La señora Lamarchand necesita una criada y ha oido hablar de Hilda, de su buena disposición para el trabajo, de su educación y su belleza. No toleraría una criada indolente, pero sobre todo que fuera demasiado delfada o simplemente gordita. ¿Cómo va a ocuparse de su casa y de sus hijos si no controla su propio cuerpo? La señora Lemarchand considera que Hilda tendra la suerte de servir en una casa de gentes de izquierda. Por eso quiere algo más que una criada, quiere educar a Hilda, enseñarla a vestirse y a comportarse en sociedad, quiere que sea su amiga. Sin que, por supuesto, deje de aumentar cada vez más rigurosamente sus obligaciones. Hilda puede leerse como una narración, como obra de teatro o como una antigua fábula en la que la transparencia del texto oculta y, al mismo tiempo, da forma a temores profundos y universales. La intensidad de la escritura de Marie NDiaye logra materializar a Hilda, un personaje sin voz que, a lo largo del texto, va transformándose en el sueño de su señora. Porque hoy la dialéctica del amo y el esclavo no da lugar a la menor rebelión: la señora seguirá necesitando desesperadamente otra Hilda y la criada seguirá sometida a su voluntad. Marie NDiaye (Pithiviers, Francia, 1967) es una de las autoras actuales más valoradas por la crítica en Francia. Fue galardonada con el premio Femina en el año 2001 por su novela Rosie Carpe y, en 2009 con el premio Goncourt por Tres mujeres fuertes. También ha tenido el reconocimiento del público: en el año 2009 fue la autora más leída en lengua francesa. A los diecisiete años publicó su primera novela en la que la crítics ya reconoció a una gran escritora. Desde entonces ha publicado novelas, relatos y obras de teatro. Es la única escritora viva cuya obra ha sido incluida en el repertorio de La Comédie Française.
Marie NDiaye was born in Pithiviers, France, in 1967; spent her childhood with her French mother (her father was Senegalese); and studied linguistics at the Sorbonne. She started writing when she was twelve or thirteen years old and was only eighteen when her first work was published. In 2001 she was awarded the prestigious Prix Femina literary prize for her novel Rosie Carpe, and in 2009, she won the Prix Goncourt for Three Strong Women.
«هیلدا» ای زن ناپیدای داستان! تو را چه خطاب کنم مادامیکه از تو جز در عنوان و واژههای این نمایشنامه اثر دیگری نبود وجود خارجی نداشتی ولی چون شبحی سرتاسر نمایشنامه سخن از تو به میان میآمد و حتا بجای تو تصمیم گرفته میشد تو را نمایندهی هرآنکس یافتم که در جامعهی امروزِ به ظاهر بشری وجودشان انکار میشود. هرکس ادعای مالکیت بر سرزمین وجودی تو را دارد و به هر شکل و ترفندی قصد مصادرهی موهبتِ «بودن» تو و «آزادی» توست. ولی چه رنج بزرگیست این «بودن» مادامیکه که صدایی از تو شنیده نمیشود، حق بر سخن گفتن و حق بر داشتن صدا از تو سلب میشود و این بیصدایی، تداعیگر انکارِ وجود توست
Pièce de théâtre efficace même si assez déconcertante dans la forme (redondante) et le style qui critique l’esclavagisme moderne à travers la relation vampirique entre une bourgeoise & "sa" femme de ménage.
A lire si vous vous intéressez aux rapports de domination entre classes.
Pièce de théâtre que je vais voir au TNS la semaine prochaine. Intéressant et dérangeant. Le personnage éponyme n’a aucun dialogue. Une pièce sur les relations de domination entre classes sociales mais surtout un rapport vis à vis de l’esclavagisme.
هیلدا را چگونه یافتم؟ زنی که در تمام کتاب حتی لحظهای او را ندیده، اما به نیکی میشناختمش، آرام، امر پذیر، مادر، مظلوم برای هیلدا عظمتی شکننده را متصورم، زنی زیبا و معصوم که گرفتار نظام بردهداری مدرن است. هیلدا را از دریچه زندانی که "خانم لومرشان" برایش ساخته بود میدیدم، گویی گذرا نگاهی است که حتی حق نداری هیلدای واقعی را ببینی و باید میان آنچه او میگوید و آنچه "فرانک" جسته گریخته اشاره میکند هیلدا را شناخت.
