Jump to ratings and reviews
Rate this book

Le monde réel #3

Les Voyageurs de l'impériale

Rate this book
De l'Exposition de 1889 à la guerre de 1914, ce roman fait la chronique d'un quart de siècle de la vie des Français, autour de Pierre Mercadier.
Pierre Mercadier mène une vie convenue de professeur d’histoire à la fin du XIXème siècle (l’affaire Dreyfus est en toile de fond), avec son épouse (de bonne famille) et ses deux enfants. Un séjour d’été va achever la brouille au sein du couple et tout bascule. Pierre Mercadier disparaît pour aller mener une vie de bohème et d’aventurier. Il ne reviendra à Paris que vieillard finissant pour découvrir le destin de son fils Pascal

755 pages, Paperback

First published January 1, 1942

7 people are currently reading
190 people want to read

About the author

Louis Aragon

268 books331 followers
French writer Louis Aragon founded literary surrealism.

Louis Aragon, a major figure in the avant-garde movements, shaped visual culture in the 20th century. His long career as a poet, novelist, Communist polemicist and bona fide war hero secured his place in the pantheon of greats.

With André Breton and Phillipe Soupault, Aragon launched the movement and through Paysan de Paris (Paris Peasant), his novel of 1926, produced the considered defining text of the movement.

Aragon parted company with the movement in the early 1930s, devoted his energies to the Communist party, and went to produce a vast body that combined elements of the social avant-garde.

Aragon, a leading influence on the shaping of the novel in the early to mid-20th century, gave voice and images to the art. He, also a critic, edited as a member of the Académie Goncourt. After 1959, people frequent nominated him for the Nobel Prize.

Ratings & Reviews

What do you think?
Rate this book

Friends & Following

Create a free account to discover what your friends think of this book!

Community Reviews

5 stars
28 (19%)
4 stars
45 (31%)
3 stars
50 (35%)
2 stars
16 (11%)
1 star
2 (1%)
Displaying 1 - 13 of 13 reviews
Profile Image for Jeroen Vandenbossche.
144 reviews42 followers
July 29, 2024
Les Voyageurs de l’impériale est le troisième roman du cycle  "le Monde réel" qu’Aragon entama après son adhérence au parti communiste français en 1927. Il fait suite aux Cloches de Bâle (1934) et aux Beaux Quartiers (1936). L’histoire de l’édition du roman est mouvementée et complexe. Aragon en écrit l’essentiel entre octobre 1938 et août 1939 et les dernières cent pages dans l’ambassade du Chili à Paris où il avait trouvé refuge contre les menaces par des extrémistes de droite. Il termine le manuscrit le 31 août 1939, soit littéralement la veille de la deuxième guerre mondiale. Comme la censure sous le régime de Vichy s’oppose longuement à la publication du roman, celui-ci ne verra le jour que fin 1942 sous une forme sensiblement modifiée. Aragon publiera la version originale en 1947.

Alors que, dans Les Cloches de Bâle et Les Beaux Quartiers , l’action se concentrait sur les quelques années précédant la première guerre mondiale, dans Les Voyageurs Aragon brosse le portrait de toute la Belle époque. L’intrigue commence en 1889, lors de la visite de l’Exposition Universelle à Paris par la famille Mercadier. ("Oh, quelle horreur", s’exclame Paulette dans la toute première phrase quand elle découvre la Tour Eiffel construite pour l’occasion). Le récit se termine, plus de 700 pages plus loin, dans les tranchées en 1914. (Où son fils Pascal se bat dans l’espoir que la guerre dans laquelle il est jeté sera celle qui mettra fin à toutes les guerres …).

