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The Happy Life

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The Happy Life, Schopp
Answer to Skeptics, D.J. Kavanaugh
Divine Providence & the Problem of Evil, T.F. Gilligan
Soliloquies, T.F. Gilligan
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450 pages, Library Binding

First published January 1, 386

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About the author

Augustine of Hippo

3,338 books2,018 followers
Early church father and philosopher Saint Augustine served from 396 as the bishop of Hippo in present-day Algeria and through such writings as the autobiographical Confessions in 397 and the voluminous City of God from 413 to 426 profoundly influenced Christianity, argued against Manichaeism and Donatism, and helped to establish the doctrine of original sin.

An Augustinian follows the principles and doctrines of Saint Augustine.

People also know Aurelius Augustinus in English of Regius (Annaba). From the Africa province of the Roman Empire, people generally consider this Latin theologian of the greatest thinkers of all times. He very developed the west. According to Jerome, a contemporary, Augustine renewed "the ancient Faith."

The Neo-Platonism of Plotinus afterward heavily weighed his years. After conversion and his baptism in 387, Augustine developed his own approach to theology and accommodated a variety of methods and different perspectives. He believed in the indispensable grace to human freedom and framed the concept of just war. When the Western Roman Empire started to disintegrate from the material earth, Augustine developed the concept of the distinct Catholic spirituality in a book of the same name. He thought the medieval worldview. Augustine closely identified with the community that worshiped the Trinity. The Catholics and the Anglican communion revere this preeminent doctor. Many Protestants, especially Calvinists, consider his due teaching on salvation and divine grace of the theology of the Reformation. The Eastern Orthodox also consider him. He carries the additional title of blessed. The Orthodox call him "Blessed Augustine" or "Saint Augustine the Blessed."

Santo Agostinho

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Displaying 1 - 21 of 21 reviews
Profile Image for Eduardo YT (Edu leitor e escritor).
15 reviews12 followers
November 12, 2024
In our lives, we can consider ourselves lucky when things make us happier and more tranquil, whereas we know we are in a punitive world. However, when we understand that indifference, hate, or treason hit our fragile existence on behalf, rules and tendencies confront us. Then we have to think more than ever - not depend on the stage of your life, it will happen - that many things exist in the world that call on us to meditate. You need to understand your situation and go on to find a stop where you'll take place with stability in your consistency, further that you have suffered tremendously, or, perhaps, you only have had small unfortunate crosses in your passage as a human being. Did you behold the reason for this? You only should admit God has ever had your company: God is God. People are people! How won't you find the happiest in him? Many people will respond to their own earlier. They can be full of peace and finished. We can't forget God, not just for a moment. And the time? Also no.
Profile Image for Matty.
106 reviews1 follower
September 1, 2024
Dialogue qui fait partie de ses premiers écrits. Je retiens quelques extraits :
"Dans le jardin de sa maison de Milan où il méditait près de son ami Alyppius, Augustin entend la voix d'un enfant qui lui paraît chanter "Prends et lis ! " "Tolle, lege !". Il ouvre les épîtres de saint Paul qui, depuis quelque temps déjà, ne le quittaient plus. On sait ce qu'il y trouva : "Plus de ripailles ni d'orgies, plus de coucheries ni de débauche : revêtez-vous du Seigneur" p.7

"Pour bien le comprendre, il faut rappeler qu'Augustin, à Milan, avait dépouillé le manichéisme auquel il avait adhéré de tout son coeur en Afrique." p. 8

"Pour lui, raison et révélation sont encore deux manières indépendantes de marcher vers la vérité et utilisant toutes deux la source unique de l'illumination. Dieu offre à la raison une autorité qui lui permet de poser les questions. Mais une fois mise en marche, elle peut avancer par ses propres moyens vers une recherche autonome de la vérité. Dès cette époque, sa phrase fameuse de la Cité de Dieu est vraie : "Credo ut intelligam", "Je crois pour être à même de comprendre". p. 9.

