Jubilatoire ou jouissif ? Sûrement un peu des deux ! Si la définition de ces mots se rapporte au plaisir que provoque une chose, il est juste de dire que « Celle qui s’accrochait au plafond » de Christine Foley est un roman jubilatoire et très jouissif !
Voici la liste des éléments que j'ai appréciés :
Les personnages, tellement attachants.
Axelle, l’héroïne de l’histoire, péripatéticienne assumée, fantasque et grande amoureuse.
Les enquêteurs, policiers, mais aussi humains, mais pas comme les autres.
L’histoire, classique, mais quand même guillerette (j’adore ce mot !!).
Le genre, certains diraient thriller érotique moi je réponds, polar légèrement coquin.
L’écriture, je ne peux dire autrement que jubilatoire et jouissive.
L’auteure, à son premier roman, m’a convaincu très rapidement que j’attendrai le prochain avec impatience. Elle possède un style unique, une écriture déjantée, un sens de l’humour efficace et une imagination croustillante.
Un roman atypique, inclassable et tellement divertissant !
Axelle Roy est prostituée. Une clientèle fidèle à qui elle donne des surnoms bien particuliers. Des clients qui l’aiment, prêts à lui faire de belles promesses. Mais Axelle, qui se fait appeler aussi Lola ou Poupée, veut changer de métier. S’affranchir de la vocation généreuse de son corps.
Mais un premier meurtre vient mettre un frein à ses projets. Dès sa sortie du lit, en quittant l’appartement, Monsieur Pierre est sauvagement assassiné. Et ce n’est que la première victime ! D’autres clients seront tués après avoir reçu les faveurs professionnelles de la belle Axelle.
Deux policiers enquêteront sur ces meurtres et chacun d’eux aura une relation ambigüe avec Axelle. Les interrogatoires menés par ces deux flics avec notre généreuse prostituée sont des moments très réjouissants pour le lecteur, mais pas pour les pauvres policiers qui doivent subir les « délires » involontaires de la femme de joie (et ici, le mot joie n’est pas que décoratif !!!).
L’enquête est menée rondement par les deux enquêteurs, les rebondissements sont multiples, les scènes et les chapitres se succèdent à toute vitesse. Bref, on ne s’ennuie pas.
Et un des éléments qui fait en sorte que ce roman est jubilatoire et jouissif, c’est le style d’écriture de Christine Foley; sens de la formule, humour débordant et quelques phrases crues comme des filets mignons qui ne demandent qu’à être saisis. Et quelques belles images et jeux de langage à déguster !
« C’est étrange cette sensation que j’ai. Délictueuse et imputable. L’imputable pute. La délicieuse délictueuse… »
En plus d’être happé par l’histoire, de se laisser prendre par les péripéties de toutes sortes, j’ai été charmé par l’écriture de Christine Foley, une écriture un peu folle, pleine de surprises et parfois même poétiquement drôle !
« Celle qui s’accrochait au plafond » est un divertissement fort agréable, une bonne lecture de vacances, un plaisir de lire léger, qui peut accompagner votre verre de sangria sur le bord de la piscine ! À lire pour le plaisir et pour découvrir une nouvelle auteure. Christine Foley possède ce talent de nous faire rire et sourire tout en nous racontant une bonne histoire. Les bons romans humoristiques étant très rares, ne nous privons pas de ce plaisir !
Bonne lecture !