Le grand critique Hubert Juin aimait gourmander, provocant et pourtant sincère, les lecteurs qui n'avaient pas encore lu L'île des Perroquets : « Vous devriez avoir honte, c'est le seul roman marin qui tienne vraiment la mer depuis Stevenson et Conrad - et sans doute le plus grand de notre littérature. » Fidèle à son enthousiasme, il avait salué en 1984 dans les colonnes du Monde la réédition de cet introuvable : « On ne résume pas L'île des Perroquets : c'est un livre porté par la turbulence même... Une merveilleuse réponse à l'ennui, c'est-à-dire à la mort. » Bref, une manière de roman de piraterie idéal (la Caraïbe à la grande époque de la flibuste, l'amour, l'argent, le goût du pouvoir et leur cortège attendu d'actes d'héroïsme et de crimes), par quoi un Maure du récit nous entraîne bien au-delà de ce que promet d'ordinaire l'aventure.
C'est un roman de pirates paru en 1942, donc avec la prose de l'époque mais j'aime les vieux romans classiques avec leurs descriptions pleines d'emphase et leurs bonnes morales.