Chapitre II (Premier entretien. Nous sommes composés dame et de corps. Les aliments sont nécessaires à l'âme comme au corps; car l'âme a aussi ses aliments. On n'est pas heureux, quand on n'a pas ce que l'on veut; mais il ne suffit pas de posséder ce que l'on veut, pour posséder le bonheur. Que doit-on acquérir pour être heureux? Quand peut-on dire que l'on possède Dieu? Les sages de l'Académie ne sont ni heureux ni sages.)


§8 "Ne m'accordez-vous pas, leur dis-je, que les âmes des hommes éclairés sont bien plus pleines et plus grandes d'une certaine façon, que celles des ignorants ? — Ils répondirent que c'était évident. Nous avons donc raison de dire, continuai-je, que ceux que la science et l'enseignement n'ont pas nourris, sont à jeun et pour ainsi dire affamés. — Ils ont aussi l'âme pleine, dit Trygétius, mais c'est de vices et de corruption. Et voilà, repris je, ce qui fait dans ces âmes une sorte de stérilité et pour ainsi dire d'inanition. Car, si le corps privé de nourriture est la plupart du temps en proie à des maladies et à des affections indices de la faim, ces âmes de leur côté sont pleines de maux qui révèlent de longs jeûnes. Car le mot de nequitia, qui désigne la corruption, mère de tous les vices, vient, selon les anciens, de ce qu'elle est sans aucun bon effet, nequidquam,de ce qu'elle est le néant, nihil. La vertu opposée à ce vice [173] s'appelle frugalité. De même donc que frugalité vient de frux, c'est-à-dire de fructus, fruits, parce qu'elle rend, pour ainsi dire, les âmes fécondes; ainsi c'est la stérilité, c'est-à-dire le rien (nihilum), qui a donné son nom à la corruption (nequitia). Ce qui découle en effet, ce qui se dissout, ce qui tombe en liquéfaction, ce qui pour ainsi dire meurt sans cesse, n'est rien; et voilà pourquoi nous appelons les gens frappés du vice dont nous parlons des hommes perdus de débauches. Ce qui est quelque chose, c'est ce qui demeure, ce qui reste, ce qui demeure toujours le même, comme la vertu, dont l'élément le plus important et le plus beau est la tempérance ou la frugalité. Mais, si c'est là une vérité trop obscure, pour que vous puissiez la saisir dès à présent, vous m'accorderez du moins, puisque les âmes ignorantes sont pleines aussi, qu'il y a, pour les âmes comme pour les corps, deux sortes d'aliments, les uns salubres et utiles, les autres malsains et empoisonnés."

§10. Alors, reprenant la parole : Voulons-nous être heureux, leur demandai-je ? A peine avais-je laissé échapper ces mots, qu'ils répondirent affirmativement tous d'une voix. Trouvez-vous, leur dis-je, qu'on soit heureux, quand on n'a pas ce que l'on veut? Ils répondirent négativement. D'un autre côté, est-on toujours heureux, quand on a ce que l'on veut? Alors ma mère : Quand on veut le bien et qu'on le possède, on est heureux; mais quand on veut ce qui est mauvais et quoiqu'on le possède, on est malheureux. Alors souriant et plein de joie je lui dis : te voilà, ma mère, au sommet de la philosophie. Sans aucun doute, il ne t'a manqué que le style pour t'exprimer comme Cicéron, qui a parlé dans ce sens. Dans son Hortensius, en effet, qui est l'éloge et la défense de la philosophie, on trouve ce passage : « Voici venir des hommes qui, sans être des philosophes, sont toujours prêts à discuter. Ils déclarent qu'on est toujours heureux quand on vit comme on veut. Erreur profonde ! Car vouloir ce qui ne convient pas est le comble de l'infortune, et l'on est moins malheureux de ne pas obtenir ce « que l'on veut que de rechercher ce qu'il ne faut pas. La dépravation de la volonté fait « plus de mal que le succès ne fait de bien. »

