du temps. Tout cela sans que son mari ne sache bribe. Elle saura la géographie, l'histoire, l'anatomie.. elle étudiera toute science qui lui tombera entre les mains. En bref, elle naîtra de nouveau ; à ces trentaines. Puis, elle se révoltera au sein de son foyer. Elle se métamorphosera. Elle deviendra Femme. Le roman laisse penser et réfléchir à ce qu'est la Civilisation ... J'aimerai ajouter un tout petit point, le voile n'a jamais été un signe d'oppression et la Civilastion ne signifie pas nécessairement une femme fumeuse, non-voilée, etc. L'apparence vestimentaire n'a rien à avoir avec ; à mon humble avis :) . Rien n'est meilleur pour la clôture du review que cette citation de Simone de Beauvoir tirée de son livre "le Deuxième sexe" : "On ne naît pas femme : on le devient".
E’ il 1968. Mentre nelle metropoli occidentali si scatenano i movimenti rivoluzionari, in una tranquilla casa borghese marocchina sta germogliando un altro tipo di ribellione. Un padre che appare solo ai pasti, due figli animati dalla precisa volontà di aprire la gabbia in cui la madre è rinchiusa da quando aveva tredici anni (!!). Ora ne ha trentacinque e non sa nulla del mondo e delle cose. Si parte da una radio e quindi dall’elettricità (il mago della casa), poi la cucina, il ferro da stiro..oggetti di transizione che guidano la madre (la creatrice dei nostri giorni) verso la conoscenza di un mondo esterno mai immaginato. Una narrazione frizzante e dai toni fiabeschi, racconta questa originale storia di emancipazione. Un’evoluzione parallela a quella di un paese ancora legato a doppio filo alla Francia e Se (…) la donna è prigioniera, e in più velata, sequestrata come l’abbiamo tenuta noi per secoli, se lei non ha nessuna apertura sul mondo esterno, nessun ruolo attivo, la società nel suo insieme, fatalmente ne risente, si rinchiude in se stessa, non ha più niente di nuovo da apportare né a se stessa né al resto del mondo” Notevole.
je l'ai fini dans ce jour, Aujourd'huit c'est le premier jour de Ramadan ,la lecture très difficile , elle prend plus qu'elle donne , ce roman trés important , je trouve des moeurs et des traditionelles qui le peuple marocain et généralement les gens magrébien ont vécu .la mémoire toujours jouée le rôle de voyage entre des idées et des sovenirs...
Non ce n’est pas un roman satirique, non ce n’est pas une fiction mais plutôt le récit de la fracture sociale inter-générationnelle excellemment bien racontée par Driss Chraibi. C’est la découverte de la radio, de l’électricité, du téléphone des sorties…d’une femme au foyer donnée en mariage par son père alors qu’elle sortait à peine de l’enfance. Sa volonté et sa ténacité l’ont réveillée pour faire des études, de la politique et enfin quitter le pays vers l’Occident.
Notre auteur, s’il était encore de ce monde, aurait très bien pu réécrire son ouvrage aujourd’hui en l’intitulant « Le digital ma mère… » et décrire le comportement d’un acteur social cultivé d’aujourd’hui face aux GAFAs et des nouveaux outils digitaux qui deviennent indispensables pour vivre dans la société. Cette fracture digitale s’accélère de plus en plus, Facebook est devenu ringard face à Instagram et TikTok et Dieu sait ce que l’avenir nous réserve…Le plus important est d’avoir un peu d’intelligence émotionnelle pour se comprendre et se respecter entre générations. 5 ⭐️
Questo classico della letteratura magrebina è un libro divertente e dirompente, che si legge con grande piacere tutto d'un fiato. Anche se il titolo scelto da Marcos y Marcos è molto bello, forse sarebbe stata più calzante una traduzione letterale ovvero La civiltà, madre mia..., che è poi il titolo proposto dall'editore Franco Maria Ricci negli anni '70. La madre del titolo infatti è la protagonista del racconto, narrato in prima persona prima da uno e poi dall'altro dei suoi due figli. Ambientato negli anni 30' e 40' del secolo scorso (la quarta di copertina dice 1968 ma è completamente sbagliato!), parte come il racconto di uno scontro buffo fra questa donna e il progresso tecnologico che avanza per poi divenire la storia di un percorso di riappropriazione di sé. Sembra assurdo e divertente vedere questa donna credere che la radio o l'elettricità siano opera di magia, perché per lei questa è l'unica spiegazione razionale. Ma come dovrebbe fare una donna andata in sposa bambina e vissuta per tutta la sua vita all'interno delle mura domestiche a concepire qualcosa di diverso? I figli, che proprio non capiscono perché a questa donna deve essere negato il mondo, cominciano a cercare di rompere il guscio che la tiene intrappolata.