Même si elle couvre une période plus longue, de prime abord, la narration dans Les Voyageurs semble nettement plus lente que dans les deux romans précédents. La première partie, comportant plus de 300 pages, se concentre pour l’essentiel sur quelques mois de l’année 1897 et se présente comme un pastiche du "roman psychologique" ou "roman d’analyse" à la Maupassant, Bourget, Loti, et autres. Cette première partie développe les caractères de Pierre Mercadier, de sa femme Paulette, de son fils Pascal et de la grand-mère et de l’oncle maternel de ce dernier, M. Sainteville, vieux comte ruiné propriétaire d’un château du XIVème siècle dans le Jura. Le narrateur prend tout le temps pour illustrer les multiples contradictions caractéristiques de Pierre, professeur d'histoire qui a "horreur de la politique", “préfère entendre parler de diarrhée verte que d’éléctions présidentielles” et refuse de lire les journaux, ne s’intéressant qu’à la Bourse et à son étude sur le financier écossais John Law, l’inventeur du papier-monnaie. Il nous raconte aussi en long et en large les années d’enfance de Pascal, fils de Pierre et de Paulette. Ses longues randonnées dans les montagnes qui le mènent "de sentiers en éboulis et de forêts en marécages" permettent à Aragon de donner libre cours à son lyrisme et à sa fascination pour le côté mystérieux du monde vu à travers les yeux d’un adolescent. Enfin, cette première partie permet aussi au narrateur, à travers la multitude de personnages qu’il met en scène, de brosser le portrait d’une France politique fiévreuse et profondément divisée, suite à l’affaire Dreyfus, à la crise boulangiste et au scandale du Panama.

Les deux chapitres suivants du roman forment comme une espèce d’interlude au titre curieux de "Deux mesures pour rien". L’action s’y déplace d’abord à Venise et puis à Monte-Carlo et en Égypte. Nous y suivons Pierre Mercadier qui, après avoir abandonné toute sa famille, y vit quelques aventures amoureuses sans suite avec une jeune fille qui s’avère maître-chanteur, et avec Reine Bercy, la maîtresse d’un diplomate allemand. Nous sommes entre-temps fin 1898. L’affaire Dreyfus entre dans une nouvelle phase avec l’acquittement d’Esterhazy et l’assignation en justice de Zola. En même temps, la tension géopolitique entre la France et l’Angleterre (à propos du Soudan) monte au point où certains dans l’entourage de Pierre semblent croire à la possibilité réelle d’un conflit armé entre les puissances coloniales rivales. Pierre lui-même, en revanche, reste tout aussi indifférent au monde politique qu’il ne l’était avant.

Après cet interlude, la "deuxième partie" du roman, intitulé “Vingtième siècle” marque une double césure à la fois dans le temps et par rapport au point focal du récit. D’un coup, on passe de 1898 à 1908. Pierre Mercadier n’étant plus à Paris, le récit se focalise dans un premier temps sur son ancien ami, le juif Georges Meyer qui vénère son collègue d’antan et a créé tout une légende autour de ce dernier. C’est au moment que les deux hommes se rencontrent, par hasard, sur un banc au parc Monceau, que l’intrigue s’accélère et devient plus complexe. A première vue, tout se passe comme si Aragon a eu envie d’écrire un deuxième roman, bien différent du premier. Quoique nous soyons déjà à la page 450 du roman, il introduit toute une série de personnages nouveaux: Robinel et les professeurs de l’école libre où travaille Meyer, les filles de la maison close où Mercadier passe ses après-midi, Dora Tavernier, la maîtresse de la maison et Jules, son mari, la famille Méré, famille ouvrière qui habite juste à côté, les quatre dames Manescù, etc. Une fois ces personnages mis en place, la narration atteint une vitesse vertigineuse (on passe de 1908 à 1914 en moins de deux cents pages) pour d’aboutir à une finale à la fois tragique, burlesque et sublime (au sens kantien du terme).

Quoique Les Voyageurs soit bien différent des romans précédents, le lecteur tant soit peu familier de l’œuvre d’Aragon reconnaîtra toute de suite les traits caractéristiques majeurs de son art romanesque : l’hétérogénéité stylistique, la virtuosité de la narration, la désinvolture, et l’intégration du discours social de l’époque dans l’étoffe du roman.

Aragon a toujours aimé mêler les genres du discours dans son œuvre romanesque et Les Voyageurs n’est pas une exception. Comme signalé plus haut, la première partie du roman se présente comme un pastiche très réussi du roman d’analyse psychologique populaire à la fin du dix-neuvième siècle et au tournant du vingtième. C’est sans doute ce qui a inspiré le très beau compliment de Jean Paulhan qui considérait que Les Voyageurs de l’impériale est au "romans psychologiques ce que Don Quichotte a pu être aux romans chevaleresques, qui à la fois les épuisât, les accomplît, les tournât (légèrement) en ridicule, et pourtant en tirât cet accent un peu désolé." Le roman d’analyse n’est pourtant pas le seul genre dont s’inspire le livre d’Aragon. Certaines scènes de la deuxième partie évoquent clairement le naturalisme (la description de la maison et du mode de vie de la famille ouvrière des Méré est du pur Zola, y compris certains tics stylistiques du maître), d’autres séquences se présentent sous forme d’un monologue intérieur et l’évocation, au tout début du roman, de la foule visitant l’exposition universelle fait penser à un tableau cubiste. Ce ne sont là que quelques exemples de la grande variété stylistique qui contribue grandement au charme du livre.

