Anne Hébert was a Canadian author and poet. She won Canada's top literary honor, the Governor General's Award, three times, twice for fiction and once for poetry.
On trouve ici à l'état pur la vision cauchemaresque de la vie familiale québécoise. Une mère qui aime férocement et cruellement détruit son fils empoisonne la vie. Elle meurt mais il demeure handicapé moralement et physiquement pour le reste de ses jours. C'est formule qui plaisait énormément aux Québécois pendant le deuxième moitié du vingtième siècle.
Il faut absolument lire ce livre si on a des amis québécois avec lesquels on veut discuter de la littérature.
Fallait que je le relise pour mon cours de littérature. Je suis vraiment mitigée de cette lecture, c’est une bonne nouvelle, j’aime l’ambiance créée par l’autrice, c’est bizarre et mystérieux, les champs lexicaux sont incroyables, mais certaines choses ne font pas de sens, ce qui fait que c’est dur réellement embarquer dans la nouvelle.
Je n'aime habituellement pas la littérature québécoise qui relate une histoire située dans les années 1900-1950 (ou avant, d'ailleurs), ni les recueils de nouvelles. C'était mal parti. Je devais lire la nouvelle éponyme pour un cours, mais je n'ai pu m'empêcher de passer à travers les six autres en raison de la beauté de l'écriture et du style d'Anne Hébert. Les nouvelles sont surprenantes, choquantes parfois par leur côté sanglant. À lire!
En plus de ma haine incroyable contre l'utilisation du français soutenu en littérature, je déplore aussi l'utilisation du vocabulaire littéraire qui finit par nuire à des récits qui pourraient être pertinents s'ils étaient plus accessibles.
Ça reste beau et très bien écrit à mon avis, mais il ne faut définitivement pas penser que tout l'œuvre d'Anne Hébert ressemble à ça. J'ai nettement préféré Les fous de Bassan à ce recueil de nouvelles!
3,5⭐️ En grande majorité j’ai adoré ce recueil de nouvelles. Surtout les trois premières histoires. Cependant, il y en avait qui ne captaient pas mon attention. Les personnifications et métaphores sont vraiment bien faites. Si vous voulez approfondir vos lectures québécoises d’Anti-terroir, ce livre est pour vous! Je t’aime Anne Hébert
J’ai adoré ma lecture du Torrent. Il s’agit d’une nouvelle bien ficelée avec les thèmes centraux de l’emprisonnement et de la révolte nous offrant une forme de commentaire social (valable autant à l’époque de son écriture que de nos jours) et nous laisse entrevoir une certaine recherche d’émancipation que l’on sent comme très personnelle pour Anne Hébert. Bref une très courte lecture qui laisse néanmoins une marque et vaut certainement le détour.
Je suis définitivement tombée sous le charme de la prose d'Anne Hébert, excellente dès ses premiers écrits. Certaines nouvelles m'ont plu davantage que d'autres, mais c'est une œuvre très réussie en général. J'ai aimé la diversité des sujets abordés, qui finissent par se rejoindre dans la désillusion des personnages.
« Puis, il y a là un manque que je me harcèle à éclaircir, depuis ce temps. Et lorsque je sens l’approche possible de l’horrible lumière dans ma mémoire, je me débats et je m’accroche désespérément à l’obscurité, si troublée et menacée qu’elle soit. Cercle inhumain, cercle de mes pensées incessantes, matière de ma vie éternelle. […] Impression d’un abîme, d’un abîme d’espace et de temps où je fus roulé dans un vide succédant à la tempête. »
Bien avant de publier ses succès tels Kamouraska, les fous de Bassan et Les Enfants du Sabbat, Anne Hébert avait écrit plusieurs nouvelles; notamment Le Torrent. Cette nouvelle, tout comme cette compilation littéraire de plusieurs récits, avait été publiée à titre d’auteur en 1950. Et tout comme les autres textes du récit, nous y découvrons déjà le talent d’une auteur qui aura succès avec ses histoires et qui pourra vivre sa vie avec sa plume.
Des nouvelles offertes dans ce recueil, leurs thématiques ressemblent beaucoup à celle qu’Anne Hébert abordera dans ses futurs romans. Que ce soit des familles déchirées, des êtres tourmentés par leurs passions ou leurs désespoirs, ou des tragédies romantiques; des récits remplis avec tant de drames et de romanesques que l’on pourrait considérer Anne Hébert comme l’équivalent canadien des sœurs Brönte.
