Je m'appelle Marie et j'ai 16 ans. Si on s'était rencontrés la semaine dernière, je me serais présentée comme une lycéenne ordinaire, vivant avec sa mère dans la banlieue de Lille. Vous m'auriez alors demandé d'où me venaient ces cheveux et ces yeux si sombres. Je vous aurais répondu que j'avais du sang népalais. Vous auriez attendu la suite. Mais je ne sais rien de mes origines, ma mère a toujours refusé d'en parler.Aujourd'hui, tout a changé. Entre les pages d'un mystérieux carnet rouge, je viens de découvrir une vérité que je n'aurais jamais pu imaginer.
Un livre bouleversant, prenant, très bien documenté, et fort bien écrit. Annelise Heurtier fait résolument partie des auteurs que j'adore en jeunesse, son écriture, l'univers qu'elle (re)crée à chaque livre, cette façon qu'elle a de mêler réalité et fiction, de nous faire voyager dans une époque, dans un pays, une culture différente de notre quotidien est une vraie bouffée d'air frais.
Ici nous faisons connaissance avec Marie, la narratrice, 16 ans, ado mal dans sa peau. Elle est en rupture avec sa maman, en recherche de ses racines népalaises que sa mère rejette. Lorsque la jeune fille entre en possession du fameux carnet dont il est question dans le titre, elle va découvrir des choses qu'elle ne soupçonnait pas, et nous avec. Une partie de son histoire, certes, mais pas seulement.
Ce récit que l'on va suivre en parallèle, à travers ce carnet, est celui de Sajani. Et celui-ci est poignant, dépaysant, effrayant aussi, et puis révoltant. Ce destin de toute petite fille devenue Kumari, ces incarnations de déesse auquel le peuple voue un culte absolu, est complètement fou, riche en informations et en dépaysement, mais en même temps, il révèle certains tellement moches ... :/
Je me suis retrouvée complètement happée par ce récit, envoûtée par la richesse de la plume de l'auteur, dont je voudrais aussi souligner la finesse concernant les personnages, leurs réactions et les interactions qu'ils peuvent avoir.
Bref, une fois encore, Annelise Heurtier livre un splendide roman !
Marie est une jeune et jolie lycéenne de 16 ans, avec des traits typés qui trahissent ses origines Népalaises. Sa mère ne veut rien lui dire de son passé et de ce pays, qu'elle fantasme forcément. Un jour, un homme lui remet un carnet rouge qui relate la vie de sa grand-mère. Celle ci fut Kumari dans sa jeunesse, de ses 4 à 14 ans : une déesse vivante, adulée, protégée,... Jusqu'à être remplacée et abandonnée à son sort.
J'ai trouvé ce roman ado bien écrit et instructif sur cette tradition et ces rites toujours en cours au Népal. On navigue et on voyage entre le récit d'une adolescente d'aujourd'hui qui vit ses premiers émois amoureux et le journal de sa grand mère Sajani. Le refus des origines et l'impact sur nos relations des mensonges ou ce que l'on cache à nos enfants, souvent dans l'optique dese/les protéger, est aussi abordé.
C’est un heureux hasard qui m’a permis de faire la découverte de ce roman jeunesse; je me suis trompée de titre. C’est un autre roman avec « carnet rouge » dans l’intitulé que je tenais à lire. Je ne me suis rendue compte de mon erreur qu’au bout de quelques pages. Et j’ai décidé de continuer ma lecture, qui a été courte, fluide et intéressante. J’aime beaucoup les histoires de famille, et surtout l’exploration des rapports mère-fille, quand ils sont conflictuels. Secret de famille, amour, amitié, atavisme… sont entre autres les thèmes qu’on retrouve ici.
J’ai découvert l’écriture d’Annelise Heurtier lors de la sortie de Sweet Sixteen, roman qui m’avait été conseillé par une amie, et en effet ça avait été un coup de cœur. Depuis, j’ai lu Là où naissent les nuages, Refuges et à chaque fois ça a été un nouveau coup de cœur. Il me restait à découvrir Le carnet rouge, roman qui était dans ma wish-list depuis de nombreux mois, mais mon anniversaire est passé par là, et j’ai eu la surprise de recevoir un colis la semaine dernière dans ma boite aux lettres, je remercie très fort la personne qui me l’a envoyé et qui se reconnaîtra. Alors la magie a-t-elle opéré une nouvelle fois ou pas ?
Déjà, je n’ai pas pu résisté, une fois le colis ouvert, je l’ai gardé près de moi, puis j’ai commencé le livre. Tant pis pour ma lecture en cours, j’ai lu une ligne, une page, un chapitre, puis le livre entier, comme ça, sans m’arrêter, impossible de le lâcher. Quelques heures et j’en ai fait qu’une bouchée.
Marie est une adolescente de seize ans qui vit dans le nord de la France à Lille (C’est près de chez moi ça… ^^), elle vit avec sa mère. Marie se pose beaucoup de question sur ses origines, en effet elle a des origines Népalaises, mais elle n’en sait pas plus, sa mère ayant toujours refusé d’en parler, comme si elle les reniait ou plutôt comme si elle en avait honte.
Marie a eu une période très difficile où elle s’est rebellée contre sa mère qui ne voulait pas lui donner la moindre information. Puis voyant que ça ne fonctionnait pas, elle s’est assagie sans pour autant oublier le Népal.
A force de recherches, Marie s’est très documenté sur le sujet, elle imagine un pays à la culture riche, des parfums d’épices, des couleurs, des princesses, des déesses, bref un dépaysement total. Elle ne comprend donc pas sa mère. Ce manque dans son histoire détruit Marie.