S’y ajoute la virtuosité de la narration. L’usage fréquent du style indirect libre rend le récit très fluide, et permet d’enchevêtrer la narration à la troisième personne et le vécu intime des personnages tel qu’ils se l’expriment eux-mêmes. Le passage suivant, choisi au hasard entre mille exemples, illustre bien le procédé par lequel le narrateur intègre la façon de s’exprimer de son personnage dans son propre récit:

"Pierre était assis au bord du vaste lit à la courtepointe rouge. Il était déchaussé, regardait ses souliers à boutons et ses chaussettes rayées. Il avait enlevé son col et sa cravatte, se déshabillait lentement avec toute la fatigue du voyage. On mettait un temps infini vraiment, de Paris à Sainteville, et puis ces heures en voiture à cheval depuis la gare, sous un soleil de plomb… Tout le long du chemin, ils s’étaient chamaillés. Tout de même, Paulette exagérait avec les dépenses, et furieuse quand on la raisonnait… Elle lui jetait alors la Bourse et le Panama dans le nez, criard, haineuse, méconnaissable." (J’ai souligné les phrases en style indirect libre dans lesquels on reconnaît la voix de Pierre).

La désinvolture typique d’Aragon s’observe à la fois au niveau de la composition et à celui de la narration à proprement parler. Au niveau de la composition, il est évident qu’Aragon se laisse parfois entraîner par son propre plaisir de narrer et qu’il invente des épisodes entiers au fur et à mesure que son histoire se développe (un peu comme dans Le Paysan de Paris ). On est bien loin ici du roman naturaliste qui suit un plan dessiné à l’avance et on peut parfois avoir l’impression, comme indiqué plus haut, que l’auteur semble vouloir entamer un roman bien différent de celui qu’il est en train d’écrire. Au niveau de la narration aussi, la désinvolture du narrateur transparaît dans certains passages où il semble douter de certains détails de son propre récit, de qui en est le personnage principal ou de la meilleure façon de poursuivre la narration. Voici, quelques exemples:

"Il se trouva ainsi dans une rue retirée et calme, que barre un grand mur derrière lequel il y a un jardin, rue Sainte-Cécile, je crois, et soudain devant le Conservatoire il aperçut une jeune fille qui avait un rouleau de musique à la main (...).

“Un personnage, à le voir du dehors, effacé, banal. Facilement remplacé. Mais si nous avions vu le Meyer intérieur... C’est un homme de rêves. Les hommes de cette espèce ne sont pas des sujets interchangeables. (...) Leur histoire est cette part de l’histoire qui ne sera jamais écrite. Par définition. Et, d’une certaine façon, je ne sais qui est le héros de ce roman: Mercadier ou Meyer, il faut dire Pierre ou Georges... Pour ma part, et à cet instant du moins, je pencherais pour Georges.”

“Peut-être est-il contraire aux règles du roman et déloyal par rapport au lecteur, de donner ici sur cette personne austère un détail anticipé de quelques années mais tant pis.”


Finalement, il faut admirer la manière dont l’auteur parvient à imprégner son roman du discours social de l’époque. C’est un art très subtil qu’Aragon maîtrise comme personne d’autre (à l’exception de Proust peut-être). L’affaire Dreyfus, la loi des trois ans (sur le service militaire), la bande de Bonnot, la grève des taxis, le divorce conjugal, le scandale de Panama; tout ce dont on parle dans les journaux de l’époque est intégré de manière organique dans le récit. Les détails des affaires ne sont jamais exposés de manière directe par le narrateur; on en parle de manière allusive entre personnages qui, en discutant, révèlent leurs parti-pris idéologiques.

