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Les Carnets du Sous-Sol

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Mass Market Paperback

Published January 19, 1998

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2 (1%)
Displaying 1 - 14 of 14 reviews
Profile Image for Océane.
1 review2 followers
March 20, 2025
« Laissez-nous seuls, sans livres, et nous serons perdus, abandonnés, nous ne saurons pas à quoi nous accrocher, à quoi nous retenir; quoi aimer, quoi hair, quoi respecter, quoi mépriser ? »
❤️
Profile Image for Ihsene .
7 reviews
July 29, 2025
Quelle lecture bouleversante, et quelle analyse brillante et pénétrante de la nature humaine dans toute sa vanité ridicule et tragique.
Un livre qui défait, en silence, les remparts intérieurs et expose à la lumière cette angoisse sourde d’exister. Il dépouille lentement, jusqu’à l’os, jusqu’à ce qu’il ne reste plus qu’une âme nue, vacillante face au vertige du choix, à l’injonction de réussir, au tumulte des pensées secrètes, et aux morsures tenaces du regret.
C’est une plongée dans la « vie vivante », en opposition à cette vie morte déjà, cette vie gâchée, cette vie rongée par les remords. L’ouvrage offre mille chemins de réflexion, des pistes philosophiques d’une richesse vertigineuse. Il s’y révèle cette idée obsédante, que l’homme est condamné à souffrir, et qu’il le fait avec une irrationalité sublime.
Le narrateur, cet homme du sous-sol, est un anti-héros lucide et haïssable, un être qui se contredit, s’humilie, s’enrage, se déchire. Il incarne la souffrance dans ce qu’elle a de plus brut, de plus laid, de plus profondément humain. Une conscience en guerre avec elle-même, une figure qui sabote sa propre existence, qui refuse la rédemption, et qui, dans sa chute, nous éclaire. Un roman exigeant, dérangeant, mais essentiel.

Cinq étoiles, sans la moindre hésitation. Et un texte que je relirai sans doute, encore et encore.
Profile Image for Sarah.
11 reviews
May 27, 2025
p. 159 : « Je sais qu'on me dira que c'est invraisemblable - invraisemblable d'être aussi bête, aussi méchant que moi ; on ajoutera aussi, peut-être, que c'était invraisemblable de ne pas l'aimer ou bien, à tout le moins, de ne pas comprendre cet amour. Pourquoi est-ce donc invraisemblable ? D'abord, déjà, je ne pouvais pas l'aimer, parce que, je le répète, aimer, pour moi, cela signifiait tyranniser et dominer moralement. »
Profile Image for Matthieu Geoffroy.
4 reviews
June 9, 2025
Le premier chapitre des Carnets du sous-sol commence par une présentation du narrateur (qui est aussi le personnage principal). Dans un long monologue, il présente son point de vue sur certains sujets moraux, sociétaux ... En réalité, ce premier chapitre est inévitable. Pour bien comprendre le personnage, pour bien l'introduire, il fallait de fait le faire se présenter. Si l'on lit attentivement le premier chapitre, on n'en comprend pas grand-chose. Cette première partie du roman (qui n'en est composé que de 2), est une bonne introduction au personnage principal : un homme paradoxal, perdu, pas intéressant, barbant. De ce point de vue, la première partie fonctionne bien, on ne connaît pas le personnage principal, on estime qu'il ne peut pas être en tort (du moins pas tellement ; c'est le personnage principal : on ne doute pas de lui), on (lecteurs) se remet en cause et on avance difficilement. On comprend dans la seconde partie que la première était difficile parce que le roman que propose Dostoïevski n'est pas une œuvre comme les autres. Le personnage principal n'est pas un héros, c'est un fou, qu'il a des accès de colère, qu'il est incohérent, manipulateur, qu'il cherche à dire tout et son contraire. C'est un homme qui aurait rêvé d'être le personnage principal, d'être au centre de l'attention, d'être franc, honnête, juste, mais qui s'est retrouvé, loin de sa naïveté livresque, confronté à la réalité de la vie. Endetté, mal aimé, jaloux, malheureux il en devient mauvais, méchant, insultant et infréquentable. Il se reclut dans son sous-sol moins parce qu'il déteste le monde que parce que le monde le déteste. Et pourtant, personnellement, je n'ai compris ce "mécanisme" que vers la fin du roman. Comme l'œuvre est à la première personne (le personnage principal se confessant de sa vie dans ses cahiers) il tente de nous convaincre qu'il n'était pas si mauvais. Il présente sa version de sa vie et, ce n'est que quand il traite une innocente (Lucie) de la pire façon qu'on se rend compte de l'être humain qu'il est.
L'œuvre en elle-même est difficile à lire (SURTOUT la première partie). Ce n'est pas toujours un plaisir. Néanmoins, ça vaut la peine d'être lu parce que ce roman de Dostoïevski change évidemment de ce qu'on peut lire d'ordinaire. Il met un personnage contradictoire en scène, mauvais et pour ça, il vaut la peine d'être lu. Mais j'insiste quand même, c'est tout de même une peine de lire ce livre. La première partie ne permet pas du tout d'accrocher et la seconde, bien qu'intéressante, ne révèle son jeu qu'à la fin. Est-ce que je lirai ce roman une seconde fois ? Probablement pas.
Profile Image for Chenouille.
47 reviews1 follower
August 30, 2024
Bah écoute vivre dans un sous sol parce qu’on passe un coup de gueule envers notre existence ça peut être un projet de vie. ( un peu drama queen mais pourquoi pas )
Profile Image for Kathia Same.
2 reviews
February 13, 2025
“ Non seulement je n’ai pas su devenir méchant, mais je n’ai rien su devenir du tout : ni méchant ni gentil, ni salaud, ni honnête , ni un héros ni un insecte. Maintenant que j’achève ma vie dans mon trou, je me moque de moi-même et je me console avec cette certitude aussi bilieuse qu’inutile car quoi, un homme intelligent ne peut rien devenir il n’y a que les imbéciles qui deviennent.”