§12. Ils admirent avec joie et de tout leur coeur cette vérité. Il ne nous reste donc plus, leur dis-je , qu'à chercher quel est l'homme qui possède Dieu. Car un tel homme sera heureux assurément. Répondez : que vous en semble? — Ici, Licentius : Celui-là possède Dieu, qui vit selon la vertu. Trygétius à son tour : Celui-là possède Dieu, qui fait ce que Dieu veut. Lastidianus fut de cet avis. Mon fils, le plus jeune de mes interlocuteurs, dit alors Celui-là possède Dieu, dont l'âme est exempte de souillures. Ma mère approuva toutes ces réponses, mais surtout la dernière. Navigius se taisait. Je lui demandai son opinion. Je me range à l'avis de celui qui a parlé le dernier, répondit-il. Je ne crus pas devoir m'abstenir d'interroger Rusticus sur ses sentiments, dans une si haute question. Car il me semblait que la réserve avait autant de part a son silence que la réflexion. Il adopta l'avis de Trygétius.

§14. Voici le raisonnement que je leur exposai alors. S'il est manifeste, nous l'avons vu tout à l'heure, que l'on n'est pas heureux quand on n'a pas ce que l'on veut; si l'on ne cherche que ce que- l'on veut trouver, et si les académiciens cherchent toujours la vérité , c'est qu'ils veulent trouver la vérité, c'est qu'ils veulent avoir un moyen pour la trouver. Or, ils ne la trouvent pas. Partant ils ne possèdent pas ce qu'ils veulent; partant ils ne sont pas heureux. Or, il n'y a de sage que celui qui est heureux. Donc un académicien n'est pas un sage. Tous alors s'écrièrent, comme s'ils s'emparaient de toutes mes paroles. Mais Licentius, qui se tenait sur ses gardes, craignit de s'avancer et ajouta : Comme vous, je mg suis jeté sur ce raisonnement et je me suis écrié à cette conclusion qui faisait impression sur moi. Mais je [175] ne l'avalerai pas et je garderai ma part, pour la donner à Alype. Il la savourera avec moi ou il me dira pourquoi il ne faut pas y goûter.

C'est Navigius, lui dis-je, qui devrait plus que toi craindre les douceurs, puisqu'il a la rate en mauvais état. Alors Navigius souriant : Ces douceurs-là me guériront; sans aucun doute. Car je ne sais comment cela se fait; mais ce raisonnement hérissé et piquant que tu nous as présenté, ressemble à ce miel de l'Hymette, dont on a dit qu'il a une saveur aigre-douce et ne gonfle point les entrailles. C'est pourquoi, bien qu'il me pique tant soit peu le palais, je l'absorbe tout entier de mon mieux et de fort bon coeur. Je ne vois pas, en effet, comment on pourrait attaquer ta conclusion. — C'est impossible, dit Trygétius ; et je ne suis pas fâché de m'être brouillé depuis longtemps avec les académiciens. Car je ne sais quel instinct ou plutôt quelle impulsion divine me poussant, j'étais devenu leur ardent ennemi, même sans savoir comment m'y prendre pour les réfuter.

§15 - Refuses-tu de m'accorder qu'on n'est pas heureux, quand on n'a pas ce que l'on veut? Prétends-tu que les académiciens ne voudraient pas trouver et posséder cette vérité qu'ils cherchent avec tant d'ardeur ? Connais-tu un sage qui ne soit pas heureux ? — C'est être complètement heureux, dit-il avec un sourire amer, que de ne pas avoir ce que l'on veut. Comme j'exigeais que cette assertion fût consignée par écrit: je n'ai pas dit cela, répondit-il, en se récriant.