En somme, Les Voyageurs est un livre qui demande un effort indéniable de la part du lecteur mais qui en échange donne beaucoup de plaisir de lecture. On me dit que le véritable chef d’œuvre du cycle du Monde réel est "Aurélien". J’ai du mal à le croire, mais hâte de le découvrir.

Bonne lecture !
Profile Image for Laurent De Maertelaer.
811 reviews168 followers
November 29, 2014
Uitgeverij Van Gennep blijft de ene vergeten klassieker na de andere de wereld insturen, keer op keer in beeldige uitgaves en uitmuntende vertalingen. Een opmerkelijk elan dat we niet genoeg kunnen bejubelen en waarvan we alleen maar durven hopen dat het wordt bestendigd. Ook De reizigers op de imperiaal van Louis Aragon, een grootse roman over de morele val van een verdorven individualist, heeft weer heel wat te bieden.

Zoals Aragon (1987-1982) breedvoerig uit de doeken doet in zijn voorwoord is de plot van De reizigers op de imperiaal gedeeltelijk geïnspireerd op de bizarre levensloop van zijn grootvader, een globetrottende avonturier en rokkenjagende gokverslaafde. Aragon was een buitenechtelijk kind en groeide op in de waan dat hij geadopteerd was. Zijn moeder ging door voor zijn pleegzuster, zijn vader voor zijn peter. Het was pas op zijn negentiende, toen Aragon naar het front trok, dat zijn moeder hem de ware toedracht uit de doeken deed. Dat zijn biologische vader hem nooit heeft erkend, had onvermijdelijk een grote invloed op Aragons werk.

Aragon is bij ons vooral gekend omwille van zijn surrealistisch werk, denk maar aan dé genrebepalende roman De boer van Parijs, meer dan vijftien jaar terug uitgebracht in Nederlandse vertaling bij de onvolprezen Historische Uitgeverij en overigens nog steeds verkrijgbaar. Dat hij ook sociaal-realistisch werk op zijn naam heeft staan is minder bekend.

Op het einde van de jaren 10 van de vorige eeuw stond Aragon mee aan de wieg van het dadaïsme, kort daarna, in 1924, was hij samen met André Breton en Philippe Soupault een van de grondleggers van de surrealistische beweging. In die periode leerde hij zijn latere echtgenote Elsa Triolet kennen (de jongere zus van Lili Brik, de eeuwige muze van Vladimir Majakovski) en stak in 1927 een communistische partijkaart op zak. Na een bezoek aan de Sovjetunie in 1930 ontwaakte Aragons politiek bewustzijn. De theoretiserende beperkingen van het surrealisme om de werkelijkheid te beschrijven waren hem meer en meer een doorn in het oog en hij brak in 1933 definitief met de beweging. Hetzelfde jaar nog startte Aragon met een gigantische, op het socialistisch realisme gestoelde romancyclus, Le monde réel, waarvan de delen los van elkaar te lezen zijn en waar hij pas in 1967 de laatste hand aan zou leggen. Het werd een alomvattend, caleidoscopisch fresco van de wankelende Franse maatschappij tussen 1889 en 1940, tegen de achtergrond van wat hij de “moderne Apocalyps” noemde: voor de eerste 3 delen was dat de Eerste Wereldoorlog, voor de overige, de Tweede Wereldoorlog. De reizigers op de imperiaal is het derde en wellicht bekendste deel van Le monde réel.

