2,5⭐️
Roanne est une jeune adolescente qui est envoyée par sa mère chez un étrange oncle qu’elle n’a jamais rencontré pour passer les deux mois des vacances d’été. L’oncle Kierzic vit isolé dans un vieux phare, sur un minuscule îlot, et Roanne va vite se rendre compte qu’il cache bien des secrets.
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Si jusque là j’avais vraiment beaucoup aimé les différents romans de l’auteur, je dois avouer que celui-ci m’a laissé un peu de marbre, et je suis d’autant plus embêté que je n’ai pas grand chose de concret à lui reprocher, à part le postulat de base qui m’a un peu gêné.
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Au début du roman, Roanne (qui est donc une jeune fille d’une douzaine d’années) est envoyée seule, dans un environnement complètement coupé du monde, sans le moindre accès à la technologie, chez un homme qui fait certes partie de sa famille mais qu’elle n’a jamais connu, et que même sa mère n’a pas vu depuis de nombreuses années. Même s’il n’y a aucune ambiguïté tout au long du roman, j’avoue avoir quand même pas mal tiqué là dessus car la situation m’a paru hautement irréaliste, et même franchement irresponsable quand on y pense.
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Bref, l’idée du roman est de suivre Roanne et son oncle Kierzic qui vont mutuellement apprendre à s’apprivoiser à mesure que la jeune fille va découvrir les secrets de son oncle, et qu’elle va, au passage, découvrir une race de créatures marines qui ne devrait pas exister.
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Dans l’idée, tout ce qui tourne autour des nelphides, ces genres de sirènes qui vivent en société très bien organisée, était plutôt original. N’étant pas tellement sensible à tout ce qui peut se passer en milieu marin, je n’ai pas été particulièrement sensible à tout cet environnement ni aux différentes aventures autour des nelphides mais je reconnais qu’il y avait de l’idée.
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Mais dans le fond, j’ai été plutôt déçu par le roman dans son ensemble, pour des raisons de ressenti essentiellement (rappelons quand même que c’est un roman destiné aux ados et que je n’étais donc pas du tout le public cible).
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D’abord, je n’ai pas accroché aux personnages. Roanne est une adolescente sympathique qui cache pas mal de failles derrière une apparente jovialité. Kierzic est un homme profondément bienveillant mais torturé par des problèmes identitaires. Sur le papier, les personnages sont intéressants et ils permettent d’ailleurs d’aborder des sujets très importants (la grossophobie, le harcèlement scolaire, la solitude, ou encore la différence). Mais dans les faits, je n’ai pas réussi à m’attacher à ces personnages, sans que je ne me l’explique vraiment.
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Mon autre déception est liée à la thématique principale qui semble être l’écologie, ou du moins une sensibilisation à l’écologie, que je n’ai pas trouvée suffisamment présente. La façon d’aborder le sujet était peut-être un peu trop subtile pour la tranche d’âge, en tout cas je me suis vraiment posé la question de savoir si un ado (selon l’âge et la maturité évidemment) percevrait vraiment les implications du texte.
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Encore une fois, je n’étais pas spécialement le lecteur cible, et mes reproches sont majoritairement liés à du ressenti, mais je suis vraiment déçu d’avoir été déçu tant j’avais aimé les romans précédents de l’auteur. Je vous invite quand même à lire d’autres avis sur le roman parce qu’ils sont généralement très positifs. Qui sait, j’ai peut-être juste mal choisi mon moment pour lire ce roman ?