Quello a cui tenacemente miravo, era la corazza d'ignoranza, di idee preconcette e di falsi valori che la tenevano imprigionata al fondo di sé stessa.
E così, piano piano, le mettono a disposizione gli strumenti che possono aprirle le porte del mondo. Il risultato non potrà che essere rivoluzionario. La libertà ha un prezzo perché essa è anche e soprattutto consapevolezza della propria prigione. Nessuna prigione però potrà mai contenere un'anima che cresce e si espande e che anela alla libertà. La narrazione, sempre divertente, racchiude un libro intriso di amore e di dolcezza ma anche forte e significativo. Spassoso e allo stesso tempo commovente, è davvero una perla da scoprire.
الرواية ذكرتني عندما كنت صغيرا كنت شديد الانبهار بالتليفزيون، كنت أؤمن تماما بأن هناك أشخاصا يجلسون داخله و كنت أحاول أن أشاهدهم من فتحات صندوقه!
أرى أن خروج هذه الأم إلى النور و انبهارها بداية بالحضارة و تفاعلها السريع معها ليست إشارة فقط حول قهر المرأة و تجاهلها و لكن أراها محاولة إسقاط واضحة حول الاندحار و التقهقر الذي تداعت بهما حضارتنا منذ مئات السنين و أيضا نافذة أمل في خروج كبير..
Le personnage de la mère est hors du commun. J’ai adoré sa façon d’être. Elle découvre la vie avec un mélange de peur et d’excitation. Cette mère garde tout d’abord une certaine âme d’enfant. Elle observe le changement avec un certain recul et une certaine méfiance. Mais elle s’adapte, et plutôt bien ! J’ai adoré comment ses fils lui font découvrir la vie « civilisée » et comment elle réagissait. C’était poétique, dynamique et beau, tout simplement. De plus, ils lui permettent de réellement s’émanciper et pour une femme c’est très important.
مميز حقاً ... كيف كانت وكيف أصبحت ، حال المرأة ، وحال الأمة ... حضارتنا التي تتعرض لأعاصير "الحداثة" ، وكيفية مقاربتنا لها ! هل نشرع الأبواب والنوافذ ؟ أم ننغلق وندفن رؤوسنا في الرمال ؟ رواية تستحق أن تقرأ
Le personnage principal est la mère du narrateur plus son frère Nagib. Ils vivent dans une famille bourgeoise traditionnelle dans les années trente, sous le protectorat français. Dans la première partie la mère est décrite comme une personne analphabète, soumise à l’autorité du père, renfermée et idiote, à tel point qu’elle apporte à manger à la radio, symbole de la modernité. Mais peu à peu, elle acquiert sa liberté et tient tête au père en réclamant sa liberté. Elle le responsabilise de son état actuel et condamne implicitement toute la société qui est injuste envers les femmes. Elle a été mariée à l’âge de treize ans, l’âge du jeu et des poupées ! . Or, cette mère va se révolter contre cette condition humiliante et franchir la porte de sa prison. Certains considèrent ce roman comme une agression et une insulte à leur mère, à patrie, à leur passé , mais c'est une vérité qui a été refléter par driss chraibi dans ce roman suivant son style , sa maniére et sa vision !
C'est un petit livre de 180 pages, en guise de pont entre tradition et modernité, entre être et avoir (les deux parties du livre). Il raconte l'histoire d'une famille marocaine aisée dans les années trente, où les deux fils vont décider de faire découvrir le monde à leur mère, qui jusqu'alors, était toujours enfermée et ne sortait jamais.