De reizigers op de imperiaal start met het ongebreideld optimisme van de wereldtentoonstelling van 1889 in Parijs, waar het hoofdpersonage Pierre Mercadier samen met zijn spilzieke vrouw Paulette voor het eerst de Eifeltoren aanschouwt. Mercadier is een gefrustreerde leraar geschiedenis, een uitgesproken individualist, met een passie voor het verzamelen van kunst en een uiteindelijk voor zijn gezin noodlottige speculatiedrang. Wanneer hij een enorm verlies lijdt door het kelderen van de aandelen in het Panama-kanaal, komt hij tot de constatatie dat zijn huwelijk niets meer voorstelt en de wereld alleen maar om geld draait. Halsoverkop haalt hij van de bank wat hem nog rest en laat zijn gezin in de steek. De nagelnieuwe, mondaine Mercadier (ongetwijfeld een van de minst sympathieke personages uit de wereldliteratuur) zwerft de wereld rond, van Monte Carlo over Venetië tot Egypte, fladderend van vrouw tot vrouw, zonder zich ook maar iets aan te trekken van de maatschappelijke turbulenties die zijn vaderland ondertussen grondig overhoop gooien (de Dreyfusaffaire, het groeiende antisemitisme, de economische crisis, om de belangrijkste te noemen). Het boek eindigt met de roemloze, bijna groteske dood van Mercadier, net voor de nakende uitbarsting van het ultieme fiasco, de Eerste Wereldoorlog. Deze zinderende apotheose maakt veel goed: hoewel het boek op magistrale wijze start, is Aragon bij wijlen té breedvoerig, té gretig om zijn boodschap over te brengen en zakt het verhaal hier en daar ineen, maar in de aanloop naar het einde van de roman toe, ruwweg de laatste 140 bladzijden, slaat de magie weer toe en toont hij zich opnieuw een meesterlijke verteller, die zich in een heuse wervelwind van noodlottige wendingen ontpopt tot de onverbiddelijke chroniqueur van het menselijk tekort.

Aragons boeiende roman werd opgenomen in de prestigieuze Pléiade-reeks en geldt nog steeds als een van de belangrijkste romans uit de Franse literatuur van de twintigste eeuw. Het is een breed uitgesmeerde aanklacht tegen een groeiend individualisme, à la Mercadier, een vlijmscherp J’accuse aan het adres van een toenemende politieke onverschilligheid en een woekerend gebrek aan gemeenschapszin: “Er zijn namelijk twee soorten mensen op aarde, zij die zoals de mensen op de imperiaal worden meegevoerd zonder dat ze enig benul hebben van de machine waarin ze zich bevinden, en de andere die op de hoogte zijn van het mechanisme van het monster, en die daaraan morrelen…”
Hoe actueel kan een klassieker zijn?
Profile Image for Elhine.
10 reviews
August 22, 2024
Trop long. Je n’ai aimé aucun personnage.
Profile Image for enorab04.
178 reviews2 followers
October 23, 2024
C’est pour moi une petite victoire personnelle d’avoir achevé cette lecture. Je l’ai lu dans le cadre d’un cours de littérature et ça n’a pas été du gâteau. C’est un livre magnifique mais inutilement dense à mon avis. La multitude de personnages a fini par me perdre à la fin. J’ai néanmoins beaucoup apprécié la critique faite de l’individualisme. A mon propre étonnement le personne de Pascal m’a beaucoup touché, dans sa volonté de protéger son fils en particulier. Beaucoup de phrases m’ont marquées, sur l’amour, qui rendent pour moi ce livre tout de même mémorable.
Profile Image for Naomie.
15 reviews
January 9, 2025
747 pages que l'on peut résumer par #CancelMen ...
Profile Image for Czarny Pies.
2,850 reviews1 follower
December 30, 2015
Les voyageurs de l'impériale est une fable communiste ou le protagoniste rate sa vie parce qu'il ne s'engage pas dans la lutte ouvrière. Comme tel, ce roman ressemble beaucoup aux Gens indépendants d'Halldor Laxness, le lauréat du prix Nobel de la littérature de 1955.

Ca vaut la peine de le lire si on veut savoir à quoi ressemble un roman stalinien orthodoxe. Il est assez bien écrite quoique détestable.
Profile Image for Yves Panis.
583 reviews31 followers
October 13, 2013
Tome 3 du Monde Réel qui se termine le jour de la déclaration de guerre de 14. Extraordinaire livre. Le meilleur ....avant le suivant qu'est Aurélien. Aragon est un immense conteur. On rentre dans ses livres et on ne les lâche jamais. Que du bonheur même si ce coup ci la fin est terrible et triste. Mais c'est la vie...
Profile Image for pauline.
22 reviews2 followers
October 30, 2021
si c'était pas pour les cours je ne l'aurais pas fini.
Profile Image for Parsnip.
522 reviews3 followers
November 14, 2022
Ce troisième volume du monde réel est bien différent des deux précédents. Si j'ai adoré le premier, que le second m'a laissée relativement indifférente, celui-ci est quant à lui très inégal.
J'ai beaucoup aimé la lenteur de la première partie. J'y ai trouvé les personnages et l'histoire cohérents, l'oscillation entre leurs différents points de vue fluide. Je garde des souvenirs très vifs des décors et des scènes clefs, une sensation de curieuse légèreté face au quotidien assez banal et pourtant déjà tragique des Mercadier. La seconde moitié, quoique moins prenante, renouvelle avec justesse le dynamisme du roman. Le focus quasi-exclusif sur Pierre n'est pas inintéressant mais le personnage n'étant pas du tout attachant, il m'a souvent été difficile de m'intéresser véritablement à son sort.
Enfin, la troisième partie s'éloigne drastiquement des deux premières. La narration m'y a semblé beaucoup plus mordante voir franchement cruelle. Si les va-et-vient entre les nouveaux personnages sont tout d'abord très déroutants, parfois presque ennuyeux, ils prennent -tardivement- tout leur sens dans un dénouement absolument dramatique. Je n'avais pas du tout imaginé que la fin serait si tragique mais l'apothéose des derniers chapitres est vraiment mémorable.