CHAPITRE III.
Deuxième entretien. Quel est l'homme qui possède Dieu, de manière è posséder le bonheur? Trois avis : selon les uns, c'est celui qui fait la volonté de Dieu; selon les autres, c'est celui qui mène une vie vertueuse; selon d'autres enfin, c est celui qui n'est pas possédé de l'esprit impur. Le mot esprit impur a deux sens : on entend par là soit l'esprit malin qui agite les démoniaques, soit l'Ame impure, c'est-à-dire l'âme que les vices et les erreurs souillent.

§21. Ici ma mère ayant encore souri : Je n'accorde pas, dit Trygétius, que Dieu nous soit contraire, parce qu'il ne nous est pas propice. Mais il y a pour l'homme une situation intermédiaire. — Eh bien ! lui dis-je, cet homme placé dans une situation intermédiaire, cet homme auquel Dieu n'est ni propice ni contraire, crois-tu qu'il possède Dieu d'une manière quelconque? Trygétius hésitait. Autre chose est, dit ma mère, de posséder Dieu, autre chose de n'être pas abandonné de Dieu. — Eh bien ! lui dis-je, qu'est-ce qui vaut le mieux, de posséder Dieu ou de n'être pas abandonné de Dieu? — Autant que je puis voir clair en mon âme, dit-elle, voici ma pensée : Etre vertueux c'est avoir Dieu pour soi. Etre vicieux, c'est avoir Dieu contre soi. Mais quand on cherche Dieu, quand on ne l'a pas encore trouvé, on ne l'a ni pour soi, ni contre soi ; mais on n'est pas abandonné de Dieu. Est-ce votre avis, dis-je aux auditeurs? Ils répondirent affirmativement. — Répondez alors à cette question, repris-je N'a-t-on pas, selon vous, Dieu pour soi, quand on est favorisé de Dieu ? — Sans doute, dirent-ils. — Eh bien ! Dieu ne favorise-t-il pas celui qui le cherche? — Oui, il le favorise. — Celui qui cherche Dieu a donc Dieu pour lui, et tout homme qui a Dieu pour lui est heureux. Il est donc heureux aussi l'homme, qui cherche Dieu. Or, quand on cherche, c'est que l'on n'a pas encore ce que l'on veut. On sera donc heureux tout en n'ayant pas ce que l'on veut. — Non, dit ma mère, je ne crois pas que l'on puisse être heureux, quand on n'a pas ce que l'on veut. — Donc, repris je, quand on a Dieu pour soi, on n'est pas toujours heureux. — Si la raison exige cette conséquence, dit-elle, je ne puis la nier. — Ainsi, continuai-je, nous établirons la distinction suivante: Tout homme qui a trouvé Dieu a Dieu pour lui et il est heureux; mais tout homme qui cherche Dieu a Dieu pour lui, sans être encore heureux; et tout homme qui, par ses vices et par ses péchés s'éloigne de Dieu , non-seulement n'est pas heureux, mais n'a pas Dieu pour lui.

CHAPITRE IV.
Troisième entretien. Malheur et indigence sont synonymes. La plus déplorable indigence, c'est le manque de sagesse. Quand nous avons la sagesse, notre âme est pleine, notre âme a atteint sa mesure. La vie bienheureuse consiste dans la possession de ta vraie sagesse , dans la parfaite connaissance de Dieu

§24. Eh quoi ! dit Trygétius, ne pouvons-nous pas conclure dès à présent que lorsqu'on n'est pas dans le besoin, on est heureux? Car il est évident que, lorsqu'on est dans le besoin, on est malheureux; et nous avons accordé, je m'en souviens, qu'il n'y a pas d'état intermédiaire entre, le malheur et le bonheur. — A ton avis, lui dis-je, y aurait-il quelque état intermédiaire entre la mort et la vie? Un homme n'est-il pas nécessairement vivant ou mort? — Je l'avoue, dit-il, là non plus, il n'y a pas de milieu. Mais pourquoi cette question? — C'est que, lui dis-je, tu avoues, je crois, que tout homme enseveli depuis un an est bien mort. — Il ne le niait pas. — Eh bien ! tout homme qui n'est pas enseveli depuis un an est-il vivant? — Ce n'est pas une conséquence, dit-il. — Donc, répondis-je, si tout homme qui est dans le besoin est dans le malheur, il ne s'ensuit pas que tout homme qui n'est pas dans le besoin soit heureux, bien qu'entre le bonheur et le malheur, comme entre la vie et la mort, il ne puisse se trouver d'état intermédiaire.

