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Une sainte fille et autres nouvelles

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Une fille parfaitement chaste affublée d'une réputation de lubricité, qui enflamme tous les mâles du pays. Un romancier qui livre sa femme à la débauche pour écrire un roman érotique. Un étrange enterrement se déroulant sur la musique de La Samba des otaries et du Quadrille des déménageurs trapus : tous les éléments sont réunis pour un concentré de comédie humaine.

Trois nouvelles extraites de La Mort d'Edgar.

91 pages

First published May 1, 2012

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About the author

Franz Bartelt

69 books6 followers
Franz Bartelt, né le 7 octobre 1949 aux Andelys, est un écrivain, poète et dramaturge français reconnu pour son style singulier mêlant humour noir, absurde et roman policier. Issu d'un milieu ouvrier, il quitte l'école à l'âge de quatorze ans et enchaîne divers métiers avant de travailler pendant quinze ans dans une usine de transformation de papier à Givet. C'est dans ce quotidien industriel qu'il commence à écrire de manière méthodique, avant de s'installer en 1980 à Nouzonville, dans les Ardennes, pour se consacrer exclusivement à la littérature. Après plusieurs années d'écriture confidentielle, la consécration publique et critique arrive au milieu des années 1990 lorsqu'il commence à publier régulièrement ses œuvres chez Gallimard.

Auteur prolifique avec plus d'une centaine d'ouvrages à son actif, il a développé un univers littéraire inclassable, souvent ancré dans des décors provinciaux grisâtres et mélancoliques peuplés de personnages excentriques et marginaux. Sa plume se distingue par un amour profond de la langue française, faisant parler ses protagonistes, même les plus modestes, avec un vocabulaire d'une richesse exquise et une grammaire irréprochable. Son talent a été récompensé par de nombreuses distinctions prestigieuses, notamment le Prix de l'humour noir en 2001 pour Les Bottes rouges, ainsi que le Grand Prix de littérature policière et le Prix Claude Chabrol pour son célèbre roman policier Hôtel du Grand Cerf.

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Displaying 1 - 1 of 1 review
Profile Image for Amandine.
450 reviews69 followers
June 17, 2012
Parmi les parutions récentes de Folio 2€, se trouve ce petit livre regroupant trois nouvelles extraites du recueil La mort d’Edgar : ayant l’intention de lire celui-ci, j’ai pensé qu’un petit avant-goût peu onéreux serait une bonne idée. Mon avis est finalement mitigé, avec deux déceptions et une très belle surprise.

J’ai avant tout été frappée par la maîtrise narrative de Franz Bartelt : chacune de ces trois nouvelles est extrêmement bien construite et avec une cohérence très forte, à partir d’une idée-maîtresse énoncée dès les premières lignes ou dans la chute du texte. Dans Une sainte fille, il s’agit d’une fille plutôt banale et chaste qui a le malheur d’avoir l’air vicieux :

« Elle n’a rien de vicieux ! s’offusquaient les femmes. Elle s’habille comme une gourde. Elle n’est ni belle ni laide, ni grande ni petite, ni grosse ni mince. C’est une fille banale. […] C’est quoi, exactement, avoir l’air vicieux ? se renseignaient les femmes.
- Rien de précis. En même temps, quelque chose de spécial. Ce sont des choses qu’on sent. On ne pourrait pas expliquer, mais ce qui est sûr et certain, c’est que cette fille-là, c’est la plus grande vicieuse de toute l’histoire du vice ! » (pp. 14-15)

Ce fait est établi dès le début et ensuite décliné tout au long de la destinée de ce personnage féminin, dans des situations de plus en plus invraisemblables, mais toujours habilement amenées par Franz Bartelt. De même, les situations s’enchaînent avec cohérence dans Le vrai romancier, celui qui ne savait écrire que ce qu’il vivait. Après avoir narré son enfance, sa jeunesse, puis son bonheur conjugal, il décide de rédiger un roman érotique et demande à sa femme de se livrer à la débauche dans un club échangiste afin qu’il puisse l’observer. Enfin, La mort d’Edgar se démarque des deux nouvelles précédentes par le fait que l’idée-maîtresse est révélée à la fin, en tant que chute : le lecteur sait depuis le début qu’il est question d’un enterrement, mais sent néanmoins qu’il doit y avoir quelque chose qui lui est caché. Une fois ce « secret » révélé, la construction du récit apparaît dans toute sa réussite, chaque élément prenant alors un nouveau sens et ce qui pouvait sembler inutile se révèle une annonce de la chute.

Cette construction à partir d’une situation se retrouve selon moi dans l’humour présent dans ces textes, que je qualifie de « burlesque situationnel » : chaque point de départ est en lui-même assez absurde et les évènements qui en découlent le deviennent de plus en plus. L’intrigue s’appuie vraiment sur eux, plutôt que sur la psychologique des personnages qui est survolée qu’approfondie. Je suis malheureusement peu sensible à ce type d’humour, d’où ma déception face à ces textes. Néanmoins, la seconde nouvelle, Le vrai romancier, m’a énormément plu : le style y est plus féroce, à l’image des sentiments du romancier, et plus noir.

En conclusion, malgré mon sentiment personnel mitigé, je conseille ces nouvelles et les considère comme extrêmement bien construites.

http://minoualu.blogspot.be/2012/06/u...
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