Le résumé de ce livre laissait présager une histoire poignante sur un sujet grave et essentiel. J’y voyais un grand potentiel, mais malheureusement, au fil de la lecture, ce thème qui aurait dû être central devient presque anecdotique. Le traumatisme de la protagoniste reste à peine effleuré, sans réel développement en profondeur.
Les personnages secondaires ne sont pas davantage travaillés : leurs réactions paraissent souvent enfantines, ce qui les rend peu crédibles. Quant au protagoniste masculin, Knox, il est également peu exploité. Sa froideur traverse tout le récit, ce qui m’a empêché de m’attacher à lui. Sur ce point, on pourrait dire que l’autrice a peut-être trop bien réussi à retranscrire cette distance, mais cela dessert l’immersion.
Le résumé promettait une dynamique entre haine et attirance — « Et quand l’attirance se mêle à la haine, cela ne peut être qu’explosif ! ». Or, dans le livre, j’ai surtout perçu l’attirance. Le récit est largement dominé par des discours sexuels et des scènes explicites, présentes toutes les deux pages, ce qui enlève du relief et de la subtilité à l’intrigue.
Le suspense est quasi absent et certaines questions restent sans réponses à la fin, ce qui laisse une impression d’inachevé. Le style d’écriture, quant à lui, oscille entre des passages poétiques et d’autres beaucoup plus crus ou familiers, créant une alternance parfois déstabilisante.
En somme, malgré une idée de départ forte et prometteuse, l’exécution m’a semblé manquer de profondeur, tant dans le traitement du sujet que dans le développement des personnages et de l’intrigue.