Dans la première partie, racontée par le plus jeune, il y'a beaucoup de passages drôles racontant les premières intéractions de la maman avec la civilisation, comme par exemple le magicien qui fait parler la boîte ( la radio), et des passages touchants aussi, comme la découverte d'arbres et de ruisseaux après trente ans d'existence..
Dans la deuxième partie, c'est l'aîné, Nagib, qui prend le relais après que le petit soit parti pour la France, et là, c'est à une femme cultivée et libérée qu'on ait à faire. Nagib décrit l'émancipation et la libération de sa mère, qui devenait 'civilisée' tout en étant très consciente de tout ce qu'elle avait raté dans sa jeunesse, ce qu'elle ne savait pas encore, et ce qu'elle ne saurait peut être jamais.
La première partie est un peu drôle, la deuxième est plus poétique. Franchement, un régal. J'adore les livres maghrébins d'expressions française parce que j'ai à chaque fois l'impression de revivre le moment où ils sont écrits, et c'est un régal.
J'avais déjà lu ce livre il y'a (attendez je compte) exactement 7 ans, quand une camarade de classe me l'avait prêté et je me rappelle l'avoir adoré. Mais là, ça m'a carrément fait vivre dans la peau de cette femme. Si j'étais une femme dans les années trente, j'aurais aimé être elle, et si jamais j'avais des enfants, j'aurais aimé avoir ses fils.
Deux frères s'acharnent et s'unissent dans le but de faire sortir leur petite mère de son prison. Le roman décrit en qlq sorte l'avancement de la femme dans la société, Islamic surtout et l'effondrement des traditions.. parallèlement à cela, Driss chouaib invite le lecteur à chercher dans des sujets plus profonds et de trouver les réponses. Un roman de ton léger, pétri d'humanité et d'humour, balancé entre être et avoir, orient et Occident, tradition et modernité... À lire, ce souffle chaud du Maghreb, exactement du Maroc m'a réchauffé le cœur. Lisez-le car l'hiver est au rendez-vous!
With humor, Driss Chraïbi shows a woman BECOMING a woman with the help of her sons. Her husband acting rarely in any way, letting her developping the world around her and "learning to live". Heart-warming, emotional and lots of fun!
D’une femme illettré, naive, enfant mais pleine de vie vers une femme libre, instruit, heureuse et toujours pleine de joie de vivre.. Driss Chraibi nous raconte le parcours et la transformation de cette maman, de cette épouse à travers ces deux enfants.
Lecture facile ? Pas vraiment. La plume de Chraibi est belle.. on ne peut le nier, mais les sujets sont lourds: liberté, politique, culture ...
Très beau roman! Il est vrai qu’il tire vers l’absurde des fois, avec la personnalité explosive de cette petite maman, mais ce livre reste un plaisir absolue à découvrir
This novel borrows from the Moroccan tradition as it's form is close to a 'conte' (tale), playing on all the registers of orality, even including a play (pp. 115-123). The use of metaphor and comparison is kin to virtuosity; The story swarms, and it happens that a metaphor is substituted for the object represented. The title is a parable, and the Mother is both all of Civilization and Moroccan women. A reflection on the difference between "acculturation" and "integration". The magazine Souffles in issue 5 (first quarter of 1967) published an interview with Driss Chraïbi, who said, in part: "But tell me: is not the woman wherever she is, the last colonized ? ". To support his demonstration, the author goes so far as to make contact with "Tougoul", that is to say, De Gaulle, with the Mother: "De Gaulle? She said, thoughtfully. It's strange. I thought I saw your father. (P.125). All aspects are treated, including sexuality: "I taught her her body. Taboo, modesty, shame, I put them down, veil after veil, speaking to her of God in whom she believed with all his sincerity: God had not been able to create bodies and organs of which one would be ashamed, is it not the case? [...] At thirty-five, she finally understood why and how she had menstruation. Until then, she was persuaded that she had a "personal" illness she could not speak about, not even to her husband "(p.90). The central scene of the release to the cinema no doubt gives the key to reading this book: "By this valve, by torrents, everything entered into it And she tried to contain what was foreign to her nature, to assimilate the silt proper to fertilize it one day." Beautiful image of education, right? The final lesson is all the more beautiful because it is the father who is aware of it: "Do you know why our society, after a time of glory, has lagged behind the world? (P.172); And to explain that it is because "the woman is kept prisoner, veiled moreover, sequestered as we have done for centuries".
