Il est assez rare qu’autant de personnages (sauf Zilia) m’écœurent par leur individualisme/médiocrité/égoïsme… Malgré mon désaccord avec leur comportement, j’ai apprécié découvrir les deux pans de l’existence de Katarina, russe et tchétchène et la vie de Pedro, otage collaborateur d’une ONG, pétri d’ambitions (féminines majoritairement) plutôt qu’idéaux humanitaires. La chronologie pouvait par moment être difficile à suivre, mais elle correspond à la géopolitique si compliquée de cette guerre de territoire.
Dans un rythme effréné, émancipation et horreur s’entremêlent.
« Et tu te juges supérieure en quoi ? Parce que tu as connu plus d’hommes que nous ou parce que tu en as perdu plus ».