§25. Quelques-uns de mes auditeurs se montraient un peu lents à saisir cette dernière proposition. Je l'éclaircis de mon mieux, et je la leur représentai sous plusieurs formes, en termes appropriés à leur intelligence. Ainsi, repris je, c'est être dans le malheur que d'être dans le besoin, on n'en doute pas; et nous ne craignons pas ici pour le sage quelques nécessités matérielles. Car ces nécessités ne pèsent pas sur l'âme qui est le siège de la vie heureuse. L'âme du sage en effet est parfaite; or nul être parfait n'est dans le besoin. Le sage usera des choses qui semblent être nécessaires au corps, s'il les a sous la main. S'il ne les a pas, l'absence de ces objets ne suffira pas pour l'abattre. Car tout homme sage est homme de courage; or le courage ne redoute rien. Le sage ne redoute donc ni la mort corporelle, ni ces douleurs qu’on ne peut chasser, éviter ou éloigner pour un temps qu'à l'aide de ces biens dont il peut être dénué. Mais il ne laissera pas de faire un bon usage de ces biens s'il n'en est pas privé. Elle est très juste en effet cette pensée

§26. Examinez maintenant si tout homme qui est malheureux est dans le besoin. Ce qui fait ici la difficulté, c'est qu'il y a bien des hommes comblés par la fortune, pour lesquels tout est facile et qui n'ont qu'un signe à faire pour voir leurs désirs accomplis. Il est difficile d'arriver à ce genre de vie. Mais figurons-nous un homme semblable à cet Orata dont parle Cicéron. Comment avancer hardiment que cet Orata était dans le besoin, lui l'homme riche, l'homme bien vu, l'homme de plaisir par excellence, l'homme qui n'avait rien à désirer sous le rapport des jouissances, du crédit, de la santé qui chez lui était bonne et inaltérable? Terres du meilleur rapport, amis du meilleur commerce, il avait tout cela en abondance et à satiété. Tous ces biens, il en usait convenablement dans l'intérêt de son bien-être ; enfin, pour tout dire, toutes ses entreprises, tous ses plans étaient couronnés de succès. Mais peut-être, dira-t-on , voulait-il avoir plus qu'il n'avait. Cela, nous l'ignorons, mais, et cela suffit dans l'état où est la question, supposons qu'il ne désirât rien au-delà de ce qu'il possédait, lui manquait-il quelque chose selon vous? — Quand j'accorderais, -dit Licentius, qu'il ne désirait rien, chose bien difficile à admettre, lorsqu'il s'agit d'un homme qui n'est pas un sage, toujours est-il qu'il craignait, car c'était, dit-on, un bon esprit, que quelque coup du sort ne lui ravit tous ses biens. Car il ne fallait pas faire un grand effort, pour voir que de tels biens, quelque grands qu'ils fussent, étaient soumis aux chances de la fortune.
(1. Térence. L'Andrienne.)
Alors, en souriant . Tu vois bien, dis-je, ô Licentius, que cet homme si fortuné, trouvait dans la rectitude de son esprit un obstacle à son bonheur. Plus il avait le coup d'oeil perçant, plus il voyait qu'il pouvait perdre tous ses biens. Aussi était-il abattu par la crainte et avait-il sur les lèvres ce dicton assez vulgaire Pour un homme sans assurance, le bon sens est un malheur