Voilà sans doute l’une des plus grandes confessions de la littérature, un cri du cœur d’un homme rongé par sa propre lucidité. Les Carnets du sous-sol est un livre corrosif, chaotique et profondément humain, où Dostoïevski dissèque l’âme d’un narrateur prisonnier de lui-même, paralysé par l’intelligence et l’amertume.

Loin des grandes tragédies héroïques, ce roman court met en scène un homme sans grandeur, pathétique, méprisable et pourtant terriblement fascinant. Il oscille entre le ressentiment et le désir de reconnaissance, s’érige en juge du monde tout en s’autodétruisant avec une constance presque admirable. Dostoïevski y explore ce que c’est que d’être excessivement conscient de soi, d’être enfermé dans une spirale d’analyse et d’inaction.

C’est un livre inconfortable, mais impossible à ignorer. Chaque phrase semble être une provocation, une invitation à sonder ses propres contradictions. Les Carnets du sous-sol n’est pas une lecture plaisante, c’est une immersion brutale dans les méandres d’un esprit torturé. Et si le narrateur nous dégoûte parfois, il nous ressemble aussi un peu trop pour que l’on puisse vraiment le mépriser.
Profile Image for Noémie Artflow.
6 reviews
February 2, 2025
 « Je suis une homme malade… je suis un homme méchant ». Incipit frappant.

Parler de la fin pour revenir au début. Savoir d’où l’on vient pour savoir qui l’on est. Et notre narrateur n’est autre que cette prostituée parce que l’écriture est parfois une forme de prostitution. En effet, tout comme la prostituée qui chercher à atteindre l’autre, l’écriture permet à comprendre l’autre et à se comprendre soi-même.

Par le biais de cette rencontre le narrateur fait également l’expérience de l’amour. Cet amour crée de toute part, l’attente inespérée, l’imaginaire qui nous tue. Et tout passe par ce regard qui permet d’écrire des romans, ces yeux qui restent ancrés et qui nous font rêver. La belle ne vient pas, mais c’est toujours dans ces moments-là que le désir est le plus intense et lorsqu’elle apparaît là où il ne l’attend plus, c’est la fin de tout. Le narrateur est de nouveau rongé par son mal, il la repousse de la plus vulgaire des façons. Il devient un homme malade…un homme méchant.

Et peut-être de ce point de départ et de tant d’autres, l’auto-analyse commence, la sienne et celle des autres hommes. Un homme qui vit dans son sous-sol coupé de tous et de lui-même. Le narrateur est en quête du beau, de la liberté.
Et deux mondes s’opposent, le monde fictif de la littérature qui est sa seule consolation, et le monde réel.

C’est fascinant, complexe.
C’est du Dostoïevski.

Encore un très bon ouvrage, qui a une certaine valeur également puisqu’il est un cadeau de l’inattendu.
Profile Image for isababe.
7 reviews
November 22, 2025
C’est un livre bouleversant qui met en lumière un personnage banal qui n’a rien accompli et qui a été marginalisé depuis l’enfance. Ce récit est psychologique, j’y ai vu des mécanismes de défense en s’estimant supérieur à la foule intellectuellement par exemple. J’ai trouvé ce récit philosophique également sur les différentes notions de liberté et les rouages de la société qui nous façonnent sans oublier les conséquences sur le personnage ainsi que ses interactions. Peut-être que là réelle liberté se trouve quand on accompli rien au yeux d’autrui, qu’on ne désir par été valorisé par ceux-ci et qu’on se satisfasse de notre propre condition.
Profile Image for Rémi DELION.
25 reviews
November 7, 2025
Une œuvre d'art.
Une première phrase qui vous fait réfléchir tout le roman : "Je suis un homme malade... Je suis un homme méchant."
Un monologue sublime qui vous fera penser sur la condition humaine.

« Mais bon : de quoi un honnête homme peut-il parler avec le plus de plaisir ?
Réponse : de lui-même.
Et donc, je parlerai de moi. »
5 reviews
December 22, 2025
“ un homme doté d’une conscience est il capable de s’estimer un tant soit peu?”

“ l’amour ne peut être rien d’autre qu’un droit volontairement donné à l’objet que lon aime de nous tyranniser”

“ laissez nous seuls, sans livres, et nous serons perdus, abandonnés, nous ne saurons pas à quoi nous accrocher, à quoi nous retenir, quoi aimer, quoi haïr, quoi respecter, quoi mépriser”
Profile Image for Isabella.
29 reviews
May 28, 2025
PERFECT I LOVED IT and I want to read it again (shame it belonged to someone else...). first Dostoïevski and certainly not the last. To be honest I need to reread it because i don't think i understood everything, but what a pleasure the second time will be !
100% RECOMMEND!!!
Profile Image for Celia Cdh.
39 reviews
August 21, 2025
tellement bien, surtout la première partie j’ai souligné tellement tellement de passages c’était super relatable et j’ai adoré la réflexion, la deuxième partie est assez interessante mais j’ai surtout aimé le lien entre les 2 et l’ambiance !!
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