نمایشنامه عمدتاً و تا حد خوبی تماما تک گوییهای "خانم لومرشان" است، در آن از فضا خبری نیست. از صورتکها و هیچ چیز دیگری خبری نیست، تنها دیالوگ است که جریان دارد، این نوع مواجهه برای اولین بار عجیب بود، نمیدانم آیا باز هم میپسندم و چنین ژانری را ادامه میدهم یا خیر.
Les points positifs : - Le sujet évoqué (rapport entre dominantes et dominées) m'intéresse, d'autant plus qu'il était majoritairement traité du point de vie de la dominante. - Le personnage de Mme Lemarchand est, au départ, si ridicule qu'il en est drôle. Puis, peu à peu, il devient effrayant, dérangeant. J'ai bien aimé cette progression. - La lecture est courte, rapide, j'ai trouvé le texte rythmé, notamment grâce aux répétitions (qui m'ont rappelé, un peu, le théâtre absurde).
Les points négatifs : - J'ai été étonnée du revirement de situation du dernier acte : . - Quelques longueurs sur le milieu de l'œuvre, ce qui est dommage pour une pièce si courte.
J'ai trouvé cette pièce de théâtre simple à lire et on devine vite des choses. J'ai aimé cette pièce de théâtre car elle était très touchante mais aussi à la fois choquante par le fait que l'esclavage (donc moderne) peut existe toujours au XXème siècle. Mais aussi, j'ai bien aimé la façon dont la pièce de théâtre a été écrite. Ce qui m’a surprise c’est qu’on parle d’une femme (Hilda), mais qui ne parle même pas une seule fois dans la pièce. Cette pièce de théâtre m'a aussi mise malaise par le fait que Devant Franck, Mme Lemarchand fait l'éloge d'Hilda mais par derrière elle lui retourne le cerveau (manipule) pour la mettre à sa merci (à ses petits soins). Et elle lui faire éloigner de son mari et de ses enfantes pour n'obéir plus qu'à ses ordres et de ne s'occuper plus que d'elle et de ses enfants. Elle est complètement soumise et elle est réduite à "rien" au point de ne plus éprouver aucun sentiment envers sa propre famille. Et donc Franck se sent impuissant face à ce monstre qu'est Mme Lemarchand. Cette oeuvre est bouleversante. J'ai trouvé ça "drôle" que Mme Lemarchand s'appelle comme ça, puisque dans la pièce on dirait qu'elle achète un peu indirectement Hilda à Franck. Ainsi, J'aurais aimé un retournement de situation dans la fin de la pièce avec par exemple le mari d'Hilda (Franck) qui arrive a piégé Mme Lemarchand et à retrouvé sa femme avant qu'il ne soit trop tard (avant qu'elle soit complètement manipulé et désorientée).
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[Read in French] The character work here is absolutely astounding. This play really oozes with personality, being almost entirely monologues by one character, and was very readable from my elementary understanding of French. As is the case with any play I'll read, I'd like to see it staged and performed. I imagine a lot of room for creative liberty to all sorts of effects in the directing and acting of Hilda since, ultimately, all the text itself offers is two very compelling and dense characters and an interestingly framed plot.
Biting social satire -- a privileged woman who purports to be politically left-wing crushes the identity of her household help. There are echoes of Genet's Les Bonnes. The play makes a very effective point but isn't pleasurable reading!
Courte pièce de théâtre sur Hilda, femme de ménage à la solde de Mme Lemercier et qui deviendra sa chose. Son propre mari lâchera l’affaire. A aucun moment nous n’entendons sa voix. C’est rapide à lire mais je reste sur une sensation de mal à l’aise.
I found this to be a very unique piece, and the obvious themes surrounding Mme Lemarchand initially obscured Franck's character, which made for good discussion.
omg??? Une bonne pièce radiophonique -> pièce de théâtre qui aborde les thèmes de servitude, identité, et classe. Je lirais sans aucun doute d'autres oeuvres de NDiaye.
"Franck, soyez curieux de moi. Et remarquez encore ceci, que lorsque je penche la tête d'un côté ou de l'autre, comme le fait Hilda, la masse entière de mes cheveux bascule d'un seul coup, très précisément comme le faisaient les cheveux d'Hilda. Regardez. Vous en souvenez-vous, Franck?"