La civilisation ,ma mère..! ❤❤ .. une histoire de la civilisation avec une vrai femme marocaine. une mère dans deux périodes différents. plein de joie, de comédie, de malheur.. à travers de ses deux fils, elle découvrira le monde qu'elle na pas vu depuis quelques décennies. Ce petite roman est un portrait, un cocktail d'émotions, révolution...
j'ai bien aimé la relation de cette mère avec ses fils. c'est ma première lecture de driss chraibi, je suis très satisfaite de sa style de lecture. je recommande très fort ce roman, surtout, les marocaines pour découverte la littérature maghrèbine ècrite en français.
من خلال رواية الحضارة أمي، يسافر بنا إدريس الشرايبي إلى مغرب الثلاثنيات، حيث يسعى شقيقان إلى إخراج أمهما من قوقعتها وعزلتها. الأم المتشبتة بالتقاليد ستنفتح على عالم يسمى بالحضارة. لأول مرة أقرأ للكاتب المغربي إدريس الشرايبي واللسان يتعثر وينعقد في وصف عمله هذا، أحببت سلاسة لغته فالواحد منا بالكاد يصدق أن الكتاب ليس لكاتب فرنسي. أما عن فكرة الكتاب فمميزة بحق، وشخصيا لم أصادف من قبل كتابا يتمحور كله عن الأم وعن حب الأم.
Ce roman est fabueux!! Critique, comique, mélodramatique, épique, lyrique....tout ce que vous voudrez! Il retrace les pas d'un femme au foyer , "la véritable naissance d'une femme marocaine, qui, avec l'aide de ses deux fils, se libère des carcans sociaux, des préjugés, de l'ignorance, de l'aliénation conjugale, en découvrant l'écrit, le savoir, le monde extérieur, étranger à la maison dans laquelle elle est restée trop longtemps recluse, auprès d'un homme qui l'enfermait dans un mode de vie ancré dans la tradition" (Valérie Belin, Mariées marocaines 2000) Le lecteur se fait témoin du bourgeonnement, de l'éclosion d'une vie, une renaissance d'un être humain qui s'est construit à partir du néant grâce à un petit coup de pouce de sa progéniture et une volonté de fer et d'acier qui brise les rochers de l’archaïque et se dresse haute et fière devant l'incrédulité et le déclin d'une civilisation...
A marvelous book. The story of a mother trapped between two worlds, ancient and modern, ignorance and wisdom, submission and freedom; like a chrysalis becoming a butterfly, the mother is born to her sons who patiently open the doors of knowledge. The first part is told by the younger son and constitutes a poetic and delicate introspective journey into childhood and the confrontation of civilizations. The second part, once the younger son has left, is based on the dialogs between the mother and the elder brother. It is less good than the first because of a change of style but is nevertheless ironic and humorous. All in all a wonderful piece of north-African literature!
The first part of this book was beautiful and very funny, where the author talks about his childhood and describes his mother as she was ignorant, naive, and a prisoner of the society customs. In the second part, she succeeded to get out of her prison. She became liberated, open minded, and "civilized" : She started wearing european clothes, learn to drive, smoke, discuss politics, .. and here is the question : is that what civilization is? Is civilization to get rid of all one's culture and history ??!!
This entire review has been hidden because of spoilers.
In fact La Civilisation book, was a sub-biography of the author himself, he spokes about his Childhood with his brother NAJIB and how the days passes when he was studying at the French school at that time, and how the simplicity of his mother inspire him the most, even if he was following the path of a more civilized country called France at that time. In fact it was a comparison between what is occidental and what is western.
من الصعب إصدار حكم على هذه الرواية ﻷن الترجمة شيئة جدا جدا جدا جدا جدا .. سعيد بلمبخوت قتل الرواية ولحدها في غلاف سلسلة إبداعات عالمية، وأجبرني هوسي لإتمام أي رواية مهما بلغت من السوء على التعايش مع هذه الترجمة السيئة أياما ..