§29. Trygétius ayant dit qu'il ne comprenait pas bien cette conclusion : De quoi sommes-nous logiquement convenus, dis-je? Qu'on est indigent quand on n'a pas la sagesse, ré pondit-il. Qu'est-ce donc, repris je, que l'indigence?C'est le manque de sagesse. — Et qu'est-ce que le manque de sagesse? — Il se taisait. N'est-ce pas la folie, repris je ? — Oui, répondit-il. — Etre en proie à l'indigence, repris-je, c'est donc être en proie à la folie; et par conséquent indigence et folie sont une seule et même chose sous deux mots différents. Et pourtant nous disons, je ne sais comment: Il y a là de l'indigence; il y a là de la folie. C'est comme si nous disions en parlant d'un lieu, d'où la lumière est absente: Il y a là des ténèbres, ce qui revient à dire . Il n'y a pas de lumière. Ce ne sont pas en effet les ténèbres qui vont et viennent; mais manquer de lumière, c'est être ténébreux, comme manquer de vêtements, c'est être nu. Les vêtements, en effet, ne font pas fuir la nudité, comme si elle était mobile. Nous parlons donc de l'indigence d'un homme, comme nous parlerions de sa nudité. Le mot indigence, en effet, est un mot négatif. J'ajoute donc, pour mieux expliquer ma pensée que, lorsqu'on dit de quelqu'un : Il a le malheur de

1. C'est à peu près la doctrine d'Horace, dans l’épître VI du liv. 2. Quand l’homme désire, ou quand il craint, il n'est pas heureux : Capiat, metuatve, quid ad rem ? (Horace, liv. I, épit. VI, 5, 12.)

l'indigence, c'est comme. si l'on disait : Il a le malheur de ne rien avoir. Donc, puisque nous avons démontré que la folie par elle-même est une indigence véritable et positive, c'est à vous de voir si nous avons résolu la question que nous nous étions posée. Nous nous demandions, en effet, si ce que nous appelons malheur, n'est pas la même chose que ce que nous nommons indigence. Or, nous avons prouvé que la folie s'appelle à bon droit de l'indigence. De même donc que tout insensé est malheureux et que tout malheureux est insensé; ainsi, nous sommes forcés d'avouer que non-seulement tout indigent est malheureux, mais que tout homme malheureux est indigent. Or, si de ce que tout insensé est malheureux, et de ce que tout homme malheureux est insensé, on conclut que folie et malheur sont synonymes , pourquoi de ce que tout indigent est malheureux et de ce que tout homme malheureux est indigent, ne pas conclure que malheur et indigence sont une seule et même chose ?