Mais voilà un jour, tout change, Marie entre en possession d’un carnet rouge, et dans ce carnet, c’est l’histoire de sa grand-mère qu’elle découvre. Une histoire bouleversante bien différente des rêves de Marie, dans la vraie vie, les contes de fées, de princesses et autres déesses ont parfois une fin bien triste, et le revers de la médaille est parfois bien lourd à porter.
L’écriture d’Annelise Heurtier est toujours aussi agréable et envoûtante. Comme souvent dans ses romans, L’auteure nous emmène à la rencontre d’une personne mal dans sa peau (Marie), ici il s’agit d’un manque dans son histoire. Marie a du mal à se construire à cause de cette absence, elle a l’impression de ne vivre qu’à moitié. En parallèle nous découvrons l’histoire de Sajani, une jeune Népalaise au destin hors du commun (mais je ne vous en dirais pas plus). En 1956, le Nepal est un pays très empreint par la tradition d’un autre temps, une culture parfois cruelle, à mille lieues de la vie en Europe.
Le carnet rouge est une petite merveille, dépaysante et captivante que je vous conseille les yeux fermés. C’est donc encore une fois un coup de cœur ! Foncez !!!
Ce roman est disponible aux Editions Casterman depuis 2011.
Pourquoi faut il une fois encore que la présentation d'un livre sur babelio soit aussi explicite? pourquoi ne pas laisser le lecteur lambda ouvrir le roman ne sachant que 2 ou 3 choses sur l'intrigue: Marie, une lycéenne de16 ans, un physique remarquable, des cheveux et des yeux sombres, une peau ambrée liée à du sang népalais, une adolescente comme beaucoup d'autres, une adolescente qui aime le théâtre et rêve du grand amour avec Hugues, une adolescente qui voudrait enfin savoir d'où elle vient mais qui se heurte au silence buté de sa mère.. Jusqu'au jour où elle ouvre un carnet rouge ... son monde bascule elle va savoir ..
Et moi, lectrice lambda , qui n'avait pas lu la présentation je suis allée avec Marie de surprises en surprises , du soi-disant meilleur au réellement meilleur en passant par le pire .. le Népal, ses us et coutumes, le Roi, Taleju la déesse protectrice , les Kumaris ces jeunes filles incarnations vivantes de Taleju , adulées, vénérées, encensées jusqu'au jour où la première goutte de sang apparait.. Comme Marie , j'ai suffoqué de rage et de colère, sentiments auquel est venu s'ajouter celui de l'incompréhension devant le sort réservé à ces jeunes filles, même si, heureusement depuis, le Népal s'est doté d'une assemblée constitutionnelle et veille à ce que la Kumari bénéficie d'une éducation pendant la durée de son règne afin de pouvoir entrer dans la vie active après et à ce qu'elle touche une rente de l'Etat afin de pouvoir vivre décemment ..
Annelise Heurtier s'adresse ici à un lectorat jeunesse mais pas que loin de là. Si la plume est vive, le phrasé parfaitement accessible, les acteurs de cette histoire sont criants de vérité . Une lecture à la fois enrichissante et plaisante, que demander de plus ?
Un roman jeunesse qui questionne les origines inconnues lorsqu'on est à la recherche de sa propre identité. Annelise Heurtier arrive à aborder le sujet avec douceur et simplicité - comme souvent - et l'histoire se transforme presque en conte.
L'histoire est sympathique, la narratrice aussi, et les thèmes abordés sont très intéressants. Je ne sais pas si le thème du travail du sexe était bien traité, mais j'étais contente qu'il soit abordé.
Une histoire très intéressante où on en apprend beaucoup sur le Népal et des traditions que j’ignorais totalement. Le personnage de Marie est très touchant dans sa recherche de ses origines et de la vérité sur l’histoire de sa mère. Une histoire bien construite et bien amenée.
Un court roman dans lequel il est question de recherche de ses racines, de conflits familiaux et de réconciliation. Sur toile de fond de pratiques culturelles népalaises qui m’étaient complètement inconnues.
Un roman magnifique sur la quête d'identité. Marie est une jeune fille à la vie familiale compliquée. Son père l'a abandonné avant même sa naissance et sa mère ne parle jamais de ses propres parents. Mais un jour, elle découvre la vérité et ce n'est pas évident. On suit Marie, ses questionnements, ses états d'âmes entre sa découverte de l'histoire familiale et ses amours au lycée. J'ai vraiment beaucoup aimé mais j'aurais aimé que l'histoire aille encore plus sur l'acceptation de ce récit, de ce qui se passe. Finalement, on a de très nombreuses pages sur les rêves et espérances de Marie sur sa famille, sans voir toujours la vérité.
Ce livre est vraiment super : il est captivant et nous donne sans cesse envie de découvrir la suite, il nous donne également beaucoup d'informations sur la culture népalaise et des religions tel que l'hindouisme et le bouddhisme. Il est rempli de mystère et de secrets qui nous tiennent aussi à cœur que Marie, cette petite lycéenne de seize ans.
Un témoignage bouleversant sur la destinée des Kumaris, ces petites filles enlevées à leur famille dès leur plus jeune âge afin d'incarner la déesse, sauf qu'à l'adolescence celles-ci étaient abandonnées, livrées à elles-mêmes, sans éducation, ni expérience de la vraie vie. Une pure déchéance, donc. L'histoire concerne aussi une adolescente de seize ans, qui a grandi seule avec sa mère, laquelle a longtemps refusé de lui parler de leurs origines népalaises, ce que la narratrice a pris comme un affront, elle qui avait besoin de se construire une famille, d'avoir des racines, va donc recevoir un électrochoc en découvrant l'histoire cachée de sa grand-mère. Un roman très prenant, poétique et sensible, autour d'une héroïne très attachante.