« LE ROI ENSOMMEILLÉ » VOUS IMMERGE AU CŒUR D'UN UNIVERS AUX TONALITÉS FANTASTIQUES, EN RÉSONANCE AVEC LES CONTES ET LES FILMS D'ANIMATION. D'aussi loin que la jeune Ena s'en souvienne, le monde a toujours été sous l'emprise d'un éternel hiver... Tous ses habitants ont fini par s'endormir, et parmi eux, sa grand-mère. Selon une légende ancienne, Faskat, le roi de la forêt, qui a eu trois filles, aurait vu son cœur devenir froid comme de la glace et aurait jeté ce sort sur le monde... Et si seule une fleur détenait le pouvoir de briser cette malédiction ? Peut-être que l'une des filles de Faskat, celle que l'on appelle la grande ourse, la magicienne de la forêt, pourrait lui venir en aide ? Ainsi commence la quête d'Ena... Un conte moderne autour de thèmes actuels : les liens familiaux, la notion de transmission et le respect de la nature.
Je mets 5 étoiles car j'adore les collab de Myriam Dahman et Clément Lefèvre, mais j'aurais aimé 30 pages de plus. La fin est un peu trop rapide ! (Mais qu'est ce que les dessins sont beaux, c'est magistral !!!)
À mi-chemin entre la Belle et la Bête et La Reine des Neiges, cette BD jeunesse (à partir de 9 ans) revisite les classiques en nous proposant un conte hivernal entre fantasy et éléments de notre monde moderne, qui aurait été victime d'une malédiction. Beau et poétique.
Une histoire qui se lit comme un très joli conte avec des illustrations très douces. Le seul bémol , d'après moi, est que l'histoire n'est pas assez longue et la fin est très précipitée. Cette histoire divisée en 2 tomes, un peu plus lente et détaillée aurait été parfaite.
Avec ces deux BD jeunesse parfaitement de saison, Les royaumes muets et maintenant Le roi ensommeillé, le nouvel éditeur de BD jeunesse : Oxymore, frappe fort. Il offre à la fois de bien beaux objets et des histoires parfaitement adaptées pour stimuler l’imaginaire des plus jeunes et combler celui plus rempli de références des adultes. D’une pierre deux coups ❤
Poétique conte hivernal, Le roi ensommeillé se présente d’emblée sous la forme d‘un joli objet qui va nous entraîner à la fois dans une aventure moderne et d’un autre âge, représentation fidèle des travaux des deux auteurs. Clément Lefèvre, je le connais comme l’un des rares à m’offrir des albums jeunesse de western grâce aux aventures de son Billy chez Little Urban. Myriam Dahman est en revanche une découverte mais avec sa sensibilité climatique, elle me parle. Je suis donc ravie de découvrir sa première BD en tant que scénariste. Et n’oublions pas de remercier Anne-Marie Lefèvre qui a aidé son mari dans les coups de bourre. J’aurais aimé la voire créditée comme lui 😉
Dès la couverture, les auteurs nous promettent de nous emmener dans un pays froid et endormi qui a tout d’un conte, et dès les premières pages ils nous y plongent avec une narration onirique inspirée de cet univers qui tranche avec la BD et permet de mieux s’immerger dans l’histoire qui nous attend. C’est beau. Cette beauté, je l’ai retrouvé tout au long de ma lecture. En effet, les pinceaux de Clément Lefèvre et sa compagne étaient vraiment inspirés et nous ont offert des planches superbes de poésie et d’onirisme à mi-chemin entre un conte à l’ancienne et un récit de SF où le climat sur Terre aurait mal tourné avec la montée des eaux et un refroidissement sévère. Avec des airs de film d’animation, les auteurs nous amènent à suivre la jeune Ena qui ère dans une ville méconnaissable et cherche à survivre tandis que tout le monde est endormi suite à une sorte de malédiction.
C’est doux, c’est poétique et dépaysant de la suivre. La voir errer dans ces paysages cachés sous la neige m’a rappelé le récent Kaina de Tsutomu Nihei mais avec des allures plus enfantines qui faisaient du bien au coeur, car c’est attachant de suivre cette fille qui survit seule pour pouvoir grappiller quelques minutes d’échanges avec sa grand-mère quand elle parvient à l’éveiller à l’aide de champignons magiques qu’elle cuisine. Le lecteur est plongé dans cette terre étrange et se demande bien ce qui a pu se passer. Les mystères sont un excellent moteur à une intrigue fort simple mais très efficace.
