L'un des principaux romanciers de sa génération, Lao She est aussi un admirable auteur de nouvelles et de récits. À travers les personnages très divers que l'auteur met en scène, c'est toute la vie pékinoise, à la fin de l'Empire et dans les premières années de la République, qui resurgit. Les prostituées y côtoient les amateurs d'opéra et les agents de police ; les bandits y font bon ménage avec les honnêtes gens, les simples artisans avec les petits commerçants. De ce monde, qui a aujourd'hui presque totalement disparu, l'auteur a su retenir le meilleur : une vie où la tragédie n'exclut à aucun moment l'humour.
Lao She (Chinese: 老舍; pinyin: Lǎo Shě; Wade–Giles: Lao She; February 3, 1899 – August 24, 1966) was the pen name of Shu Qingchun (simplified Chinese: 舒庆春; traditional Chinese: 舒慶春; pinyin: Shū Qìngchūn; Manchu surname: Sumuru), a noted Chinese novelist and dramatist. He was one of the most significant figures of 20th-century Chinese literature, and best known for his novel Rickshaw Boy and the play Teahouse (茶館). He was of Manchu ethnicity. His works are known especially for their vivid use of the Beijing dialect.
Recueil de nouvelles très intéressant, mais la traduction laisse à désirer.
D'abord, la traduction littéraire est à la fois familière (vocabulaire et tournures de phrases vulgaires) et formelle (le passé simple, propre aux textes littéraires français), ce qui m'a personnellement dérangée. Ensuite, les notes de bas de page sont parfois absolument inutiles. Le traducteur, Paul Bady, aurait dû laisser le mot en pinyin dans le corps du texte puis mettre la définition en bas de page, au lieu de trouver une traduction ou périphrase étrange, puis mettre en bas de page le mot en pinyin ET une définition (il a dû lui-même se rendre compte que sa traduction était bancale). Il a d'ailleurs laissé certains mots en pinyin, soit avec notes de bas de page pour explication, soit avec définition dans le glossaire à la fin du recueil. Il aurait dû tout mettre en fin de recueil...
C'est vraiment dommage, car les nouvelles sont vraiment bien et donnent une petite idée de la misère - et l'ignorance - du peuple chinois/pékinois d'une façon légère. Certaines histoires me rappelaient presque le style des fables de La Fontaine!
Traduction décevante et c'est bien dommage car les nouvelles sont vraiment édifiantes et fourmillent de renseignements sur ce qu'étaient la vie et les mentalités à Pékin il n'y a pas si longtemps. Un peu répétitif si on lit toutes les nouvelles à la file, sans doute imputable au choix fait pour constituer ce volume.
Poétique et plein de résignation face à la vie, on y suit la vie de pekinois ordinaires du début du 20ème siècle. A picorer plus qu'à lire d'une traite, ce recueil de nouvelles m'a beaucoup touchée et les thèmes abordés y sont finalement très universels.