«Ainsi, peu à peu, chaque détour de la route, chaque lacet de la montagne, finit par appeler l'écho d'un exploit et la figure d'un homme. Une nouvelle carte de France se dessine à l'intérieur de l'autre, dont les provinces sont aux couleurs des champions qui s'y sont illustrés, qui les ont illustrées. La mémoire des Anciens, fidèles et fervents, ne serait peut-être pas hostile à ce que ces champs de bataille soient baptisés du nom du rouleur ou du grimpeur qui a trouvé là l'occasion de s'accomplir. Des Vosges aux Pyrénées, sans oublier le Massif central et l'Enfer du Nord, nous verrions s'ouvrir des boulevards Bobet, des avenues du Président-Anquetil, des cours Raymond-Poulidor. Mais le meilleur est sans doute encore d'attacher sa réputation à la conquête d'une victoire d'étape.» Antoine Blondin.
Frankrigs svar på Jørgen Leth og lidt til, fortæller i korte “artikler” malerisk om sine oplevelser af Le Tour i perioden 1954 - 1982. Blondin bruger ord der aldrig tidligere er brugt i denne sammenhæng!
Un chant à la gloire du cyclisme et du Tour de France plus particulièrement. La mise en valeur de cet événement est d’autant plus puissante qu’elle est multiple : poétique, dramatique, romantique, sportive, historique, philosophique ou géographique.
Blondin honore avec élégance et ferveur un sujet qui me tient à cœur et légitime la grandeur du sport bien au-delà de son traditionnel statut d’opium populaire dans les cercles intellectuels, le tout dans un style qui lui est propre mêlant gouaille franchouillarde et plume d’homme de lettres.