3.75/5
8 reviews
May 5, 2025
Le livre était intéressant, retraçant l'histoire de l'exposition universelle de 1889 au début de la première guerre mondiale en 1914. Les diverses classes sociales sont abordées de façon toute aussi intéressantes, ainsi que les moeurs de l'époque.

Cependant, je suis ravi d'avoir terminé et de ne plus avoir à me coltiner Pierre Mercadier, un homme exécrable de mon point de vu. Il ne fait que se plaindre de sa vie pendant les 300 premières pages, ses principes varie au gré du vent. Il est l'un des seuls à être vraiment proche de M. Meyer, un juif (antisémitismes croissant à l'époque), à le défendre face a sa belle famille, mais l'un des plus virulents contre le fait de l'aider en signant une pétition pour qu'il puisse continuer son métier de professeur? Un bel exemple de ses principes qui varient suivant le mieux pour lui. Il en vient a volé sa famille et partir dans d'autres pays, se plaignant tout autant de la vie là bas. Un bel égoïste jamais satisfait qui, pour couronner le tout, ne cherche a séduit des femmes que bien plus jeunes que lui (dont des mineures....)
En bref, ravi de ne plus le voir. C'est le personnage principal, certes, mais également le personnage le plus agaçant.

Autrement, j'ai aussi trouvé quelques longueurs dans le livre. Les 100 dernières pages ont été très dures à terminer. Enfin, l'intermède se répète, pourquoi faire deux parties, l'une a venise et l'autre a monte cristo pour répéter les mêmes choses sans rien introduire pour la suite ou presque ? J'ai trouvé cet intermède assez décalé dans le livre, même si c'était loin d'être le pire de l'histoire.
This entire review has been hidden because of spoilers.
Profile Image for Isabelle.
1,292 reviews16 followers
September 2, 2025
pourquoi me suis permise de maître 5 étoiles et d'abandonner le livre ? L'écriture est absolument magnifique, fabuleuse, extraordinaire, dépassant bien des auteurs que j'ai pu lire. et encore, j'évoque la bien les meilleurs ! Néanmoins, même si le style lui-même, les thèmes, sont extraordinairement fort, j'éprouve de l'étouffement à travers les autisme des personnages. Un étau qui se ferme et qui ne s'ouvre jamais. c'est le choix d'une lectrice et de sa psychologie et de ses propres besoins, psychologiquement et sur le plan de la littérature. Voilà pourquoi j'abandonne point mais bien évidemment qu'il faut essayer ce livre. J'avais déjà essayé lui Aragon point et celui-là, je le trouve extraordinairement puissant, je le répète !
Profile Image for Léa s'égare.
41 reviews
October 31, 2024
Enfin fini ! J’ai mis plus d’un mois à terminer « Les Voyageurs de l’impériale » et les raisons sont simples :
- Une narration peu stable.
- Des personnages peu attachants.
- Le pire : la représentation des femmes qui, comme dans « Les Beaux quartiers », me fait me demander si Aragon est réellement apprécié en tant que romancier ou juste pour « Aurélien »…

Je suis contente de l’avoir lu et le début me plaisait bien mais ce n’est pas un livre qu’on veut désespérément finir pour connaître la fin, mais je veux bien connaître la suite (enfin !).
Displaying 1 - 13 of 13 reviews

Can't find what you're looking for?

Get help and learn more about the design.