§32. Le mot modération vient de modus, mesure, et le mot tempérance vient de temperies, juste tempérament. Or la mesure et le juste tempérament excluent le plus et le moins. Donc en disant la plénitude, pour exprimer le contraire de l'indigence, nous avons été bien plus exacts que si nous avions dit l'abondance... Par le mot abondance, en effet, on entend l'affluence et comme le débordement d'une chose qui surabonde. Là donc aussi c'est la mesure qu'il faudrait , et tout ce qui est excessif manque de mesure. Ainsi l'abondance même peut connaître l'indigence, tandis que la mesure ne connaît ni le plus ni le moins. L'opulence même, examinez-la bien, ne dépasse point la mesure. En effet, c'est du mot ops, opis, aide, que vient le mot opulence. Or, comment l'excès pourrait-il nous aider, lorsque parfois il est plus gênant que le peu ? Le trop peu et le trop, parce qu'ils manquent de mesure, rentrent dans le domaine de l'indigence. La mesure de l'âme est donc la sagesse. Car la sagesse est contraire à la folie, on ne le nie pas, et la folie c'est de l'indigence, et le contraire de l'indigence, c'est la plénitude. La sagesse est donc la plénitude. Or, dans la plénitude il y a juste mesure. La juste mesure de l'âme, c'est donc la sagesse. C'est donc une belle maxime, c'est, on l'a proclamé avec raison, la maxime la plus utile à l'homme dans la vie que cette parole d'un poète : Rien de trop.
Profile Image for Osman Junior.
331 reviews8 followers
August 2, 2021
3.5/5
Lido para a disciplina de Filosofia, Diálogo sobre a Felicidade, de Santo Agostinho é uma entrada representativa no rol de abordagens de diferentes pensadores desde a Antiguidade Clássica para a questão da vida feliz. Todos a buscam? Por que via? No que consiste? É claro que Agostinho responde estas perguntas (numa discussão entre convivas - era seu aniversário - durante uma estadia em casa de campo) por pressupostos teológicos, mas fiquei surpreso ao me deparar com um encadeamento lógico de ideias, confirmando o talento do jovem retórico.
Esta edição, além do elemento bilíngue que não tenho orgulho em dizer que evitei, traz notas e referências para os casos em que o texto original se torna um pouco mais denso. Em outros pontos, as interpretações extrapolam o teor da discussão, o que, numa inversão, o tradutor supera o autor em dificuldade de compreensão. Porque depois do contato inicial com um texto da Idade Antiga, é progressivamente mais fácil acompanhar o fio da argumentação. Com alegorias, exemplos e provocações, o filósofo estabelece uma ética de sabedoria, fé, amor e caridade. Para citar um dos saciados presentes, "quem dera que nos alimentasses todos os dias esta medida!"
Profile Image for Francisco Lemos.
24 reviews
March 26, 2022
What is happiness for Augustine of Hippo? Happiness is to find what we seek.
What do we seek? Truth.
Where do we find the truth? In God.
If we find everything we want, will we be happy? No.
Are the academics happy? No, because they haven't found yet what they seek.
Will the academics ever be happy? Yes, if they live their lives according to God, in modesty and away from all vices. In there, they shall find the truth.
Profile Image for Vítor Leal Leal.
Author 1 book3 followers
August 9, 2024
Temperança ou Intensidade? Qual das duas conduz à felicidade? Santo Agostinho é claro na resposta, já se adivinhava qual. O livro assenta num pressuposto teológico e, não o concebendo, todo o diálogo pode ser posto em questão. Fica uma frase que vale para tudo:

“Ora bem, acabamos de o provar: ser feliz consiste em não ser indigente, ou seja, em ser sábio.” Acrescento: esteja a sagacidade em Deus ou noutra coisa qualquer.
10 reviews
January 10, 2025
A felicidade plena somente pode residir em uma substância igualmente plena e infinita, que somente pode ser Deus. A estultícia e a indigência, somente nos afastam de Deus na medida que são demarcadas pela falta, e a sabedoria plena conferida por Deus e pela temperança, são a medida da vida feliz.
Profile Image for Anders Winther.
81 reviews
December 11, 2019
Has a lot of great points, and some "outdated" points. This text is a great showcase for a great deal of western philosophy and thought.
Profile Image for Camilo  Ruiz.
65 reviews
October 4, 2021
Tema interesante mas muito densa a explicação dos conceitos que se querem transmitir.
Profile Image for Vinicius.
151 reviews2 followers
February 17, 2023
Não é um livro profundo, mas tem boas conclusões. Vale à pena
Profile Image for Glauco Rocha.
35 reviews
March 28, 2024
Sto. Agostinho está comemorando o aniversário. Discute sobre a felicidade. Conclui que consiste em buscar Deus e, finalmente, possuir Deus.
Profile Image for Yuri Machado.
1 review
July 8, 2025
Uma palestra incrível, com reflexões que certamente enriquecem o cotidiano do leitor
Profile Image for Simão Pedro.
103 reviews1 follower
July 18, 2021
Agostinho de Hipona é hoje considerado um dos Doutores da Igreja, se não mesmo o mais proeminente. Precursor da escola patrística, Santo Agostinho auxiliou na formação da tradição católica, na edificação e consolidação do cristianismo no seio de movimentos agressivos de correntes pagãs. Assim, não é apenas uma figura louvada e invocada na igreja católica, mas também nas restantes igrejas cristãs. Se a vida de um escritor influencia a sua escrita, Santo Agostinho é uma prova dessa condição. Nascido entre o império romano, Agostinho não estava totalmente aproximado ao cristianismo, pelo que a sua conversão resultou de um longo caminho percorrido na busca da sua existência e do seu valor. Rejeitava o antigo testamento, mas foi com as leituras de Platão e do novo testamento que Agostinho encontrou em Deus e no seu mundo, a matéria que preenchia a lacuna da sua existência. “Diálogo Sobre a Felicidade”, uma das primeiras obras de Santo Agostinho, demarca os seus ideais e a sua filosofia cristã e neoplatónica. A obra está construída sob a forma de diálogos que se centram na busca pela felicidade, tema essencial da escola helenística, na qual Agostinho também se baseou, precedidos por uma dedicatória a um eclesiástico louvado por Agostinho, interpelando-o de que sempre o auxilie a caminhar pela reta via, que ele próprio há pouco tempo terá descoberto. Para Agostinho, a felicidade que o Homem tanto almeja, só é possível obter-se seguindo o caminho da filosofia, um caminho a ser trilhado com humildade e escassa vanglória, pois só assim garantimos que chegamos ao fim do caminho. Todavia, só é coerente procurar pela felicidade se admitirmos a existência de um corpo e de uma alma. As almas que alcançam a felicidade são aquelas que não amam prazeres e objetos caducos, mas sim as que se entregam a um bem perpétuo. E o que é perene se não Deus? Só nas passadas de Deus e do mundo inteligível de Deus, o Homem alcança a felicidade. Deste modo, a felicidade torna-se algo concreto e definido, algo que transcende a forma física e é apenas alcançada na metafisica de Deus. Neste seguimento, o que é a infelicidade? Para Santo Agostinho, é aquilo que mais se divisa no mundo terreno: almas indigentes, deturpadas e cegas. A fim de se alcançar o nosso “sumo bem” e a nossa finalidade, temos de, incessantemente, procurar a sabedoria e a plenitude: as medidas da alma. E outra pergunta se levanta: o que é a sabedoria? Pelas próprias palavras de Agostinho, a verdadeira sabedoria é o Filho de Deus. O encontro com Deus propicia a verdade pois ele é a verdade. A procura de Deus é tácita à nossa procura de conhecimento. A verdade encontra-se, assim, na descoberta da nova realidade ontológica.
Em Santo Agostinho, se a ética assume o caráter ontológico da oposição corpo-alma, são também patentes as várias escolas helenísticas: o cinismo pela recusa dos bens e prazeres materiais, o epicurismo pela vida regrada e a meio termo que a descoberta de Deus impele e estoicismo com a indiferença perante a morte e o fim, se, aqueles que descobriram Deus, asseguram a eternidade da sua alma.
As obras de Santo Agostinho superam, de certa forma, a dimensão teológica, na medida em que realçam a importância de vivermos em plenitude e felicidade, preservando o afeto, amor e humildade. Não é possível negar a importância de Santo Agostinho para a edificação da Igreja nem para o conhecimento e construção do Homem.
Profile Image for João Vaz.
254 reviews27 followers
October 18, 2013
Um texto muito pequenino mas exemplifica bem o domínio do Sto Agostinho nas artes da retórica. O encadeamento lógico e a ênfase em argumentos chave são o suficiente para nos precipitarmos prà rede e nos sintamos, enfim, persuadidos.

Mas o livro é nhecs... Ou se calhar eu sou um peixe esperto! Vá, a verdade é que eu já esperava que a narrativa tivesse um cunho teológico mas, sei lá!, brilhou pouco – nada foi novidade.
Profile Image for Erik Graff.
5,169 reviews1,459 followers
December 12, 2010
I read this for the Augustine course taught by David Hassel at Loyola University Chicago during the first semester of 1981/82.
398 reviews1 follower
October 30, 2012
A collection of the first four works Augustine penned right after becoming a Christian. Phenomenal.
Displaying 1 - 21 of 21 reviews

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