Et parmi ces nouvelles, beaucoup d’entre elles se présentent sous une trentaine ou quarantaine de pages. Ce qui nous donne des récits très concis, allant dans l’essentiel du sujet et des images présentées. C’est-à-dire des images de la mer, de la ville de Québec, de la campagne, de résidences hantées par le passé d’une famille, des traces de romance ou de tragédie, mais aussi de la religion. Sujet très important étant donné la présence du clergé dans le patrimoine québécois des années 40 et 50 jusqu’à la Révolution Tranquille. D’ailleurs certaines de ces histoires se déroulent soit à la campagne, soit dans la ville de Québec. À des périodes aussi variées que le dix-neuvième siècle que le vingtième. Ce qui nous montre comment Anne Hébert sait bien représenter diverses époques et les contextes de chaque époque.
De plus, en tant que lecteur des romans d’Anne Hébert, je dois dire que j’ai beaucoup apprécié lire ce recueil de nouvelles. Car bien que les histoires sont courtes, chacune d’elles présentent très clairement leurs sujets, intrigues, personnages, et les problèmes que ces derniers vivent entre eux. Et si en termes de fins, certaines restent ouvertes, J’apprécie l’initiative puisqu’elles offrent une ouverture possible qui permet au lecteur de bien imaginer ce qui se passerait après.
Quant au style, l’auteur utilise non seulement l’indicatif présent pour raconter certains textes, mais aussi la narration au passé, c’est-à-dire soit l’imparfait et le passé simple. Dans le cas du Torrent, une nouvelle narrée à la première personne, chose que j’ai bien aimé car on entre encore plus dans les pensées du personnage. Ainsi, mélangeant autant la narration classique que la narration en temps réel, l’auteur démontre clairement son talent à bien présenter les histoires qu’elle raconte, mais aussi les environnements dans lequel lesquels ceux-ci se déroulent. C’est-à-dire des endroits tourmentés, passionnés, à la limite de la raison et de la folie.
Au final, ces histoires présentent dans chacune d’elles des personnages qui souhaitent sortir de leur milieu d’origine, ou de leur zone de confort, et qui se retrouvent pris dans un monde qui dépasse leurs préconceptions sur la vie et leurs environs.
Par ailleurs, à chaque fois que je lis les romans d’Anne Hébert, je suis ébahi de savoir qu’elle n’est pas assez connu hors des pays francophones. En effet, la thématique de ses textes est tellement universelle qu’ils seraient accessibles à n’importe quels lecteurs dans n’importe quel pays du monde entier. Qu’ils soient du Japon, du Mexique, de l’Allemagne, ou du Danemark.
Ainsi, j’espère que les livres d’Anne Hébert seront plus traduits dans le monde entier. Car pour le talent qu’elle a, elle mérite le succès qu’elle a eu au Canada et en France.
{Lu pour l’école} Le fond est intéressant mais subjugué par beaucoup de remous violents: la haine de sa mère, le désir de s’en affranchir, l’idolâtrie de Perceval qui représente le démon et la délivrance en même temps, l’envie de quasi-vengeance de par la personne d’Amica… Bref. Un torrent (!) d’émotions noires, car c’est tout ce que François connaît.
I read Kamouraska years ago as a teen for a uni course. It felt like being beaten up. Le Torrent has that effect too. Melodrama? Psychological thriller? The term that surfaces when you're done: tour de force.
On comprend la renommée de cette autrice par ses belles phrases pleines de poésie, mais les histoires de ces nouvelles sont longues et quelque peu inintéressantes. On dirait qu’on survole souvent les sentiments des personnages plutôt que d’y plonger.
Le Torrent était un chef d'oeuvre à tout les niveaux mais les autres nouvelles de ce recueil étaient malgré la beauté de leur écriture très décevant en cause de leurs intrigues qui me laissaient indifférent
Anne Hébert nous entraîne en quelques pages dans la profondeur de l’âme d’êtres meurtris. Ses textes sont bouleversants et troublants, riches en descriptions. C’est une fée des mots.
2 estrellas No soy muy amante de los libros de relatos (no tuve de otra que leerlo). Mis favoritos fueron «La maison de l’esplanade» y «Un grand mariage». El primero que fue parte del trabajo que hice y el segundo, curiosamente, pensé de primero en no leerlo y lo dejé de ultimo ya que era el más largo, pero al final me anime a leerlo y me terminó gustando también. Del resto, pues fueron muy promedios y en algunos ni cuenta me di de lo que pasó.