الجزء الذي أفلت من بطش المترجم السيء ينبئ برواية لطيفة، سأنتظر صدور ترجمة جديدة للرواية أو تعلمي للفرنسية.
La littérature maghrébine s'addresse au francophone en prenant la culture du Maghreb comme suject. C'est la fille bâtarde d'une relation imposée sur les pays nord Africains. Pas trés agreable ! On a subis et endurés cette œuvre (pretty much a sever kind of dictatorship) . Il s'agit, en général, d'Auto-flagellation.
النجمتين للجزء الاول من الكتاب! لكن بعد ذلك اصبح غريباً وكأنه كتاب آخر! كنت اتمني ان يبقي على نفس نهجه المغربي! لكن اللغة لطيفة، بغض النظر عن الجانب الديني الذي عليه مآخذ كثيرة! تجربة جيدة بشكل عام!
I had a hard time getting into it but once I did, I began to like it. Chraibi raises themes of women discrimination, feminism, illiteracy, maternal love, evolution of society through modernization and technology, women' stoicism and more
Un livre tendre, amusant et révolutionnaire à la fois, c'est à partir de cette merveilleuse lecture que je découvre le génie de Driss Chraibi.
Un Livre très drôle dans sa première partie où la mère découvre peu à peu la civilisation grâce à ses deux fils. Il y a dans ce roman des scènes d'anthologie sur l'utilisation du téléphone, l'apparition de l'électricité dans la maison ainsi que du "génie" de la télé à qui elle porte un repas chaque soir, pensant que le monsieur de la télé le mange ! Dans la seconde partie du livre, c'est à une femme libérée et cultivée qu'on a à faire, mais une femme qui est aussi consciente de tout ce qu'elle a raté dans sa jeunesse.Et comme cette femme dédaignait le modernisme, c'est lui qui se rendra à elle. Par la grâce de la radio et de la fée électricité ! Très beau portrait d'une mère marocaine.
Enfin, dans une écriture légère et parfaite, Driss Chraïbri nous fait partir à la découverte d’un monde perdu dans notre société : celui de l’innocence, de la pureté, de la candeur, de la douceur, de l’apprentissage de la vie quel que soit l’âge. Grâce à lui, on s’émeut, on sourit, on éclate de rire presque jusqu'aux larmes en lisant les péripéties de cette jeune femme et de sa métamorphose.
في البداية أول ما قرأت العنوان إجا ببالي ان الحضارة هي الأم، الوطن، والإنتماء! لكن لم قلبت الكتاب من الخلف عرفت انها بتتكلم عن الحضن الدافئ وهو الأم. الكتاب عبارة عن مزج من العواطف، والضحك والثورة.. مشاهد استخدام الهاتف، وظهور الكهرباء في المنزل، التلفزيون والراديو. يتحدث فيها الكاتب عن تغير امرأة يتيمة معرفيًا وتقنيًا حضاريًا.. الخ امرأة تعرفت على معنى الحضارة بمساعدة من ابنائها، امرأة ارادت أن تتعلم، أن تبحث، أن تقرأ، أن تستكشف.. وهالجانب لفتني وحبيتو جدًا.
الشيء المهم يلي حابة ألخص فيه رأيي الخاص عن احترام ثقافة معينة دون الآخرى دليل على نقص وعي وعدم ادراك. هي مرحلة من المراحل يلي مريت فيها وخلتني استوعب فكرة عميقة جدًا، اضافة للسعي من أجل الحرية، هالشيء في الغالب بتتحول لقيد أكثر من أيّ شيء ثاني.
رواية جميلة، عميقة لشخص عاش مرحلة معينة وكان واعي فيها. عن نفسي حسيتها موجهة لألي أنا، لمرحلة من حياتي كانت، هي الرواية خلتني اشوف نفسي من قريب.
C'est l'histoire du parcours d'une maman enfermée dans une prison sociale et religieuse du Maroc des années 30, qui a l'aide de ces enfants se rebellera contre la domination masculine dans la société de l'époque. Une quête vers la liberté, l'expression et l'indépendance de toute une génération, ce petit roman est un cocktail d'émotions, d'humour et de révolution, ma première lecture maghrébine, je suis très satisfaite du contenu et du style d'écriture !