On nous raconte en effet au début un conte tournant autour de trois soeurs, trois filles de roi vivant dans un château reculé et dont l’une d’elle est partie parce qu’elle est tombée amoureuse, ce qui a brisé le coeur de on père. Sans qu’on comprenne trop pourquoi au début, Ena va se retrouver sur la piste de ces trois soeurs et plonger au coeur de leurs secrets qui sont aussi les siens. Ce fut tendre, doux et gentiment aventureux, avec, je me répète, un très beau décor de conte à l’ancienne avec ses mécanismes et ses morales.
L’aventure est douce, humaine, à l’image de cette petite à laquelle on s’attache vite. Il y a une dimension écologiste évidente dans la narration choisie par l’autrice qui est experte en changement climatique. On sent une belle proximité entre l’héroïne et la nature, ce n’est pas pour rien qu’elle croise de multiples créatures : aquatiques, rappelant les kodama de Mononoke, ours très particulier ou étrange gargouille. Il y a aussi des références évidente à des récits / contes célèbres, allant de la Belle aux bois dormant avec ce peuple endormi, en passant par Barbe Bleue ou La Belle et la Bête avec cette porte interdite dans un château aux drôles de serviteurs, sans oublier Boucle d’Or et les Trois ours avec ceux qu’elle croise. C’était enchanteur ! Et en même temps, il y a un beau message actuel sur la nécessité à écouter ses enfants, à dialoguer avec eux, à ne pas malmener la nature, etc.
Je remercie donc Oxymore et le duo Dahman-Lefèvre pour cette parenthèse enchantée totalement de saison qui ferait un très joli conte de noël moderne avec des préoccupations phares pour la prochaine génération, le tout dans un très joli écrin onirique. Quelle jolie aventure !
Tanto tempo fa, nel cuore della foresta vivevano felicemente un re con le sue tre figlie. Ognuna di loro era ricoperta da una pelliccia. Gli uomini però uccisero la figlia più piccola, e il re sopraffatto dal dolore lanciò una maledizione. Da quel giorno, il mondo venne ricoperto da una fitta neve e le persone si addormentarono.
La giovane Ena vive con la nonna, e durante una delle sue escursioni alla ricerca di cibo incontra delle ombre che le rivelano come spezzare la maledizione.
Ena intraprende un viaggio che la conduce attraverso luoghi desolati e castelli popolati da creature misteriose. Lei non si arrende mai, il suo è un viaggio coraggioso, vuole aiutare sua nonna e spera di far tornare il mondo alla normalità.
Questo graphic novel mi ha sorpreso molto, oltre all'avventura ho trovato una storia toccante e delicata. Vengono affrontati tanti temi, si parla del dolore, quello talmente forte da far dimenticare tutto il resto, ma anche della forza dei ricordi, che a volte diventano un luogo dolce che aiuta nei momenti difficili. Viene affrontato anche il tema della famiglia e dei legami che uniscono le persone.
Questo graphic novel sembra una vera fiaba che viene tramandata di generazione in generazioni, un racconto da ascoltare vicino al camino. Grazie anche a dei piccoli flashback, abbiamo una visione chiara e completa di tutta la storia.
I bellissimi disegni ci aiutano a immergerci totalmente in questo mondo freddo e solitario, ogni tavola sembra un pezzo di un film.
È un volume dove la neve è una grande protagonista, ma questa storia è una coccola per il cuore, capace di scaldare anche le giornate invernali che stanno per arrivare.
Una storia molto bella e stupendamente disegnata, ma sembra, sopratutto verso la fine, mancare qualcosa. Probabilmente ci sarebbe stata bene una scena flashback sulla terza figlia alla fine della storia che mostrasse cosa è successo. Probabilmente avrei anche prolungato il ricongiungimento di Ena con il re, con la promessa di ritornare o qualcosa di simile. Avrei anche voluto vedere la nonna risvegliarsi e la città libera dalla neve. Insomma, mi è sembrato di leggere un albero molto bello, ma potato nei punti sbagliati.
Une magnifique histoire sur le deuil et l’acceptation de celui-ci, comment vivre avec malgré la tristesse. C’était très doux et parfait pour l’hiver. Les dessins et le texte sont sublimes. Je suis heureuse d’avoir cette petite pépite dans ma bibliothèque.