J'ai ri, j'ai été émue, choquée, attendrie, scandalisée, séduite, dégoûtée. La candeur et la sensibilité de Mycroft Mixeudeim contraste avec le sadisme cruel des autres personnages à son égard. On cherche à le percer, à le disséquer par des jeux de manipulation psychologique tous plus sordides les uns que les autres. Au final, les personnages ne font que profiter de ces manigances pour s'aveugler davantage dans leur représentation de Mixeudeim. Le protagoniste est condamné à être le pantin du regard des autres. Il est seul, à la merci de ses amis qui le méprisent.
Malgré cette intigue horrifiante, La charge de l'orignal épormyable m'a étonnée par sa poésie et par ses prouesses de langage et de style. J'ai souligné plusieurs phrases et je me suis prise à lire à voix haute certains passages pour mieux savourer leur sonorité. Claude Gauvreau a su s'approprier le genre théâtral pour mieux le déconstruire. C'est littéralement un bijou de la dramaturgie québécoise.
Cette pièce consiste en l'auto-portrait du poète incompris, persécuté par un entourage de pseudo-scientifiques aux allures de psychanalystes, qui se jouent de lui, le manipulent, lui interdisent la quiétude et l'affection ; le tout, parsemé de scènes allégoriques, de quelques bribes d'exploréen, et baigné d'une violence sourde, mais à peine voilée, qui finit par éclater.
Plusieurs émotions peuvent nous passer lors de cette lecture. Lecture que je décrirai comme lourde mais aussi libératrice. L'angoisse est présente tout au long de cette pièce que je décrirai comme brillante. C'est encore d'actualité. La persécution en lien avec la différence fait mal à la lecture de ce bijoux québécois.
I had to read this book for one of my French classes and I did not like it. This book as a weird sense of comprehension that I’m not used to. It was hard to understand while reading. 🧪
Une œuvre très triste et bouleversante, qui met en scène comme personnage principal Mycroft, cet être pure, et pourtant si incompris, pris dans le jeu de manipulation des autres.
Claude Gauvreau signe ici une pièce de théâtre dans laquelle il est difficile de ne pas le reconnaître à travers le personnage de Mycroft Mixeudeim.
C'est un huis clos. On retrouve cinq personnages principaux, deux filles, deux garçons et Mycroft. Plus tard on verra l'apparition d'autres personnages. En fait, tout au long de cette pièce on assiste à l'opération à coeur ouvert si je puis dire, de Mycroft. On passe par tous les moyens pour essayer de le saisir, de le comprendre, de le manipuler, de le «prouver». Ainsi, autant j'ai aimé cette pièce autant je l'ai détestée dans le sens où je l'ai trouvé difficile à lire.
Sinon, il est intéressant de noter comme on cherche à saisir l'essence de l'être par des moyens divers.